L’apprentissage et la mémorisation demandent un travail de répétition, un travail de rappel pour que les connaissances stockées dans la mémoire à court terme rentrent dans la mémoire à long terme.

Ce travail de mémorisation et d’apprentissage se réalise lors des révisions : fiches, résumés, cartes mémoires, sont les outils les plus communément utilisés. Le problème est que le processus de rappel se fait au dernier moment. Souvent dans une situation de stress à l’approche d’un examen ou d’une interrogation écrite.

L’idéal serait de réviser un peu tous les jours, de revoir  quelques informations. Cette méthode est moins demandeuse en énergie et en effort. Si dans le principe, cette habitude est réalisable, dans la réalité c’est une tout autre histoire.

Ne vous découragez pas.  Il existe un autre moyen pour avoir ce rappel d’informations à mémoriser. Il est assez simple et demande peu d’efforts. Ce moyen ne permettra pas d’apprendre des cours pas cœur, mais aidera grandement à alléger le travail de révision.  C’est ce que nous allons voir dans cet article.

Par Yanis Vincendon (images pour apprendre.com/)

 

Dans les institutions scolaires, le programme est le plus souvent vu d’une traite. Néanmoins, cela pose problème lorsque les différents élèves concernés rendent compte des connaissances accumulées au cours de l’année. Dans des filiales telles que le droit, la méthode que je vais vous présenter est d’autant plus indispensable car chaque année vous ne faites que revoir et approfondir les connaissances de l’année précédente. La plupart des professeurs dans ces écoles insistent grandement sur l’intérêt de revoir régulièrement les cours enseignés et les méthodes de révision des élèves laissent aussi souvent à désirer. En effet une des méthodes les plus courantes est de réviser de façon intensive vers la fin de l’année sans réutiliser ses connaissances après l’examen. Cela revient donc à oublier la quasi-totalité de ce qui a été assimilé durant le cycle scolaire. Il est alors évident que les méthodes populaires de mémorisation comportent de nombreuses lacunes en matière d’efficacité.

De plus les supports sur lesquels les étudiants sont cantonnés se limitent le plus souvent à l’association du professeur et d’un tableau, et accessoirement le fameux rétroprojecteur.

Les méthodes de mémorisation pour assimiler dans sa mémoire à court terme sont pourtant nombreuses. En voici quelques-unes :

. Enregistrer sous forme audio le cours afin de pouvoir le réécouter sous forme de podcast.

. La vidéo (très utilisée par la Khan Academy par exemple). Les cours disponibles sur la plateforme youtube sont aujourd’hui très nombreux. Attention toutefois, une vidéo n’est pas obligatoirement un support visuel : un cours en vidéo où le professeur ne fait que de parler est essentiellement en mode auditif.

. La méthode du Lapbook. Cette méthode de mémorisation s’adresse plutôt pour les enfants jusqu’à 10 ans (en primaire). Un lapbook (également appelé « livre objet ») est un dossier décoré et personnalisé que réalise l’enfant. (Pour en savoir plus sur cette méthode de mémorisation : http://sydologie.com/2015/06/lapbook/).

. Le sketchnote : c’est une façon de prendre les notes de cours sous forme de dessins et de graphiques. C’est une méthode de mémorisation qui repose sur l’aspect visuel.

. Le mindmaping (ou carte mentale en français). Le mindmaping est certainement l’une des méthodes d’apprentissage les plus populaires. L’objectif est de décomposer un cours ou un savoir sous forme visuelle en reliant les idées entre elles. Pour en savoir plus : https://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/mind-map-carte-mentale/

Toutes ces méthodes comportent un point commun : le rappel.  C’est la répétition qui va permettre aux gestes de s’automatiser, aux connaissances de passer de la mémoire courte à la mémoire profonde.

Ce tableau devrait vous éclairer sur l’importance des rappels dans le procédé de mémorisation. Sans celui-ci il peut être difficile d’apprendre un programme scolaire conséquent. En effet, il est un gain de temps incroyable lorsque l’on prend conscience de son réel intérêt.
Le simple fait de relire ce que vous avez appris à intervalles réguliers sans forcément apprendre une multitude d’informations d’une traite sera bien plus efficace sur du long terme.

Ce deuxième tableau nous donne une image précise de la quantité d’informations retenues sans rappel et avec un rappel :

Sans un rappel (une application concrète ou des révisions), les connaissances vues dans un cours sont presque à 100% oubliées au bout de 30 heures. Avec un rappel espacé des connaissances, celles-ci restent en mémoire à presque 90%. Conclusion : sans un rappel espacé des connaissances, un cours devient « presque » inutile.

Les méthodes de mémorisation deviennent inefficace s’il n’y a pas un rappel, une révision des connaissances. Utiliser le mindmaping n’aidera pas les élèves si, les cours, sous forme de cartes mentales les plus jolies soient-elles, ne sont pas régulièrement révisés ou les connaissances utilisées.

La clé est de trouver un moyen simple et demandant peu d’effort pour créer un rappel régulier des connaissances. La façon la plus utilisée et facile à faire et de créer des affiches disposées en salle de classe où les connaissances essentielles à retenir sont constamment disponibles. C’est un moyen astucieux de créer ce fameux rappel des connaissances, du moins , pour les connaissances essentielles.

De nombreuses fiches sont disposées par les professeurs dans leur salle de classe avec pour but :

– de créer une atmosphère agréable pour les élèves

– de les aider à retenir certaines informations importantes

Quelle efficacité de l’affichage en classe pour retenir l’information

L’université de Salford à établie que l’affichage dans les salles de classes peut permettre une hausse de l’évolution des notes des élèves allant jusqu’à 16% (en moyenne) et témoigne de l’intérêt qui doit être porté à l’environnement de travail. [1]

Non seulement celui-ci multiplie le nombre de supports sur lequel l’élève peut s’appuyer, mais il lui permet aussi d’appliquer la méthode des rappels d’un simple coup d’œil.

De plus, de nombreuses études nous démontrent que la diversité des supports pendant l’apprentissage aide à mieux retenir.

Les limites des affiches en classes

Même si le système d’affiches permet un bon rappel pour ancrer les informations dans la mémoire à long terme et s’avère efficace, il y a quelques limites.

Le plus souvent, ce sont des affiches faites à la main par des professeurs. Bien que l’idée soit bonne les affiches ne sont pas assez travaillées (taille des caractères, esthétique de l’image etc.…). Résultats : elles ont souvent que trop peu d’impact sur le quotidien de l’élève et ne suscitent pas assez de curiosité afin que celui-ci pose son regard dessus plus d’une fois.

Les affichages (qui reprennent les idées principales d’un cours)  sont  difficiles de les  faire évoluer. Refaire une fiche prend du temps que les enseignants ou les formateurs n’ont pas forcément. Conséquences : le contenu ne change pas. Parfois certains affichages restent durant des années immobiles sur les murs de salles de classe.

Le mieux est que l’élève utilise également le système d’affiches chez lui et faire des affiches plus personnalisées.

Le système d’affichage, un outil de mémorisation pour tous

Vous pouvez aussi utiliser cette méthode chez vous !

Si certaines dates ou éléments culturels sont importants pour vous, les afficher dans votre domicile peut grandement améliorer votre capacité à les retenir. Le fait de passer devant cet affichage chaque jour vous aidera grandement à faire passer les informations dans votre mémoire à long terme.

Il est conseillé de placer les images à des endroits stratégiques (par exemple ceux où vous passez fréquemment) comme les toilettes, la porte du frigo ou encore votre chambre qui font sûrement partie des endroits de votre maison où vous passez de longs moments. Vous l’aurez donc compris, c’est en améliorant l’efficacité de cette méthode que vous en tirerez tous les bénéfices favorisant un apprentissage et une mémorisation bien plus rapides, durables et moins contraignants.

Profiter du numérique

Rappelez-vous des schémas sur la mémoire : n’importe quelles informations que vous voulez retenir doivent passer par des processus de rappels afin d’être encrées solidement dans vos connaissances.

Se promener avec des fiches n’est pas forcément simple. Cela demande de l’organisation, de l’espace et du temps (sortir ses fiches, trouver la bonne, relire l’information, les ranger) ce qui demande de sortir de sa zone de confort plusieurs fois par jour. À la longue c’est démotivant.

L’effort d’apprendre (ce qui découle de nos obligations telles que les cours), se doit d’être allégé au maximum. Comment ? Grâce à la révolution numérique qui offre de nouveaux outils et des nouveaux moyen de faciliter l’apprentissage. Comme notre téléphone portable par exemple. Voilà un objet que l’on regarde quotidiennement.  Voici quelques chiffres sur l’utilisation de nos téléphones [2]

 

Source : enquête Tecmark

Voici encore quelques chiffres : nous regardons en moyenne chaque jour 221 fois notre téléphone par jour et 140 fois notre ordinateur. [3]

Le téléphone l’emporte largement. Avoir nos téléphones à portée de main en permanence devrait, donc, être une bonne occasion de réviser ses cours. Les fiches en tous genres sont d’ailleurs de plus en plus dépassées car les étudiants préfèrent prendre en photo leurs cours du fait d’un manque de temps ou d’un manque de détermination pour réécrire le cours transcrit au tableau (ou sur le vidéoprojecteur) par l’enseignant. De nos jours, le smartphone devient alors un excellent outil pour apprendre, et l’essor technologique a permis au téléphone de développer un large choix de contenu et d’applications intéressantes.

Est-ce que finalement le téléphone offrirait, en tant que support, une solution bien plus efficace à l’apprentissage ? le téléphone portable n’enlève pas l’effort de motivation et de l’apprentissage.  Cela doit passer par une prise de conscience de l’utilisateur. Le simple fait de devoir ouvrir une application et d’arriver jusqu’à votre dossier peut vous décourager ou du moins ralentir la fréquence à laquelle vous irez chercher de nouvelles informations à assimiler.

Utilisation du système d’affichage via le numérique : mettre les informations en fond d’écran

Comme nous l’avons vu, le téléphone portable est certainement l’objet qui passe le plus fréquemment devant nos yeux. Le fait d’être amené à toujours revenir à la page d’accueil par réflexe ou pour ouvrir une nouvelle application, cela fait de notre fond d’écran un l’élément essentiel et même un outil clé que nous devrions utiliser pour appliquer la méthode des rappels.

Il est d’ailleurs de plus en plus fréquent de voir des étudiants en médecine, droit etc.… prendre des photos de leurs cours afin de les mettre en fond d’écran pour mieux mémoriser les informations à retenir pour leurs études.

Mettre des informations de tout genre sur le fond d’écran et sur l’écran de verrouillage de votre smartphone peut être alors un bon moyen de les mémoriser  et sans forcément vous en rendre compte, ce qui diminue les contraintes de concentration présentes pour apprendre. Cela peut même devenir un gain de temps lorsque vous devez obligatoirement retenir ces informations dans un laps de temps relativement court.

Comment créer un fond d’écran.

la méthode la plus simple est de prendre une photo des informations à retenir. Si l’avantage de cette méthode est la simplicité elle présente quelques limites assez gênantes :

. La taille relativement petites des informations limite la visibilité ;

. le nombre d’information contenu est souvent non optimal ;

. la mise en forme des informations.

Il existe des applications qui permettent de créer des affichages d’information de fond d’écran optimales pour les smartphones et les ordinateurs. Voici un site que vous pouvez consulter à ce sujet : https://images-pour-apprendre.com/

Texte et rédaction : Yanis Vincendon

 

[1] Étude de l’université de Salford sur l’affichage en classe : https://www.salford.ac.uk/cleverclassrooms/1503-Salford-Uni-Report-DIGITAL.pdf

[2] Utilisation du smartphone au quotidien. L’étude porte sur un échantillon de 2200 personnes en Angleterre : https://www.tecmark.co.uk/smartphone-usage-data-uk-2014/   

[3] https://www.tecmark.co.uk/smartphone-usage-data-uk-2014/

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