Avec une capacité de concentration réduite, avec une difficulté à rester attentionné, il est bien difficile d’apprendre quoi que ce soit.

Peut-être que vous vous dites : « j’ai une faible concentration. »

Si vous êtes enseignant ou dans la formation, vous pensez que vos élèves ont peu de concentration.

En fait cela ne veut pas dire grand-chose. Peut-être que votre faculté de concentration ou celle de vos élèves est tout à fait normale, car vous ne savez pas où vous vous situez.

Connaissez-vous la capacité de concentration moyenne d’un être humain ? J’imagine que non.

Souvent, il n’y a pas de problème de concentration, mais un problème de méthode.

La pure capacité de concentration est souvent un faux problème.

Combien de temps en moyenne peut-on rester concentré et attentionné ?

Que dit la science ?

Comment accroitre les facultés de concentration et d’attention ?

C’est ce que l’on va voir dans ce dossier qui est la première partie.

Dans ce dossier vous allez comprendre :

  • Pourquoi vous n’avez pas forcément une mauvaise concentration
  • Comment fonctionne la concentration et l’attention
  • Comment améliorer votre concentration (et celle de vos élèves si vous êtes enseignant ou formateur)
  • Quelles méthodes appliquer pour augmenter la concentration

Nota – Vous avez la retranscription texte en dessous de la vidéo.

 

 

 

Version texte

Comment se concentrer ?

Pour apprendre, la faculté de concentration est fondamentale.

Vous serez d’accord avec moi : avec une capacité de concentration réduite, avec une difficulté à rester attentionné, il est bien difficile d’apprendre quoi que ce soit.

Peut-être que vous vous dites : « j’ai une faible concentration. »

Si vous êtes enseignant ou dans la formation, vous pensez que vos élèves ont peu de concentration.

En fait cela ne veut pas dire grand-chose. Peut-être que votre faculté de concentration ou celle de vos élèves est tout à fait normale, car vous ne savez pas où vous vous situez.

Connaissez-vous la capacité de concentration moyenne d’un être humain ? J’imagine que non.

Souvent, il n’y a pas de problème de concentration, mais un problème de méthode.

La pure capacité de concentration est souvent un faux problème.

Combien de temps en moyenne peut-on rester concentré et attentionné ?

Que dit la science ?

Comment accroitre les facultés de concentration et d’attention ?

C’est ce que l’on va voir dans cette vidéo qui est la première partie sur la concentration.  

 

Combien de temps est-il possible d’avoir une concentration soutenue ?

 

Savez-vous que l’attention humaine ne dépasse pas les 20 minutes au maximum.

D’où sort ce chiffre ? Cela vous surprendra surement, mais il n’y a pas réellement d’études sérieuses menées sur ce chiffre de 20 minutes [1 et 2].

Pourquoi ? Car on ne peut pas indiquer un temps exact.  Cela n’aurait tout simplement pas de sens. Le profil d’une population représentative est très hétérogène (âge, type d’activité, etc..), et il varie.

Mais, ce chiffre de 20 minutes, basé essentiellement sur des observations, trouve un consensus assez large chez les scientifiques.

La concentration et l’attention déclineraient même à partir de 10/15 minutes.

Vous connaissez probablement les célèbres conférences TED dispensées un peu partout dans le monde.

Si vous regardez sur YouTube, les toutes premières, celles-ci pouvaient durer une trentaine de minutes, voire plus. Depuis, le format imposé à chaque conférencier est de 18 minutes au maximum.

Pour quelle raison ? Après 18 minutes, les organisateurs des conférences ont constaté un déclin de l’attention chez le public [3].

Une grosse société britannique Skipton Building Society a réalisé une enquête  à partir d’un échantillon significatif de personnes [4]. Cette enquête indique que la concentration et l’attention des Britanniques ne dépassent pas en moyenne de 14 minutes…

Celle-ci ne dépasse même pas les  10 minutes en moyenne au volant ; ensuite le cerveau du conducteur se met en pilote automatique ou est distrait.

Cette même enquête a révélé que la capacité d’attention pouvait être plus longue dans les situations impliquant des amis ou lorsqu’il y a un côté humoristique. Il peut s’écouler jusqu’à 29 minutes avant que les gens prennent leur téléphone, et perdent leur attention.

Le défaut de cette enquête est qu’elle n’indique pas de protocole d’exécution ni l’échantillon précis.

Donc, elle ne peut pas être tenue pour une étude scientifique. Pour autant, le travail réalisé et les observations restent intéressants.  D’ailleurs, les grands médias britanniques ont largement relayé les résultats.

Donc je vous laisse imaginer combien de temps des élèves, confinés dans une classe, peuvent rester concentrés… C’est une illusion de croire qu’ils peuvent rester attentionnés et efficaces 1 heure d’affilée, juste avant la pause, et cela assis toute une journée.

Alors, comment faire ? Serait-ce peine perdue ? Non, il y a des moyens de contourner cette difficulté pour les enseignants et les formateurs. J’aborderai les solutions possibles dans un autre dossier.

Le niveau de concentration et l’âge

La perte d’attention ou de concentration est à son maximum à 20 ans. Elle décline ensuite avec l’âge.

Pourquoi ? Car avec l’âge, la capacité d’oublier diminue. Eh oui aussi curieux que cela puisse paraître. (Je vous renvoie au dossier sur l’oubli.)

C’est ce qu’ont montré deux neuroscientifiques Adam Gazzaley et Larry D. Rosen qui ont fait de nombreuses expériences sur le cerveau [5].  Et ils concluent :

« Notre principale conclusion est que, fait intéressant, les personnes plus âgées se concentrent sur les informations pertinentes ainsi que les jeunes de vingt ans. Là où les personnes âgées ont souffert d’un déficit, c’était en supprimant les informations non pertinentes… Nous avons découvert que leur principal problème d’attention était qu’elles étaient plus distraites que les jeunes. »

La concentration et l’attention varient selon les moments de la journée

L’effort de concentration varie selon la difficulté de la tâche, et bien entendu, selon sa durée. Plus celle-ci est longue, plus la capacité de concentration est sollicitée.

De même que, plus la tâche à réaliser est exigeante, complexe, plus l’effort de concentration, à fournir, est important.

Et c’est le cas dans une situation de cours où il est demandé aux élèves de rester attentifs et concentrés durant 6h00 voire plus, assis dans une salle pour apprendre un contenu

Il a été démontré que la vigilance et l’état de fatigue fluctuent selon les périodes de la journée.

Par exemple en matinée, on serait plus efficace à partir de 9 heures jusqu’à 11 heures 30 environ [6].

L’étude de ces cycles journaliers et leur adaptation ont donné naissance à une nouvelle discipline : la chronopsychologie [7].

Le moment le moins propice aux efforts intellectuels et de concentration se trouve après le repas.

Pourquoi ? Car la digestion réclame énormément d’énergie.

 Plus le repas du midi est lourd, plus l’énergie nécessaire à la digestion sera importante. Et là, bien évidemment, c’est à ce moment que les facultés de concentration et d’attention sont les plus faibles [8].

Je vous laisse imaginer votre capacité de concentration après avoir mangé une bonne pizza quatre saisons au fromage.

Le soir, l’esprit a besoin de calme pour “digérer” la journée. Pour bien récupérer et ne pas se sentir fatigué, il vaut mieux alterner les sorties un soir sur deux et, encore mieux, les programmer la deuxième moitié de la semaine à l’approche du week-end [9].

Quand on sait tout cela, comment améliorer la concentration ? Si une attention soutenue ne peut pas dépasser les 20 minutes, n’est-ce pas peine perdue de vouloir améliorer sa concentration ?

Pour améliorer sa concentration, la question n’est pas tant d’améliorer sa capacité d’attention (par exemple de passer de 15 à 20 min), mais de trouver la bonne approche pour rester efficace dans la journée. Au fond, c’est une question de méthode.

Il n’est pas possible de se concentrer de façon soutenue indéfiniment nous l’avons vu.

Si vous cherchez à faire cela, vous vous épuiserez et votre capacité de mémorisation et vos capacités cognitives vont baisser.

Par exemple, vous allez travailler 2 heures de suite en croyant avoir été productif, mais c’est une illusion. Entre-temps, vous aurez jeté un coup d’œil sur votre téléphone, sur votre messagerie. Vous aurez été distrait, parfois sans même le savoir.

Espacer son apprentissage

La première clef pour améliorer l’attention est d’espacer un moment d’apprentissage intense par de courtes pauses de 2 ou 3 minutes.

Selon  William R. Klemm, professeur en neurosciences de l’université A&M du Texas,  [10] « Un étudiant devrait passer de courtes périodes (disons, 15 à 20 minutes) d’études intenses, suivies immédiatement d’une période de repos comparable à une « mort cérébrale » d’une courte durée (2 ou 3 minutes ) sans s’engager dans des stimulus intenses ou une nouvelle tâche d’apprentissage. »

Qu’est-est que la « mort cérébrale » ? Cela veut dire, déconnecter son cerveau de toute activité. En résumé, c’est de ne penser à rien, voir rêvasser même. Le terme scientifique approprié est  « l’activation du réseau du mode par défaut ».

L’erreur ici serait de consacrer les petites pauses à de la distraction.

Comme consulter ses messages Facebook, répondre aux messages de son téléphone portable.

Le cerveau n’a pas le temps nécessaire pour consolider la mémorisation et le contenu appris n’a pas le temps de se fixer dans la mémoire de long terme.

D’où cette impression d’avoir bien travaillé, d’avoir bien appris et de se retrouver le lendemain avec des oublis en a accusant à tort la mauvaise mémoire.

Couper les distractions

La deuxième clef est d’éliminer toute distraction et de renforcer la capacité à se concentrer sur une tâche à la fois. Adam Gazzaley et Larry D. Rosen ont mené une expérience pour voir quel type d’information visuelle est le plus distrayant [11]. 

Lui et son équipe ont demandé aux volontaires de se souvenir des détails en regardant l’une des trois scènes visuelles: un écran gris uni, une photo occupée ou les yeux fermés. 

« Les résultats de cette expérience ont révélé que leur capacité à se souvenir des détails […] était considérablement diminuée lorsque leurs yeux étaient ouverts et qu’il y avait une photo devant eux, par rapport à leurs yeux fermés ou à leurs yeux ouverts lorsqu’ils faisaient face à un écran gris. »

Comment cela s’explique ?

Lorsque vos yeux sont fermés, votre cerveau ne travaille pas aussi dur pour filtrer les informations visuelles. Au lieu de lutter pour ignorer tout dans votre champ de vision, votre cerveau peut consacrer plus d’attention à l’analyse de votre mémoire.

 Une autre expérience, menée en 2011 confirme les conclusions de Gazzaley et Rosen [12]. Ces 2 expériences fournissent la preuve que les environnements encombrés et désorganisés sont plus distrayants que ceux organisés.

 Les espaces remplis de distractions visuelles obligent notre cerveau à travailler plus dur pour filtrer les informations superflues. Lorsque vous êtes confronté(e) à une échéance en attente sur laquelle vous devez désespérément vous concentrer, effacer votre bureau et votre espace de travail pour le rendre comme l’écran gris peut augmenter votre concentration.

Essayez également d’effacer l’encombrement sur votre écran.  Limitez-vous à un moniteur, un onglet ou une fenêtre de navigateur et un programme informatique ou une application à la fois. Et bien sûr, mettez votre téléphone en mode avion.

Couper toute distraction, parfois c’est difficile. Mais n’essayez pas de tout faire à la fois.

Fixez-vous des objectifs.

Allez-y par paliers. Si vos objectifs sont trop élevés, vous aurez tendance à reporter et à vous décourager.

 

En résumé

 

Donc vous voyez bien qu’il ne sert à rien de porter son effort sur la seule capacité de concentration et d’attention.

Vous augmentez énormément votre efficacité et votre pouvoir d’attention par 3 actions simples :

• Espacer le travail de micro pauses régulières (sans être distrait) :

• Couper progressivement toute distraction

• Tenir compte du rythme biologique, en  travaillant au bon moment de la journée.

Quand vous faites ces 3 actions simples, il n’est pas interdit de s’entraîner pour augmenter sa capacité de mémorisation. 

 

Comment entraîner la concentration

 

Voici une méthodologie en 2 étapes

1. Commencez par vous chronométrer pour fixer votre capacité de concentration. Combien de temps pouvez-vous rester attentionné(e) et concentré(e) sur une tâche sans être distrait par un e-mail, une notification, un message ?

Vous obtenez votre temps moyen de concentration.

Soyez honnête avec vous-même, ce n’est pas une compétition.

2. Ensuite, lorsque vous faites une activité, cherchez à dépasser ce temps moyen.

Mettez un chronomètre pour mesurer le temps.

Si vous travaillez sur PC, vous pouvez utiliser un logiciel gratuit « Toggl » qui mesure le temps pour chaque tâche.

 Et essayez de dépasser un peu plus ce temps moyen.

Dans cet entraînement, ne cherchez pas à aller trop loin.

Allez-y par palier. Si vous avez une concentration de 15 min, cherchez à aller à 16min.

Évitez l’erreur de vouloir trop en faire et de vous fixer un objectif trop ambitieux, comme par exemple 20 min alors que vous ne tenez pas au-delà de 10 minutes. La marche est trop haute. Vous risqueriez de multiplier les échecs et de vous décourager.

Voici une autre méthodologie pour améliorer votre faculté de concentration, et qui ne demande pas beaucoup de temps.

 Notez sur un cahier 10 détails que vous avez observés dans la journée. Notez ensuite le plus de détails possible (couleur, aspect, quand, heure, le temps, etc.).

 

Pour améliorer l’exercice : notez les choses positives qui se sont passées ou que vous avez constatées. Notez le plus de détails possibles.

 

Vous pouvez aussi pratiquer la méditation

Il n’est plus à démontrer que la méditation permet vraiment d’accroitre l’attention :

L’étude, réalisée par le neuroscientifique italien Giuseppe Pagnoni [13], a révélé que la méditation non seulement modifie les schémas cérébraux, mais qu’elle confère également des avantages de concentration mentale qui peuvent améliorer les performances cognitives. Pour voir quels effets la méditation zen pourrait avoir sur le cerveau, les scientifiques ont comparé  deux groupes de 12 personnes de la région d’Atlanta. 

Un premier groupe de personnes  ayant plus de trois ans de pratique quotidienne en méditation zen. Un deuxième groupe de personnes novices qui n’avaient jamais pratiqué la méditation. Conclusion de leurs observations durant 3 années :

  « La pratique régulière de la méditation peut améliorer la capacité de limiter l’influence des pensées distrayantes. » « Ce que je trouve vraiment intéressant dans cette approche, c’est qu’elle consiste à réguler l’esprit en régulant le corps – posture, respiration … Les circuits neuronaux pour contrôler la posture sont assez distincts de ceux responsables des fonctions cérébrales supérieures », et peut-être en changeant son attention à la posture ou à la respiration facilite un étouffement temporaire du bavardage mental. »

 Et même il rajoute  « Il existe déjà des preuves qu’une thérapie comportementale incorporant des éléments d’entraînement à la pleine conscience dérivés de la méditation peut être bénéfique pour réduire les rechutes dans la dépression majeure. » 

 

Sources et références

 

[1] Neil A. Bradbury : « Attention span during lectures: 8 seconds, 10 minutes, or more ? »  https://www.physiology.org/doi/full/10.1152/advan.00109.2016

[2 ] Wilson, Karen; Korn, James H. (5 June 2007). « Attention During Lectures: Beyond Ten Minutes ». Teaching of Psychology. 34 (2): 85–89 https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1080/00986280701291291

[3] TED – https://fr.wikipedia.org/wiki/Conf%C3%A9rence_TED

[4] Stacey Stothard de Skipton Building Society / Voir l’article de l’independent :  « Average British attention span is 14 minutes, research finds »  27 déc 2017

Les temps d’attention avant la première distraction (source de l’enquête Stacey Stothard de Skipton Building Society) 

> Tâche générale 7 minutes

> Regarder la télévision 7 minutes

> Conduire la voiture 10 minutes

> En réunion 13 minutes

> Parler à quelqu’un avec une voix ennuyeuse 6 minutes

> Appel téléphonique professionnel 7 minutes

> Appel téléphonique familial 9 minutes

> Parler à la belle-mère 7 minutes

> Partenaire parlant 10 minutes

> Traiter avec un collègue 9 minutes

> Lire un livre 15 minutes

> Situation sociale avec un ami 29 minutes

> Rencontre à la banque 10 minutes

> Regarder les finances en ligne 10 minutes

> Penser à économiser 10 minutes

> Cuisiner 12 minutes

> Au gymnase 10 minutes

> Parler à quelqu’un qui gémit 6 minutes

> Regarder un film 24 minutes

> Une histoire de quelqu’un que vous ne connaissez pas 6 minutes

[5] The independant « Average British attention span is 14 minutes, research finds »

[6]  « The Distracted Mind: Ancient Brains in a High-Tech World » Adam Gazzaley and Larry D. Rosen https://mitpress.mit.edu/books/distracted-mind

[7] « La concentration et l’attention varient selon les moments de la journée : la chronopsychologie. »

https://www.lesechos.fr/2014/09/rythmes-scolaires-quen-dit-la-science-1103565

[8] Claire Leconte-Lambert « Fonctionnement attentionnel et chronopsychologie : quelques données actuelles chez l’enfant de maternelle et primaire » 1994 https://www.persee.fr/doc/enfan_0013-7545_1994_num_47_4_3435#enfan_0013-7545_1994_num_47_4_T1_0410_0000

[9] David Clarys, Brigitte Sarritzu, Sébastien Bocquet-Vial et Céline Rabelle « Chronopsychologie et mémoire : étude de l’effet de la profondeur de traitement en fonction du moment de la journée » L’Année psychologique 2012/1 (Vol. 112), pages 3 à 15 – https://www.cairn.info/revue-l-annee-psychologique1-2012-1-page-3.htm

[10 ] William R. Klemm Ph.D « Study Suggests Mental Reflection and Rest Boost Learning. Mental downtime protects temporary memory from erasure ». 25 février 2015 https://www.psychologytoday.com/us/blog/memory-medic/201502/study-suggests-mental-reflection-and-rest-boost-learning

 

[11] Nir Eyal  « Your ability to focus has probably peaked: Here’s how to stay sharp » Février 2018

 https://www.theladders.com/career-advice/your-ability-to-focus-has-probably-peaked-heres-how-to-stay-sharp

[12] McMains S, Kastner S. « Interactions of top-down and bottom-up mechanisms in human visual cortex. »

https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/21228167

[13] Giuseppe Pagnoni  « Thinking about Not-Thinking : Neural Correlates of Conceptual Processing during Zen Meditation » – https://journals.plos.org/plosone/article?id=10.1371/journal.pone.0003083

 

 

 

 

4 Comments

  1. Bonjour Jean-François Michel, merci pour cette leçon. Je suis enseignante. Je pense appliquer la méthode des micros pauses à mes élèves pour rentabiliser le temps d’attention et de concentration. Merci je vais le tester.
    Bien à vous. Maïmi

    • Bonjour Maïmi,
      Merci pour votre message.
      Le truc est de faire ces pauses de façon élégante, à savoir que les élèves ne se doutent de rien : de passer d’une activité à une autre par exemple. Le simple fait d’en avoir conscience modifie votre angle de vue, donc votre état d’esprit. Les choses se dérouleront de façon plus naturelle et sans tension.
      Bien à vous
      Jean-François

  2. Dominique LABAKI says:

    Merci pour vos approches pédagogiques qui m’enrichissent personnellement. Je suis formateur et en même temps je pratique tous les jours la méditation de par ma formation initiale. Pourtant je suis sollicité à longueur de journée par plusieurs messages et rencontres inopinées. Je pense que les facteurs de concentration peuvent avoir des explications aussi culturelles. Je vis dans un pays où on ne sait pas calculer le temps, ni planifier, où l’émotion prend le dessus sur la raison et où l’impulsivité commande les prises de décision…pourtant la concentration ne manque pas parce que le cerveau reste selectif sur des « zones d’intérêt prioritaire »…
    Je pense qu’il y a plusieurs facteurs neurologiques, culturels, psychologiques, pédagogiques,… qui font que la concentration n’est pas soutenue même pour un laps de 4 min…En parlant de concentration nous touchons plusieurs domaines qui s’entremêlent…

    • Bonjour,
      Merci pour votre message.

      Je pense qu’il y a plusieurs facteurs neurologiques, culturels, psychologiques, pédagogiques,… qui font que la concentration n’est pas soutenue même pour un laps de 4 min…En parlant de concentration nous touchons plusieurs domaines qui s’entremêlent…

      Oui, tout à fait. C’est pour cela que le chiffre de 20 minutes est une moyenne assez globale. J’imagine qu’un moine bouddhiste tel que Matthieu Ricard a une capacité de concentration bien au-delà.

      En vous souhaitant une bonne journée.

      Jean-François

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