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GF_2015_01_03_parent_motivationtBeaucoup de travaux ont porté ces dernières années sur la motivation, permettant de mieux comprendre ses mécanismes.

C’est toujours le même constat et la même question.

Devant un enfant qui subit plus qu’il ne s’approprie ses apprentissages, les parents voudraient comprendre quels sont les leviers de la motivation.

Fatigués de se battre pour l’inciter à travailler à la maison, ils sont à la recherche de clés pour résoudre ce problème de motivation ou plutôt de manque de motivation.

Beaucoup de travaux ont porté ces dernières années sur la motivation, permettant de mieux comprendre ses mécanismes.

Parfois, ce sont des raisons externes comme la peur de la sanction qui vont le motiver. Vous le voyez réviser son cours de mathématiques à contre cœur mais il s’oblige en quelque sorte à le faire pour éviter d’être sanctionné par une mauvaise note ou par la peur de vous décevoir. Mais ce n’est pas son choix, cela ne correspond pas à ses valeurs et c’est vécu comme une contrainte. Il agit sous la pression extérieure. Sa motivation est extrinsèque.

A l’opposé, lorsque vous le voyez s’engager dans une activité pour le plaisir, la satisfaction qu’elle lui procure, lorsqu’il s’y engage spontanément, nourri par la curiosité, l’intérêt ou encore l’idée qu’il va devoir relever un défi, vous êtes en présence d’une forme toute autre de motivation. On parle alors de motivation intrinsèque.

Toute la difficulté serait donc de l’aider à trouver ou de retrouver l’envie de s’engager dans telle ou telle tâche. Ce n’est jamais simple mais certaines pistes méritent d’être explorées.


Parler vrai

La première façon d’aider un enfant qui rechigne à se mettre à travailler, c’est d’admettre qu’il n’y trouve aucun intérêt et d’en parler ouvertement avec lui. Parler vrai en lui confiant que cela n’est pas non plus satisfaisant pour vous de devoir l’inciter à travailler sous pression, sans envie et sans plaisir et que vous allez essayer ensemble d’y remédier.


Éviter de rajouter une pression extérieure

« Si tu travailles, tu pourras récupérer ton portable »
Bien sûr, ce type d’incitation fonctionne merveilleusement bien mais ne résout rien durablement car l’envie n’est toujours pas là et la raison pour laquelle il va se mettre à travailler ne lui appartient pas. Ce n’est toujours pas son choix.


L’aider à devenir acteur et créatif

Une des choses qui marche le mieux consiste à inverser la situation en l’amenant à reprendre la main sur sa vie de collégien ou de lycéen. C’est lui rappeler qu’il n’y a aucune fatalité et qu’on n’attend pas de lui qu’il subisse les choses. Qu’il y a 1000 façons de travailler et de s’organiser et que c’est à lui de trouver ce qui lui convient le mieux.

Ce travail de réappropriation peut être mené par un Coach extérieur mais vous pouvez commencer par lui suggérer de réfléchir chaque vendredi soir à la façon dont il va organiser son travail du WE à la maison. Comment le rendre plus attractif ? Comment mieux agencer son emploi du temps pour qu’il se sente en phase aussi avec ses envies et ses besoins ? Comment être encore plus efficace pour y consacrer le moins de temps possible ? Demandez-lui de réfléchir et surtout d’être créatif.

L’intérêt de cette démarche, c’est qu’il ne se sente plus contrôlé par l’extérieur mais véritablement acteur de son temps, de son organisation et au final de ses apprentissages.

 

L’inciter à relever des défis

Une autre façon de l’aider consiste à lui propose de se fixer des objectifs. On peut ainsi à chaque début de trimestre, réfléchir avec lui à ce qu’il aimerait obtenir comme résultat matière par matière. En l’accompagnant dans cette démarche pour qu’elle soit à la fois réaliste et donc réalisable. Et puis formaliser par écrit sous forme de tableau, la moyenne actuelle et la moyenne visée.

L’inciter à garder sous les yeux tout au long du trimestre ce tableau et comparer avec lui sa progression en l’amenant à la fois à comprendre les raisons pour lesquelles il n’arrive pas à atteindre son objectif mais également en célébrant avec lui ses victoires, même les petites.

Ce type d’exercice marche très bien et donne toujours de bons résultats.
Il nécessite par contre d’être aux côtés de votre enfant tout au long du trimestre à la fois pour l’encourager et pour l’aider à comprendre ce qui n’a pas (encore !) fonctionné. Cela demande donc une certaine distance qui n’est pas toujours facile à trouver lorsque l’on est parent. Si vous sentez que cela est source de tensions, n’hésitez pas à faire appel à un coach.

 

Dossier : Béatrice VICHERAT

Pour voir le blog: Voir le site: du côté des parents

 

 

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