Si vous lisez la littérature en éducation, vous pouvez lire que le V.A.K (Visuel, Auditif, Kinesthésique) est un neuromythe.
 
Conclusion imparable : les profils d’apprentissage ne fonctionnent pas !
 
Donc les enseignants, les formateurs qui s’appuient sur les profils d’apprentissage ou styles d’apprentissage (mauvaise traduction anglaise de « learning styles ») seraient dans le faux.
 
Pire, vous avez certains « scientifiques » pensent que la popularisation des profils d’apprentissage mettrait l’éducation en danger.
 
Diable ! Tant que cela ?!
 
La vérité n’est pas aussi simple.
 
Si on trouve un fond de vérité, quelques omissions importantes et une absence de rigueur donnent une réalité assez différente.

 

Article et texte réalisés par Jean-François MICHEL Auteur « Les 7 profils d’apprentissage » Éditions Eyrolles 2005, 2013 et 2019

Remarque – comme vous le voyez, je suis l’auteur des 7 profils d’apprentissage.  Donc j’ai un conflit d’intérêts sur ce sujet. Alors je vais être ici le plus factuel possible.

 

—- Voici la version vidéo —

 

 

— Voici la version texte et les références —

Qu’est-ce qu’un neuromythe ?

Première surprise, vous ne trouverez pas le mot « neuromythe » dans le dictionnaire.

En clair, ce n’est pas un terme français.

Aïe ! Mauvaise nouvelle pour les joueurs de scrabble.  Adieu! les gros points de la case « mot compte triple ».

Le terme neuromythe est un néologisme apparu en 2002 dans un rapport de l’OCDE sur le cerveau « Comprendre le cerveau: vers une nouvelle science de l’apprentissage » [1] et popularisé par « Bruno della Chiesa » linguiste et enseignant de l’Université d’Havard.

Qu’est-ce que c’est concrètement ?

Pour faire simple, un neuromythe est une croyance erronée sur le fonctionnement du cerveau.

Voici quelques exemples de neuromythes :

– le fait que le cerveau n’utilise que 10% de ses capacités;

– utiliser son cerveau droit plutôt que son cerveau gauche.

Et pareillement, le V.A.K, et donc que les profils d’apprentissage, seraient un neuromythe.

 

La mémoire est-elle visuelle, auditive ou kinesthésique ? Le modèle de Fleming & Mills

Vous avez pu voir ou lire sur internet que l’on mémorise de façon visuelle, auditive ou kinesthésique . Et donc chacun a un profil visuel, auditif ou kinesthésique.

Mais d’où cela vient-il, qu’elles en sont les origines ?

 

C’est le modèle de profil d’apprentissage de Mills et Fleming 1992  (en référence à la PNL programmation neuro-linguistique)  complété par l’apprentissage et la mémorisation par la lecture. On parle alors du modèle VAK- R. Le « R » pour « reading » en anglais [3]

 

Si vous êtes auditif, cela veut dire que vous mémorisez de façon auditive. Et, donc vous avez besoin de supports sonores (musique ou parlé).

Si vous êtes visuel, cela veut dire que vous mémorisez de façon visuelle. Et, donc vous avez besoin de supports visuels (graphiques, dessins ou vidéos).

Si vous êtes kinesthésique cela veut dire que vous mémorisez par le toucher ou par le mouvement.

Des scientifiques, des spécialistes en neurosciences critiquent cette interprétation, car les travaux sur le cerveau ont montré que l’on ne mémorise pas de façon visuelle, auditive, et encore moins kinesthésique.

Ainsi, Alain Lieury le grand spécialiste français de la mémorisation écrivait :

« L’impression de « voir » la page d’un livre vient d’une autre mémoire, la mémoire imagée, mais qui est « virtuelle », elle construit des images en tenant compte des connaissances (un bateau, une orange) mais dont les détails ne correspondent pas à la précision de la réalité d’où les erreurs des témoignages oculaires et les images des rêves.» [2]

En effet, c’est le cerveau qui voit, pas l’œil.

L’œil est plutôt un récepteur.

C’est le cerveau qui construit l’image.

La mémoire fonctionne beaucoup avec des éléments déjà emmagasinés auparavant dans la mémoire.

Par exemple, si vous pouvez vous souvenir d’une tasse verte, c’est que dans votre cerveau vous avez déjà stocké ce que sont : une tasse et la couleur verte.

Ainsi quand vous voyez la tasse verte, votre cerveau a les éléments (la tasse et la couleur verte) pour construire l’image.

Il en est de même pour les sons. D’ailleurs est-il nécessaire de rappeler que Beethoven a écrit ses meilleures symphonies alors qu’il était sourd.

Donc le modèle de Mills et Fleming ainsi que les modèles qui reprennent cette typologie VAK-R sont, à juste titre,  sujets à caution.

 

Le modèle VAK-R de Mills et Fleming face aux études

 

Des études sur l’efficacité du modèle VAK-R de Milles et Fleming ont été faites  dans l’enseignement supérieur (un peu moins d’une dizaine). Aucune ne constate obtenir un résultat probant auprès des élèves en matière d’efficacité d’apprentissage.

Attention : ces études présentent beaucoup de biais, et pourraient être facilement contestées.

 Par exemple, les expérimentateurs ne sont pas formés, et souvent ne sont pas qualifiés (ils ne sont ni diplômés en sciences de l’éducation ni en psychologie) pour mener de telles études.

Si on prend la dernière étude de 2018, très souvent citées dans le microcosme de l’éducation, celle-ci a été réalisée par des médecins et enseignants en anatomie avec leurs propres étudiants. [4]  

Normalement les résultats de cette expérience ne présentent aucune valeur scientifique puisque peu rigoureuse du protocole d’une étude observationnelle.

Je ne ne vais pas m’attarder dessus ce n’est pas le sujet. Admettons que ces études soient valables.

Donc des neuroscientifiques s’insurgent, et appellent à boycotter le visuel, auditif, kinesthésique.

Certains scientifiques organisent même des campagnes de dissuasion, comme ici on peut lire :

Combattre avec des anecdotes !

Notre équipe a conçu une intervention destinée aux enseignants et dans laquelle une anecdote personnelle est créée de toutes pièces. Les enseignants expérimentent donc « personnellement » l’inutilité des styles d’apprentissage .L’anecdote se veut dissuasive.[5]

Luc Rousseau (PhD, professeur de psychologie) « Non, vous n’êtes pas visuel ou auditif… Pour en finir avec les neuromythes ! »

Nota – Vous pouvez être amené, comme dans cet article, à voir le terme de style d’apprentissage. Bien souvent c’est une mauvaise traduction de l’anglais du terme « learning style » qui veut dire profil d’apprentissage.

Si on s’arrête là avec ces éléments que je vous ai présentés, les choses vous paraissent logiques n’est-ce pas ?

Tous ces éléments sont factuellement vrais.

Ainsi on peut se ranger de l’avis de déconseiller les profils d’apprentissages : les styles d’apprentissage ou profils d’apprentissage V.A.K-R ne sont qu’un neuromythe. [6]

Voilà le tour est joué !

Sauf que cette présentation d’apparence logique contient des omissions importantes, des éléments que vous ignorez sans doute.

Et cela change bien les choses.

 

Plus de 70 modèles différents de profils d’apprentissage

 

Quand on parle de style VAK, on parle avant tout du modèle de Mills et Flemming.

Mais savez-vous qu’il y a plus de 70 modèles différents de profils d’apprentissage différents ?

Alors « quid ! » des autres modèles ?

Ce n’est pas parce qu’un modèle est contesté ou déclaré faux que les autres le soient aussi.

 

Les profils d’apprentissage ou style d’apprentissage ce n’est pas que le VAK

 

Pourtant, vous pourrez lire dans la littérature que : « Les styles d’apprentissage sont décrits comme étant visuel, auditif, lecture, écriture ou kinesthésique. » [7]

Or, on trouve des typologies de profils d’apprentissage qui n’utilisent pas le VAK de Fleming et Mills.

Voici des exemples

1. Le modèle ou la typologie de Kolb. [9]

Il existe 4 profils d’apprenants :

Le divergent , l’assimilateur , le convergent, l’accommodateur

2. Les 7 profils d’apprentissage

C’est le modèle que je connais le mieux, puisque j’en suis l’auteur.

Dans ce modèle, le VAK ne fait pas du tout référence à la mémorisation, mais à la compréhension.

Je vous renvoie à la vidéo YouTube ici pour plus de détails.

Enfin, le terme de VAK a des significations assez variées, car c’est un terme générique.

Il n’est d’ailleurs pas nouveau. Il a été utilisé pour la première fois par le neurologue de 19°siècle Jean-Martin CHARCOT.

Les 7 profils d’apprentissage ne sont pas « que » basés sur le VAK, loin de là, c’est même une toute petite partie du modèle.

Les 7 profils d’apprentissage utilisent 3 niveaux (compréhension, motivation et identité), ce qui fait 84 combinaisons possibles, soit 84 profils d’apprentissage différents. [10]

Aucune étude ne montre que les profils d’apprentissage / styles d’apprentissage fonctionnent : vraiment ?!

Sur un article, on peut lire ceci :

« L’hypothèse selon laquelle on apprend mieux quand l’information est présentée dans son style d’apprentissage « préféré » ou « dominant » a fait l’objet de nombreuses études scientifiques. Aucune étude, jusqu’ici, n’a réussi à prouver cette hypothèse. Une récompense de 5000$ est même offerte à toute équipe de recherche qui réussirait à prouver l’efficacité des styles d’apprentissage ! » [11].

Et lorsque l’on va sur la page du site qui propose cette récompense, on peut lire :

« À partir d’aujourd’hui, le paiement du défi des styles d’apprentissage passe de 1 000 $ à 5 000 $! Autrement dit, si une personne ou un groupe crée une intervention d’apprentissage dans le monde réel qui prend en compte les styles d’apprentissage – et prouve qu’une telle intervention produit de meilleurs résultats d’apprentissage qu’une intervention non axée sur les styles d’apprentissage, elle recevra 5 000 $! » [12]

Qu’en est-il vraiment ?

Revenons au modèle de profil d’apprentissage que je connais le mieux : les 7 profils d’apprentissage.

Une étude approfondie sur l’efficacité des 7 profils d’apprentissage dans l’enseignement et la formation a été réalisée en 2016 dans l’enseignement supérieur en Belgique.

Cette étude a fait l’objet d’une présentation durant le colloque de l’enseignement supérieur pour l’apprentissage en 2017 à Grenoble ainsi qu’une publication  [11]

L’étude indique dans ses conclusions que

« Plusieurs constats nous invitent à valider notre hypothèse de départ à savoir qu’il existe un impact positif de la prise de connaissance de ses profils d’apprentissage sur l’adaptation efficace de stratégies métacognitives pour apprendre. D’après nos observations (tableau 2), les participants du groupe 1 (étudiants en échec) augmentent de manière significative (p≤0,05) le nombre de crédits validés en fin d’année par rapport aux non-participants qui présentaient les mêmes moyennes à la session de janvier ».

[Un crédit est un système de points permettant de valider des unités d’enseignement dans le supérieur]

Alors j’attends toujours la récompense de 5.000$ ! Personne ne m’a contacté pour m’interroger à ce sujet. Pourtant le livre des 7 profils d’apprentissage est sorti en novembre 2005.

Il suffit de faire la recherche dans Google pour s’apercevoir qu’il est bien difficile de passer à côté.

Faut-il le rappeler, les 7 profils d’apprentissage sont largement utilisés en francophonie. Officiellement, plus de 2.100 écoles et centres de formation (à l’heure où j’écris ces lignes) les adoptent dans leur pédagogie. [14]

Conclusion

Donc dire que les profils d’apprentissage ne fonctionnent pas est factuellement faux.

 C’est une généralisation produite par un  biais cognitif : celui du biais de représentativité. [15]

La réalité devient donc assez différente de celle présentée dans de nombreux articles :

1 modèle sur 70 (certes le plus populaire dans le monde) le modèle de Fleming et de Mills VAK-R ne semble pas fonctionner selon les expériences menées, et des connaissances en neurosciences.

 

Quand vous avez plus d’informations, cela change pas mal les choses et votre représentation de la vérité.

Que pensent les enseignants

Chose curieuse, lorsque les enseignants qui utilisent la typologie controversée VAK de Mills et Fleming sont interrogés, 90% d’entre eux se disent satisfaits ! [13]

Voilà que l’expérience pratique de terrain des enseignants entrent en contradiction avec les conclusions du monde des neurosciences .

Pourquoi cette différence d’opinion ? Les enseignants qui vivent au quotidien la transmission du savoir auraient-ils tort ? Seraient-ils bercés d’illusions ?

C’est ce que vous pouvez découvrir dans 2ème partie de cet article.

Références et sources

 

[1] https://en.wikipedia.org/wiki/Educational_neuroscience#cite_note-93  

OCDE, « Comprendre le cerveau: vers une nouvelle science de l’apprentissage, OCDE, éditeur. » 2002. http://www.oecd.org/fr/presse/comprendrelecerveauversunenouvellesciencedelapprentissage.htm

[2] Alain LIEURY « La mémoire visuelle, une croyance encore tenace » 19.05.2014 http://www.scilogs.fr/memoire-et-cie/moi-monsieur-je-suis-un-visuel-la-memoire-photographique/

[3] Neil D. Fleming & Colleen Mills « Not Another Inventory, Rather a Catalyst for Reflection » University of Nebraska Lincoln https://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1245&context=podimproveacad

[4] Polly R. Husmann – Valerie Dean O’Loughlin  « Another Nail in the Coffin for Learning Styles? Disparities among Undergraduate Anatomy Students’ Study Strategies, Class Performance, and Reported VARK Learning Styles » 13 March 2018 https://anatomypubs.onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1002/ase.1777

[5] , [11] et [13] Luc Rousseau (PhD, professeur de psychologie) « Non, vous n’êtes pas visuel ou auditif… Pour en finir avec les neuromythes ! » https://theconversation.com/non-vous-netes-pas-visuel-ou-auditif-pour-en-finir-avec-les-neuromythes-138889

[6] et [7] Kimberly Nix Berens Ph.D. « The Word “Style” Applies to Fashion, Not to Learning. Debunking the myth of learning styles. » Oct 2020 https://www.psychologytoday.com/us/blog/fit-learning/202010/the-word-style-applies-fashion-not-learning?amp

 [8] Luc Rousseau1 et Jeanne Brabant-Beaulieu  « Le neuromythe des «styles d’apprentissage» VAK (visuel, auditif, kinesthésique): une tentative de démystification auprès d’apprentis enseignants franco-ontariens » Revue neuroeducation Vol6, No1 2020 – https://static1.squarespace.com/static/588f9e13e6f2e1fa1d514fe7/t/5edbe6d689d95f3735d42f79/1591469783431/006-001-005_Rousseau+et+Brabant-Beaulieu.pdf

[9] Les styles d’apprentissages de Kolb – Insa – Toulouse-1.pdf / Les styles d’apprentissages de Kolb – C2IP INSA Toulouse – www.c2ip.insa-toulouse.fr

[10] Jean-François MICHEL « Les 7 profils d’apprentissage » Édition Eyrolles 2005, 2013 et 2019

[11] Question de pédagogie dans l’enseignement supérieur (Grenoble 13-16 juin 2017) http://www.colloque-pedagogie.org/sites/default/files/colloque_2017/Actes_QPES_2017_Grenoble.pdf Page 243

[12] « Learning Styles Challenge — Year Eight — Now at $5,000 »  Août 2014 https://www.worklearning.com/2014/08/04/learning-styles-challenge-year-eight/

[14] https://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/index_liste_ecoles_menu.php

[15] Le biais de représentativité est la tendance à fonder son opinion sur un nombre limité d’éléments considérés (à tort) comme représentatifs d’une population beaucoup plus large.

Paul Franceschi « Théorie des distorsions cognitives : la sur-généralisation et l’étiquetage Journal de Thérapie Comportementale et Cognitive » Volume 19, Issue 4, December 2009, Pages 136-140 https://www.sciencedirect.com/science/article/abs/pii/S1155170409000792

http://www.toupie.org/Biais/Biais_representativite.htm

 

14 Comments

  1. Article très intéressant qui vient apporter de la clarté sur la façon d’apprendre de chaque individu. Personnellement, en tant qu’enseignante, j’ai pu expérimenter l’outil des 7 profils d’apprentissage de Jean-François Michel, qui va bien au-delà de la simple approche VAK. En effet, en réalité en combinant les 3 niveaux, on se rend bien compte que les profils d’apprentissages sont bien plus nombreux. Résulats: les élèves étaient bluffés car ils ont pu identifier leurs blocages et mieux comprendre leurs réussites. Ils ont également compris qu’ils étaient pleinement acteurs de leur réussite car ils avaient dorénavant une meilleure connaissance de leur façon de comprendre l’information, de ce qui les motive à apprendre et de de leurs comportements en situation d´apprentissage. La connaissance de soi en tant qu’apprenant est fondamentale pour appréhender les apprentissages, dans le système scolaire et en dehors, de manière confiante, sereine et autonome.

    • Merci Sonia,

      La connaissance de soi en tant qu’apprenant est fondamentale pour appréhender les apprentissages


      Oui, c’est l’essentiel.
      Il y a d’autres outils qui sont complémentaires, comme les intelligences multiples, la gestion mentale.

      Bien cordialement

      Jean-François

  2. Caroline Civallera says:

    Bonjour Jean-François

    L’article est super intéressant. Il est bien dommage que la simplication pour vulgarisation d’un profil sur tous ceux existant créer un effet si négatif.
    Des que l’on entend VAK tout de suite il nous vient neuromythe. Et les autres profils oassent immédiatement à la trappe sans même que les personnes potentiellement intéressées continuent leur recherche.
    J’ai découvert les 7 profils d’apprentissages par intérêt. En effet une enseignante m’a un jour demandé de quel profil était mon fils?
    Grande question je n’en savais rien.
    Heureusement pour moi , et surtout pour mon fils je ne n’est pas eu vent de ces neuromythes.
    Mon fils a un profil de compréhension kinesthesique et de mémorisation.
    Les 7 profils d’apprentissages sont un formidable outils.

  3. kichenassamy says:

    S’agissant des » 7 profils d’apprentissage », Il me semble que le modèle VAK s’applique aux profils de compréhension, c’est à dire le canal sensoriel par lequel l’apprenant intègre les informations, c’est à dire le canal sensoriel qu’il privilégie pour comprendre l’information.Il n’est donc pas ici question de mémorisation.Par ailleurs les 7 profils d’apprentissage se déclinent sur trois niveaux, à savoir un profil de compréhension (3 possibilités), un profil de motivation (4 possibilités) et un profil d’identité ( 7 possibilités)c’est à partir de l’analyse de ces trois niveaux que l’on établie le profil d’apprentissage .Rappelons que la connaissance de son profil s’avère être une aide non négligeable à l’apprentissage, car il permet de mettre en lumière le fonctionnement de l’individu quand il apprend; même si chaque individu est unique: » la carte n’étant pas le territoire! »

    • Bonjour,

      c’est à dire le canal sensoriel qu’il privilégie pour comprendre l’information


      Oui tout à fait. La signification est très différente. Mais comme les mêmes termes sont utilisés, cela créé des confusions.

      .Il n’est donc pas ici question de mémorisation

      Oui, tout à fait.

      la carte n’étant pas le territoire!


      Très belle phrase de Alfred Korzybski.

      Bonne journée

      Jean-François

  4. Bonjour,
    après avoir lu l’article sur les neuromythes, l’auteur ne définit pas ce qu’est apprendre. Il utilise la mémorisation pour faire son étude (une partie) mais on peut avoir compris l’information et ne pas être capable de le restituer. La compréhension, la mémorisation et l’apprentissage sont liés mais ils ne sont pas interchangeable pour justifier que les profils d’apprentissage n’existe pas.

    dans l’article il dit « En soi, les préférences personnelles pour recevoir l’enseignement dans l’une ou l’autre modalité sensorielle ne constituent pas un neuromythe. Les préférences personnelles sont ce qu’elles sont : de simples préférences. »
    Mais d’où viennent elles ses préférences et pourquoi elles se créent? C pourquoi les professeurs ne devraient pas utiliser les préférences personnelles de l’élève pour enseigner? L’acte d’apprentissage est un phénomène complexe pourquoi donc parler de préférence simplement parce que en visualisant l’activité du cerveau on n’observe pas que si nous pensons être visuelle, c’est uniquement la zone visuelle qui devrait s’activer. est ce que ce n’est pas un biais d’hypothèse?

    J’utilise les 7 profils comme un outil qui me permet d’éclairer et d’aider l’apprenant à devenir acteur de son apprentissage, de comprendre son fonctionnement et de trouver les outils qui vont lui convenir et je leur dis toujours si un jour cela ne fonctionne plus, fais évoluer tes outils tout simplement. Mais maintenant tu as appris à t’observer et tu n’arriveras plus à la conclusion « je suis nul » parce qu’un jour tu n’as pas compris, appris quelques choses.

    • Bonjour Lydie,

      est ce que ce n’est pas un biais d’hypothèse?

      Oui il possible qu’il y ait une biais de confirmation d’hypothèse combiné avec le biais d’ancrage : la tendance qu’à le cerveau à se fixer sur la première idée, voire la première impression pour se faire une opinion (l’effet de Halo / le contraire l’effet « Devil »).

      Les scientifiques sont des êtres Humains et sujet aux biais cognitifs. D’où une certaine prudence de rigueur.

      si un jour cela ne fonctionne plus, fais évoluer tes outils tout simplement. Mais maintenant tu as appris à t’observer et tu n’arriveras plus à la conclusion « je suis nul » parce qu’un jour tu n’as pas compris, appris quelques choses.

      Tout à fait. C’est même le but principal. Les 7 profils donnent une trame qui permet de s’interroger plus facilement sur son fonctionnement et sortir du schéma « je suis nul(le).

      Bien cordialement

      Jean-François

  5. Bonjour Jean-François,

    Ton article est passionnant : au-delà de l’aspect technique des profils d’apprentissage, il montre bien comment l’on peut arriver à une conclusion erronée lorsque l’on ne dispose pas de l’information suffisante.

    En mettant tout le monde dans le même panier, ces fossoyeurs prônent au bannissement du visuel, auditif, kinesthésique sans prendre de gants. Ce qui me chagrine le plus, c’est la légende « PhD professeur de psychologie ». Manifestement, il manque l’état de l’art !

    En outre, je pense que l’essentiel est dit dans l’étude de 2017 à Grenoble : « Il existe un impact positif de la prise de connaissance de ses profils d’apprentissage sur l’adaptation efficace de stratégies métacognitives pour apprendre ».

    Finalement c’est peut-être ça qui le plus important dans ton outil des 7 profils d’apprentissages.
    D’ailleurs, cela voudrait-il dire que c’est déjà presque gagné pour le coach scolaire lorsque l’élève découvre son profil d’apprentissage ? Visiblement, cela semble en moyenne le faire mieux réussir. C’est assez saisissant !

    • Bonjour Thomas,
      Merci pour ce message.

      D’ailleurs, cela voudrait-il dire que c’est déjà presque gagné pour le coach scolaire lorsque l’élève découvre son profil d’apprentissage ?

      Oui et non. Oui dans le sens où le coach scolaire arrive à voir les blocages sous-jacents dans les difficultés du jeune qu’il accompagne. Le fait que le jeune se découvre et conscientise son mode de fonctionnement se produit un changement de cadre de référence salutaire. –> Le schéma limitant du « je suis nul(le) » devient obsolète.
      Non, dans le fait que parfois ce n’est pas suffisant pour que le jeune « adopte » un autre schéma de pensées plus vertueux.

      comment l’on peut arriver à une conclusion erronée lorsque l’on ne dispose pas de l’information suffisante.

      C’est cela. Et on tombe dans une forme de dogme ensuite. La réalité scientifique est complexe, et elle ne peut pas se réduire au terme de neuromythe.

      Bonne journée

      Bien cordialement

      Jean-François

  6. Pour ma part, j’ai découvert les profils d’apprentissages lors de ma formation de coach scolaire, comme faisant partie des outils à utiliser dans la pratique du coaching scolaire pour apprendre à mieux connaître le mode de fonctionnement d’un élève en difficulté.
    Cet outil m’a particulièrement intéressé, j’ai donc lu le livre de Jean-françois Michel sur les 7 profils d’apprentissage et fait le test gratuit.
    J’ai ensuite choisit d’approfondir ma formation sur cet outil qui m’a permis de mieux comprendre les difficultés que j’ai rencontré pendant ma scolarité.
    Aujourd’hui, je suis fière de pouvoir proposer de pratiquer mon coaching à partir des 7 profils d’apprentissage, ce n’est pas le seul que je pratique mais celui ci permet de lever beaucoup d’interrogations.
    Mon But n’est pas de changer un mode fonctionnement ou de mettre un élève dans une case, mais de pouvoir lui expliquer que ses difficultés ne sont pas insurmontables, à partir du moment, où il accepte de comprendre son mode de fonctionnement pour en faire une force et non pas une faiblesse.
    Cet article me conforte dans l’idée que j’ai choisit le bon chemin, et que peut importe ce que certains pensent si cela peut aider des élèves à trouver comment surmonter leurs difficultés n’est-ce pas là le plus important!

    • Bonjour,
      Merci Kelly.

      Mon But n’est pas de changer un mode fonctionnement ou de mettre un élève dans une case, mais de pouvoir lui expliquer que ses difficultés ne sont pas insurmontables,

      Oui, c’est l’essentiel. Les profils d’apprentissage donnent une « trame » qui permet à l’élève de voir ses blocages éventuels et comment il peut y remédier.

      Bien cordialement

      Jean-François

      • françois kichenassamy says:

        Bonsoir,
        La controverse à propos du système VAK semble se situer au niveau de sa validité quant à la mémorisation. Ce qui est certain c’est qu’en ce qui concerne « les 7 profils d’apprentissage » le système VAK ne concerne que la compréhension. En effet, déterminer le profil de compréhension d’un individu consiste à déterminer le canal sensoriel qui est privilégié par son cerveau quand il intègre une information. Nous privilégions tous un de ces canaux et pour un même canal, la probabilité varie bien évidemment d’un individu à l’autre. En tenant compte du profil de motivation ainsi que du profil d’identité, pas moins de 84 combinaisons sont possibles pour établir le profil d’apprentissage. Pour finir, sachez que le fait de prendre conscience de la façon dont on apprend (avec le test sur les7 profils d’apprentissage) permet de mieux s’adapter à un système scolaire en s’appuyant sur ses atouts et en travaillant à développer de nouvelles compétences afin de compenser des difficultés mises en évidence par les résultats au test.

        • Bonjour François,

          Merci pour ce message.

          La controverse à propos du système VAK semble se situer au niveau de sa validité quant à la mémorisation.

          Oui! En effet. Or, le processus de mémorisation fonctionne autrement. EN PNL on dirait que ce c’est du visuel construit.

          Pour finir, sachez que le fait de prendre conscience de la façon dont on apprend (avec le test sur les7 profils d’apprentissage) permet de mieux s’adapter à un système scolaire.

          Oui tout à fait.

          Bien cordialement

          Jean-François

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