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Dans une récente étude L’INSEE évalue l’efficacité de la politique des ZEP qui ont vu le jour en 1982. Le bilan s’avère décevant.

En 1982, pour lutter contre l’échec scolaire une expérience est tentée par le ministre de l’éducation nationale de l’époque Alain Savary. L’objectif : attribuer des moyens financiers supplémentaires pour les établissements évalués « sensibles » et inciter à développer des projets éducatifs. Par exemple les professeurs sont mieux payés, des heures de cours supplémentaires sont dispensées, les effectifs des classes doivent diminuer pour favoriser un enseignement accès sur la lutte contre l’échec scolaire.

C’est ainsi que 363 zones sont identifiées à la rentrée 1982 et près de 1 élève sur 5 est scolarisé en zone ou en réseau d’éducation prioritaire en 2005. Mais pour l’INSEE, « la mise en place des ZEP n’a eu aucun effet significatif sur la réussite des élèves »

Comment expliquer cet échec ? On peut citer quelques éléments de réponse

– Les moyens financiers supplémentaires concernent finalement que quelques heures de cours en plus.

– Malgré une incitation financière le taux de renouvellement (turn over) des enseignants reste élevé. Un établissement ZEP n’a pas forcement bonne réputation et les volontaires pour une affectation se font plutôt rare. De plus les classes les plus difficiles sont souvent désertées par les anciens. C’est alors que les jeunes enseignants, dont la plupart sortent à peine de l’IUFM, se retrouvent dans des classes difficiles sans grande expérience et sans soutien. D’où leur volonté de changer d’établissement quand ils le peuvent.

– Il est quasiment impossible pour un Directeur d’un établissement ZEP de constituer sa propre équipe pédagogique.

 

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