Vous avez probablement déjà pu entendre ou lire que les styles d’apprentissage ou profil d’apprentissage VAK, ne sont pas validés par les découvertes actuelles de la neuroscience.

Alors faut-il déconseiller leur utilisation dans l’éducation ? Vouloir lancer appel à tous les enseignants, à tous les formateurs est-il pertinent ? Nos enfants seraient-ils en danger ?

J’exagère à peine.

Un certain nombre de neuroscientifiques mènent une croisade contre l’usage des styles d’apprentissage : visuel, auditif et kinesthésique (VAK).

Les interventions dans les écoles se multiplient.

Mais il y a un « hic »!

Article et texte écrits par Jean-François MICHEL Auteur « Les 7 profils d’apprentissage » Éditions Eyrolles 2005, 2013 et 2019

Et oui, il y a un gros problème même quand on y regarde de plus près. 

Dans cet article  « les profils d’apprentissage (visuel, auditif, kinesthésique) neuromythe ? »

nous avons vu que :

. Quand on parle de style d’apprentissage, il s’agit ici du modèle de Fleming et de Mills, (très répandu dans la communauté éducative).

. Aujourd’hui on compte plus de 70 modèles différents de profils d’apprentissage [1]

. Donc affirmer que le concept de profils d’apprentissage est basé sur un neuromythe est une généralisation factuellement fausse : les autres modèles n’ont pas été pris en considération.

. Le travail de Fleming et de Mills est de reprendre les typologies et les conclusions de la PNL (programation neuro linguistique) en 1992 pour en faire un modèle pour l’apprentissage. [2]

. Pour eux, on mémorise de façon visuelle, auditive ou kinesthésique. Ils ont rajouté l’apprentissage et la mémorisation par lecture (désigné par le R).

. Problème : les neurosciences ont montré que la mémorisation n’est ni visuelle, ou auditive et encore moins kinesthésique.

Pour avoir moi-même travaillé régulièrement avec des jeunes sur la mémorisation (je vous renvoie à mes vidéos sur le sujet) , je valide bien cette constatation des neurosciences.

 

—- Voici la version vidéo —

 

 

— Voici la version texte et les références —

 

Près de 90% des enseignants satisfaits du modèle VAK

 

Pourtant dans la pratique éducative, 90% des enseignants qui utilisent ce modèle en sont  satisfaits. [3]

Bizarre non ?!

Un décalage évident existe bel et bien entre le constat scientifique du fonctionnement du cerveau et la réalité pratique du terrain.

Alors pourquoi ?

 « Pour se justifier, 89 % des profs évoquent leur expérience personnelle (« La science dit que ce n’est pas efficace, mais moi je l’observe en classe »). [4]

Pour les neuroscientifiques détracteurs des styles d’apprentissage, l’explication est claire :

« Un puissant mécanisme psychologique entrerait en jeu : le biais de confirmation. Une enseignante observant un élève apprendre mieux à l’aide d’un schéma pourrait y voir la confirmation de son intuition selon laquelle cet élève a un style « visuel ». [5]

Cela revient à dire que ce que les enseignants peuvent observer, ce que les praticiens de l’éducation constatent dans leur pratique,  ne correspond ni à de la réalité ni à de la science.

Cette explication pose problème sur 3 points

1. D’abord elle s’apparente à du scientisme.[6]

2. Ensuite, ces scientifiques n’ont jamais enseigné en collège ou en lycée. La plupart du temps ils sont en contact avec des étudiants où la question pédagogique est loin d’être centrale[13].

Ce n’est pas parce que vous avez une connaissance théorique d’un sujet que vous le connaissez.  C’est un peu comme si un mécanicien prétendait donner des leçons de pilotage à un pilote professionnel.

3. Enfin des scientifiques de renom ont une vision bien différente dans le rapport entre la science et l’expérience (ou l’observation).

En voici quelques exemples :

 « Les principes de la science, sa définition presque, sont les suivants : le test de toute connaissance est l’expérience. L’expérience est le seul juge de la vérité scientifique. »

Richard Feyman Académie des sciences [7]

« La science n’est pas la vérité, la science est la plausibilité. C’est à la fois la fragilité, la précarité »

Hubert Reeves (Astrophysicien) [8].

 

Enfin le physicien et le philosophe des sciences, Étienne Klein déclare dans une interview du journal Marianne que la vérité n’appartient nullement aux scientifiques [9].

Pour lui « la vérité scientifique a vocation à être partagée, discutée, interrogée. Autrement dit, à devenir « affaire publique ». […] »

Et il rajoute « Car la connaissance scientifique a ceci de paradoxal qu’elle ouvre des options tout en produisant de l’incertitude, une incertitude d’un type très spécial : nous ne pouvons pas savoir grâce à nos seules connaissances scientifiques ce que nous devons faire d’elles. »

 

Le paradoxe de la connaissance sur le cerveau et de son fonctionnement

 

Plus la connaissance sur le fonctionnement du cerveau grandit plus la compréhension de son fonctionnement devient incertaine

Grâce aux neurosciences, nous connaissons de plus en plus de choses sur le cerveau.

Pourtant les scientifiques font face à un étrange paradoxe, un véritable pied-de-nez de la nature : plus le nombre de découvertes sur le cerveau grandi, plus incertaine est la compréhension de son fonctionnement.

Étrange non ?

Ce  paradoxe a beaucoup de mal à être reconnu parmi les pourfendeurs des neuromythes. Et pourtant,

 « Les neurosciences manquent encore largement de principes d’organisation ou de cadre théorique pour convertir les données cérébrales en connaissances et compréhension fondamentales.» Malgré le grand nombre de faits accumulés, notre compréhension du cerveau semble se rapprocher d’une impasse. » [10].

Olaf Sporns

Professeur en psychologie et en sciences du cerveau à l’Université de L’Indiana

 

«Il y a seulement 20 à 30 ans, les informations neuroanatomiques et neurophysiologiques étaient relativement rares, alors que la compréhension des processus liés à l’esprit semblait à portée de main […] », 

 «Aujourd’hui, nous nous noyons dans un flot d’informations. Paradoxalement, tout sens de la compréhension globale est en grand danger d’être emporté. Chaque dépassement des barrières technologiques ouvre une boîte de Pandore en révélant des variables cachées, des mécanismes et des non-linéarités, ajoutant de nouveaux niveaux de complexité. »[9]

Yves Frégnac 

Directeur de recherche au CNRS,

professeur en sciences cognitives à l’École polytechnique.

 

Anne Churchland  et Larry Abbott  ont également souligné les difficultés à interpréter l’énorme quantité de données produites par les laboratoires du monde entier:

«Pour obtenir une compréhension approfondie de cette attaque, il faudra, en plus de l’application habile et créative de l’expérimentation technologies, progrès substantiels dans les méthodes d’analyse des données et application intensive de concepts et de modèles théoriques. » [10].

Anne Churchland (Docteur en neurosciences à l’Université de Californie) 

Larry Abbott (professeur en neurosciences à l’Université de Columbia)

 

Neurosciences et application dans l’enseignement et la pédagogie

 

De plus en plus, le monde éducatif a tendance privilégier les découvertes en neurosciences sur les explications qui tiennent de la psychologie.

C’est une erreur pour 2 raisons :

Comme nous l’avons vu, plus les connaissances sur le cerveau s’accumulent, moins on  en sait sur son fonctionnement.

Ensuite, une découverte en neuroscience ne peut pas invalider une observation en psychologie. C’est bien plus complexe que cela.

C’est ce que note le neuroscientifique Ralf Schumacher dans un article paru dès 2007 [14]

« Le cerveau ne suffit pas. Potentiels et limites de l’intégration des neurosciences et de la pédagogie »

 

Dans sa recherche, Ralph Schumacher se demande si les neurosciences sont-elles vraiment adaptées pour fournir des instructions spécifiques pour améliorer les conditions d’apprentissage à l’école. Il conclut ainsi :

 

« Bien que personne ne remette en question le fait que les états mentaux doivent être réalisés par les états du cerveau, les concepts psychologiques ne peuvent pas être réduits à des concepts neuroscientifiques.

Cela est dû au fait que ces concepts appartiennent à des niveaux d’explication différents et autonomes qui se caractérisent par des types spécifiques d’entités ainsi que par des méthodes et des objectifs explicatifs spécifiques.

Alors qu’au niveau neuroscientifique nous cherchons des explications causales à l’apparition des états cérébraux, au niveau psychologique nous cherchons des intentions et des croyances pour expliquer le comportement en termes cognitifs. »

 

Faut-il rejeter les inquiétudes des détracteurs du modèle VAK ?

Faut-il alors rejeter les inquiétudes de certains neuroscientifiques que la validité du modèle VAK de Fleming et Mills ?

Personnellement je pense que ceux-ci sont honnêtes dans la démarche et leurs inquiétudes légitimes.

Même si leur « croisade » pour déconseiller l’application de ce modèle à l’école revêt plus du scientisme, ceux-ci ont le mérite de soulever plusieurs points importants dans l’utilisation des styles d’apprentissage ou profils d’apprentissage :

. Le fait d’identifier un élève à un profil peut être très contre-productif, car on met dans des cases.

. Les enseignants ne peuvent pas s’adapter à tous leurs élèves, et donc que les conclusions de Mills et Fleming sont à remettre en cause.

 

Pourquoi les enseignants sont satisfaits du modèle VAK ?

Pour autant la question sur la satisfaction des enseignants sur ce modèle reste en suspens.

Le biais de confirmation d’hypothèse est certainement quelque chose qui joue. Mais cette explication seule est loin d’être satisfaisante.

C’est même assez étonnant de pouvoir s’en contenter.

L’autre explication, plus plausible à mon sens, est que les enseignants font appel, sans le savoir, à d’autres processus, à d’autres compétences cognitives, autre que la mémorisation VAK.

Lesquels ? Voilà un champ de recherche intéressant, plutôt que de lancer une croisade pour déconseiller une pratique.

Les scientifiques restent des êtres humains, et ne sont pas à l’abri de biais cognitifs comme celui de confirmation d’hypothèse qu’ils évoquent eux-mêmes. Ils sont tellement persuadés que le modèle VAK ne fonctionne pas, qu’ils oublient des éléments importants amenant à des conclusions fausses.

 

Quand on estampille quelque chose de neuromythe, il se déclenche un puissant biais d’ancrage [15].

Qu’est-ce que c’est ?

Le biais d’ancrage (appelé aussi biais de point de départ) est la difficulté que notre cerveau rencontre à se défaire d’une première impression. En se focalisant sur une première information, une première valeur ou un premier élément, le cerveau a de grandes difficultés à prendre en considération les nouvelles informations, les nouvelles valeurs ou à envisager d’autres choix.

Exemple :

l‘élève qui arrive en retard le jour de la rentrée des classes a toutes les chances d’être catalogué comme « jamais ponctuel » par le professeur. Une telle étiquette sera très difficile à retirer.

En désignant quelque chose comme neuromythe, il est facile de tomber dans un piège (d’autant plus vicieux qu’il est inconscient) : celui de s’abstenir de toute réflexion, de renoncer, par confort, à tout questionnement.

 

Voilà comment une pseudo-vérité (simpliste et d’apparence logique) s’impose à l’esprit.  Pseudo vérité, souvent partagée, qui pourtant se révèle souvent fausse.

C’est ainsi qu’en partant d’un constat scientifique réel, on arrive à des conclusions et des pratiques qui n’ont rien de scientifique, mais qui tiennent plus du dogme.

D’autant plus que le dogme arrange bien : celui d’éviter de remettre en cause un ordre bien établi.

Vous me direz, « mais Jean-François, quelle est la bonne démarche ? »

 

Vous pouvez vous reposer sur la vision d’Idriss Aberkane,

 

«Il n’y a qu’une seule méthode en science : essai-erreur-correction-reproduction. Et c’est tout ! »

Idriss Aberkane « libérez votre cerveau » [15]

 

Références et sources

 

[1] Dr. Lisa C. Duffin Stop « Fixing » Your Brain by Believing in Learning Styles » juin 2020 Pyschology Today

 https://www.psychologytoday.com/ie/blog/psyched/202006/stop-fixing-your-brain-believing-in-learning-styles

 

[2] Neil D. Fleming & Colleen Mills 1992 « Not Another Inventory, Rather a Catalyst for Reflection » University of Nebraska Lincoln https://digitalcommons.unl.edu/cgi/viewcontent.cgi?article=1245&context=podimproveacad

[3 ; 4 ; 5] Luc Rousseau (PhD, professeur de psychologie) « Non, vous n’êtes pas visuel ou auditif… Pour en finir avec les neuromythes ! » https://theconversation.com/non-vous-netes-pas-visuel-ou-auditif-pour-en-finir-avec-les-neuromythes-138889

 [6] Le scientisme est une idéologie apparue au XIXe siècle, selon laquelle la connaissance scientifique doit permettre d’échapper à l’ignorance dans tous les domaines et donc, d’organiser scientifiquement l’Humanité. Il s’agit d’une foi absolue dans les principes de la science, selon la formule d’Ernest Renan (1823-1892).

« Si la science un jour règne seule, les hommes crédules n’auront plus que des crédulités scientifiques. »

— Anatole France, L’hypnotisme dans la littérature.

 

[7] Richard Feyman Académie des sciences  « Rationalité scientifique aujourd’hui. » 2016. Page 44https://fr.wikipedia.org/wiki/Richard_Feynman

 

[8] https://www.franceculture.fr/emissions/la-methode-scientifique/lecon-de-cloture-par-hubert-reeves-0

Hubert Reeves : https://fr.wikipedia.org/wiki/Hubert_Reeves

 

[9] Etienne Klein : « La vérité scientifique n’appartient nullement aux scientifiques » 28/07/2020 interview Marianne.net

   https://www.marianne.net/societe/etienne-klein-la-verite-scientifique-n-appartient-nullement-aux-scientifiques

[10] Matthew Cobb –  «  Why your brain is not a computer » The Guardian 27 fév 2020 https://www.theguardian.com/science/2020/feb/27/why-your-brain-is-not-a-computer-neuroscience-neural-networks-consciousness

[11] James Gorman  « Learning How Little We Know About the Brain » The New York Times nov 2014 – https://www.nytimes.com/2014/11/11/science/learning-how-little-we-know-about-the-brain.html

 

[12]  Vivian Lam  « We know very little about the brain: Experts outline challenges in neuroscience » Nov 2016 Stanford Medecine – https://scopeblog.stanford.edu/2016/11/08/challenges-in-neuroscience-in-the-21st-century/

[13] Philip M. Newton*

« The Learning Styles Myth is Thriving in Higher Education » – 2015 – https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC4678182/

« Alternativement, les styles d’apprentissage peuvent représenter l’équivalent éducatif de l’homéopathie: un concept médical pour lequel aucune preuve n’existe, mais dans lequel la croyance et l’utilisation persistent. Il y a eu un corpus important de recherches visant à comprendre pourquoi de telles croyances persistent, dont un simple résumé est que les gens recherchent souvent des informations qui correspondent à leur vision du monde existante, s’apparentant à un biais de confirmation prospective ( Colombo et al., 2015 ). Le biais de confirmation a été suggéré comme l’une des raisons pour lesquelles les styles d’apprentissage et d’autres mythes semblent persister ( Riener et Willingham, 2010 ; Pasquinelli, 2012 ). »

L’analyse a été limitée à l’enseignement supérieur, car (1) l’un des examens les plus complets concernant l’utilisation des styles d’apprentissage dans l’éducation était spécifiquement axé sur l’enseignement post-16 ( Coffield et al., 2004 ) et (2) un enseignant dans l’enseignement supérieur est normalement nommé en tant qu’expert en la matière sur la base de son expertise en recherche et serait donc normalement familiarisée avec l’utilisation de la littérature de recherche.

Une recherche dans la base de données PubMed 3 a été effectuée pour le terme «styles d’apprentissage», avec la plage de dates du 23 juillet 2013 au 23 juillet 2015 (pour refléter la recherche actuelle). Seuls les articles étudiant l’enseignement supérieur ont été sélectionnés pour analyse. Le terme «styles d’apprentissage» a également été utilisé pour rechercher dans la base de données ERIC, les résultats étant filtrés pour être positifs pour les critères «peer review» et «Higher Education» pour 2015, puis 2014, puis 2013 (juillet-décembre).

[14] Ralph Schumacher « The Brain Is Not Enough – Potentials and Limits in Integrating Neuroscience and Pedagogy » 2007 – https://www.degruyter.com/view/journals/auk/29/1/article-p38.xml

[15] Idriss Aberkane « libérez votre cerveau » Edition. Robert Laffont 2016

6 Comments

  1. Article et vidéo très claires. En tant qu’enseignante, j’ai pu expérimenter avec des élèves cet outil des 7 profils d’apprentissage et cela leurs a permis de prendre conscience de leurs difficultés et de leurs facilités. Et surtout, ils ont compris qu’ils pouvaient adapter leurs actions pour être conforme à leur façon à eux d’apprendre. Ils savent pourquoi ça bloque et comment faire pour débloquer la situation d’apprentissage. Ils savent également pourquoi ils réussissent et peuvent donc augmenter les bons résultats. Cet outil des 7 profils d’apprentissage va bien au-delà de l’approche VAK. En effet, pour aider en profondeur l’élève, je trouve que l’outil des 7 profils d’apprentissage est pertinent.

    • Merci Sonia,

      ils ont compris qu’ils pouvaient adapter leurs actions pour être conforme à leur façon à eux d’apprendre.


      C’est bien cela. Quelque soit l’approche d’ailleurs. Je pense que le modèle VAK de Mills et Fleming va dans ce sens, même s’il repose sur une hypothèse fausse montrée par les neurosciences.
      L’essentiel est d’avoir les résultats désirés.
      Bien cordialement
      Jean-François

  2. Bonjour,
    Rien de pire que les certitudes, antinomiques de la science. Les étalages de doctes savoirs sur le Covid en témoignes. Entendu récemment un épidémiologiste posant le principe de « légitime ignorance ».
    En pédagogie, peu importe les certitudes scientifiques. Le champ d’expérience étant de la « matière humaine » donc riche, complexe , instable. Observer, interroger, constater, nuancer chaque fois. La science apporte des outils permettant de mieux verbaliser ses intuitions, de mieux construire et reconstruire chaque fois ses outils d’accompagnement. L’essentiel est dans l’intention ( aider) et le résultat.

    • Bonjour Brigitte,
      Merci pour votre message.

      Rien de pire que les certitudes, antinomiques de la science.

      Tout à fait. Cela s’appelle le scientisme.

      En pédagogie, peu importe les certitudes scientifiques. Le champ d’expérience étant de la « matière humaine » donc riche, complexe , instable.

      Tout à fait, surtout dans l’enseignement et la pédagogie, où l’enseignant, le formateur côtoient la complexité humaine. Si les découvertes en neurosciences sont à considérer comme facilitatrice, l’application concrète est souvent périlleuse.

      L’essentiel est dans l’intention ( aider) et le résultat.

      Tout à fait! C’est le fondement même de toute pratique pédagogique. Imaginez, un mécanicien ingénieur en mécanique, qui n’arrive pas à réparer votre voiture… Il est incompétent, tout ingénieur qu’il soit. Et, il se peut qu’il présente quand même la facture car il a travaillé.

      EN vous souhaitant une bonne journée.

      Bien cordialement

      Jean-François

  3. Fatima Dellouche says:

    Super article et vidéo. On comprend mieux les mauvaises interprétations qui mettent en doute la fiabilité des profils d’apprentissage. Il clarifie bien le sujet, merci.

    • Bonjour Fatima,

      Merci! Oui, tout n’est pas noir ou blanc. La science, la vraie est plus subtile que cela. Néanmoins, les scientifiques qui alertent contre le modèle VAK de Fleming et Mills soulèvent de vraies questions.

      Bonne journée.

      Jean-François

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