Le temps est une donnée objective (secondes, minutes…jours) mais aussi subjective. Nous avons parfois la sensation que les événements s’accélèrent, nous donnant l’impression d’avoir de moins en moins de temps…à mesure que le temps passe.

Nous savons tous que le temps d’un enfant n’est pas celui d’un adulte. Et que plus nous grandissons, plus le temps nous semble « passer vite ». Le généticien Albert Jacquard (86 ans) conseille d’ailleurs – non sans philosophie – de considérer plutôt, au soir de sa vie, le temps qu’il nous reste (gloups!).

Psychologie du mois de mars interroge « Pourquoi le temps passe-t-il si vite ? », question qui a été posée à un psychanalyste, une philosophe, un anthropologue et un neuropsychiatre, qui font chacun le constat d’une réelle sensation d’accélération.

L’explication de Marc Schwob, neuropsychiatre, me paraît tout à fait intéressante :« La perception que nous avons d’une accélération du temps n’est pas que subjective, c’est une réalité.(…) Nous avons inversé le temps d’activité : nous travaillons l’hiver et nous nous reposons l’été. Cela entraîne une adaptation, donc une augmentation du stress qui joue un rôle essentiel dans cette sensation : les hormones du stress – le cortisol et la catécholamine – indispensables pour notre survie, sont sécrétées de plus en plus souvent, provoquant le sentiment d’être dépassé, submergé, de ne plus avoir le temps…»


Au final, ralentir et prendre son temps sont sans doute les meilleures façons de le conserver. Se relaxer n’est donc pas perdre son temps…mais le gagner.

 

Texte: Laurence Roux-Fouillethttp://www.espaceducalme.com

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