Pourquoi les apprentissages des comportements sociaux à l’école ou dans la famille dès le plus jeune âge doivent donc être prioritaires ?  Pourquoi le regard positif sur l’élève et sur l’enfant est primordial ?


Le développement des lobes frontaux et respect des règles

D’après le neurologue Elkhonon Golberg, les lobes frontaux de deviendraient pleinement actifs pour certaines personnes qu’entre 18 et 25 ans. Rappelons que les lobes frontaux ont un rôle primordial dans la maîtrise et la gestion des émotions : il n’est donc pas étonnant que les adolescents aux lobes frontaux inachevés aient du mal à prendre des décisions, à gérer leurs émotions, leurs pulsions et qu’ils aient de très grandes difficultés à respecter naturellement les règles du « vivre ensemble ».

L’éducation des parents et des enseignants s’avère donc très importante à ce stade de développement psychologique. Les apprentissages des comportements sociaux à l’école ou dans la famille dès le plus jeune âge doivent donc être prioritaires : apprentissage de la relation enfant-enfant mais aussi enfant-adulte, basée sur l’empathie et le respect de l’autre.

L’apprentissage des règles à respecter est tout aussi primordial : prendre soin de ses affaires, se conformer aux règles générales favorisant une bonne organisation, respect des locaux, etc. Le respect des règles devra autant que possible être expliqué afin que l’enfant comprenne bien leur sens et leur importance.

Il ne faut jamais oublier que les enfants et même les adolescents acceptent mieux les règles qui leur sont imposées si la relation parents-enfant est affectivement positive.

Expliquer les règles, développer un climat sécurisant et établir de bonnes relations affectives avec l’enfant évitent la plupart du temps des comportements indisciplinés ou des réactions de violences verbales ou physiques.


Le regard positif des parents sur leur enfant est très important – L’effet Pygmalion de Rosenthal

Rosenthal a découvert ce qu’il a baptisé « l’effet Pygmalion » ,en effectuant l’expérience suivante : il constitua deux échantillons de rats totalement au hasard. Puis il affirma à ses étudiants que le premier groupe avait été constitué de rats particulièrement performants et qu’ils devaient donc s’attendre à des résultats exceptionnels ; en revanche, il ne fallait rien attendre du deuxième groupe de rats car leurs graves problèmes génétiques allaient certainement les empêcher de trouver leur chemin dans le labyrinthe.

Les résultats confirmèrent l’hypothèse de Rosenlhal : les meilleurs résultats furent obtenus par le premier groupe, certains rats du deuxième groupe ne quittant même pas la ligne de départ…
Après analyse, il s’est avéré que les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient particulièrement intelligents leur avaient manifesté de la sympathie, de la chaleur, de l’amitié ; inversement, les étudiants qui croyaient que leurs rats étaient stupides ne les avaient pas entourés d’autant d’affection.
L’expérience a ensuite été relancée avec des enfants d’une école de San Francisco (OakSchool) par Rosenthal et Lenore Jacobson, mais en jouant uniquement sur les attentes favorables des enseignants.


L’expérience du QI

Dorénavant, Rosenthal et Jacobson savent qu’ils peuvent jouer avec le discours, avec le semblant. lls choisissent, pour leur expérience, un quartier pauvre où habite un nombre important de familles immigrées vivant dans des conditions très difficiles. lls se présentent dans une école de ce quartier avec une fausse carte de visite et expliquent qu’ils dirigent une vaste étude à Harvard portant sur l’éclosion tardive des élèves.

Il s’agit de faire passer aux élèves un simple test de Ql et de taire repasser ce même test aux mêmes élèves quelque temps après pourvoir si leurs résultats évoluent ou non.
Rosenthal et Jacobson font passer le test à l’ensemble des élèves, puis s’arrangent pour que les enseignants de l’école prennent connaissance des résultats.

Les résultats vus par les enseignants ne sont pas les résultats réels du test de Ql, mais comportent des notes distribuées aléatoirement : 20 %o des élèves se sont vus attribuer un résultat surévalué. À ta fin de l’année, Rosenlhal .

Et Jacobson Font repasser le test de Ql aux élèves.
Le résultat de l’expérience démontre qu’une année après le premier test, les 20 % se sont comportés comme les rats du premier groupe : ils ont amélioré de 5 à plus de 25 points leurs performances au test d’intelligence.

Le hasard a créé un nouveau type d’élèves grâce au regard qu’on porté les enseignants sur ces élèves, en raison des résultats du test artificiellement biaisés.
Cependant, ces résultats sont à nuancer : après la deuxième année, les élèves plus jeunes perdent l’avantage acquis, alors que les élèves plus âgés le conservent.

Dossier: Louis MUSSO

Louis MUSSO a été professeur d’EPS à l’université Paul Sabatier à l’UFR sport. Aujourd’hui à la retraite, il est aussi Sophrologue Caycédien Master Spécialiste. Il est persuadé que la plupart des enfants ont une intelligence normale. Il pense que la plupart de leurs échecs scolaires sont la conséquence d’une mauvaise gestion de leurs émotions.


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