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Il y a beaucoup de fausses croyances concernant le cerveau, notamment 3 importantes. Ces fausses idées ont un impact important dans l’apprentissage, sur la façon d’enseigner, et si vous êtes parents, ces fausses idées ont une influence dans l’éducation de vos enfants.

Nous sommes dans une époque où tout va très vite, notamment en technologie. Il faut s’adapter, se remettre en question constamment.  On apprend certes à l’école, mais aussi tout au long de la vie.

Quelles sont ces 3 fausses idées sur le cerveau ? Qu’est-ce que cela implique sur l’apprentissage d’un savoir et sur l’éducation des enfants ?

Quels enseignements peut-on tirer ? 

C’est ce que l’on va voir dans cette vidéo.

 

 

[ Durée de la vidéo 20 minutes 38 ]

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Sources et références

 

Eric Haseltine Ph.D. « Do We Only Use 10% of Our Brain? » https://www.psychologytoday.com/us/blog/long-fuse-big-bang/201503/do-we-only-use-10-our-brain

Pour plus d’informations et de ressources sur le QI « Peut-on augmenter le QI des élèves ? » https://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/lintelligence-qi-1/

« 70% des surdoués sont en échec scolaire » Figaro étudiant Publié le 23/11/2012 https://etudiant.lefigaro.fr/les-news/actu/detail/article/70-des-surdoues-sont-en-echec-scolaire-554/

Études sur l’augmentation du QI

Ramsden S1Richardson FMJosse GThomas MSEllis CShakeshaft CSeghier MLPrice CJ.

« Verbal and non-verbal intelligence changes in the teenage brain.» revue Nature 2011 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/22012265

Sarah Cassidy,  Bryan Roche,  Steven C. Hayes, 

« A Relational Frame Training Intervention to Raise Intelligence Quotients: A Pilot Study » https://opensiuc.lib.siu.edu/tpr/vol61/iss2/2/

Études sur les intelligences multiples

Lynn Waterhouse « Multiple Intelligences, the Mozart Effect, and Emotional Intelligence: A Critical Review » Pages 207-225 | Published online: 08 Jun 2010

https://www.tandfonline.com/doi/abs/10.1207/s15326985ep4104_1

Howard Gardner & Seana Moran « The Science of Multiple Intelligences Theory: A Response to Lynn Waterhouse »
Version of record first published: 08 Jun 2010.

http://emilkirkegaard.dk/en/wp-content/uploads/The-Science-of-Multiple-Intelligences-Theory-A-Response-to-Lynn-Waterhouse.pdf

Évolution et plasticité du cerveau 

John Arden – «  Comment la plasticité du cerveau aide à apprendre » – https://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/apprendre-aide-toi-ton-cerveau-t-aidera/
John Arden «  Les 5 clés du cerveau – Pour l’entretenir et le dynamiser »
https://www.amazon.fr/cl%C3%A9s-cerveau-Pour-lentretenir-dynamiser/dp/2703310587

Lynette L. Craft, Ph.D. and Frank M. Perna, Ed.D., Ph.D. « The Benefits of Exercise for the Clinically Depressed » . 2004; 6(3): 104–111 https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC474733/ 

« Comment apprendre à apprendre : 6 erreurs à éviter » https://www.apprendreaapprendre.com/reussite_scolaire/comment-apprendre-a-apprendre/

Notes concernant les programmes d’entraînement cérébral

On pourrait logiquement penser que les programmes d’entrainement cérébral  sur console de jeux ou sur ordinateur permettraient de développer les capacités, notamment du QI.

Différentes expériences  scientifiques ont montré un effet bénéfique négligeable. 

En 2008 Sonia Lorant de l’université de Strasbourg a mené une étude sur des élèves de dix ans.   6 tests (scolaires ou issus d’un test d’intelligence) ont été réalisés par le groupe d’enfant qui a réalisé un entraînement pour un programme d’entraînement cérébral du Dr. Kawashima sur console ou un autre programme d’entraînement cérébral ludique.

https://www.researchgate.net/publication/247282565_Kawashima_vs_Super_Mario_Should_a_game_be_serious_in_order_to_stimulate_cognitive_aptitudes

Précision importante: cette expérience est différente de celle de Sarah Cassidy, où le programme d’entrainement est centré sur les aptitudes sociales … (comme la résolution de conflits, reconnaissance  différences chez autrui, etc.). L’étude de 2011 concerne une évolution du QI.

Résultat : l’effet était faible et non supérieur à un groupe contrôle d’enfant (à savoir sans entraînement) ou à un groupe qui ne s’entraînait qu’à des jeux papier-crayon (magazine pour enfants). 

Des résultats négatifs analogues ont été montrés sur une large population de 430 participants adultes (âge moyen d’environ 40 ans).

Une étude menée par l’équipe d’Adrian, Owen de l’université de Cambridge complète l’étude de Sonia Lorent. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC2884087/

Ici la question n’était pas de savoir si les performances aux tests cognitifs peuvent être améliorées par une série d’exercices d’entrainement cérébral, mais plutôt si ces avantages se transfèrent à d’autres tâches non entraînées ou conduisent à une amélioration générale du niveau de fonctionnement cognitif.

Dans cette étude, l’entraînement s’est fait sur six semaines auquel ont pris part 11 430 participants. Ceux-ci se sont entraînés plusieurs fois par semaine sur des tâches cognitives conçues pour améliorer le raisonnement, la mémoire, la planification, les compétences visuo-spatiales et l’attention. Bien que des améliorations aient été observées dans chacune des tâches cognitives qui ont été entraînées, aucune preuve n’a été trouvée pour les effets de transfert vers des tâches non entraînées, même lorsque ces tâches étaient cognitivement étroitement liées.

Vous pouvez lire l’excellent article «  Non, les applis d’entraînement cérébral ne rendent pas plus intelligent » – Un article de Boris Manenti Publié le 06 octobre 2016 L’obs :

https://www.nouvelobs.com/tech/20161006.OBS9453/non-les-applis-d-entrainement-cerebral-ne-rendent-pas-plus-intelligent.html

Alors que faut-il penser des entraînements du cerveau ? C’est efficace, pas efficace ? 

Il y a les expériences scientifiques qui vous donnent des informations. 

A vous de voir.

Mais rien ne vaudra votre propre expérience.

Comme le dit le blogueur  Olivier Rolland, « soyez des sceptiques intelligents, testez, expérimentez ».

Si vous êtes satisfait par un programme d’entraînement cérébral, continuez et gardez-le. Sinon arrêtez.

6 Comments

  1. Bonjour Jean-François,

    Grand merci pour votre réponse détaillée !

    A propos du mot « kinesthésique », je me réjouis de vous entendre dans la vidéo annoncée.
    A propos du test des 7 profils d’apprentissage, on ne reçoit le résultat que des « dominantes » des 3 paramètres.
    Il me semble qu’il serait intéressant de connaître les % des autres aspects.
    Même si j’ai bien vu que le test se basait sur une démarche scientifique, j’imagine que, de toute manière, celle-ci part d’hypothèses qui sont probablement difficiles à prouver. Ne pensez-vous pas qu’en se focalisant sur un résultat partiel et en affirmant que l’on ne change guère de « profil », il n’y aurait pas un risque de cristalliser les personnes dans des attitudes qui ne correspondent peut-être pas à ce qu’elles sont réellement ?

    Merci pour vos éclairages !
    Cordiales salutations.

    • Bonjour,

      Merci pour votre remarque.

      Il me semble qu’il serait intéressant de connaître les % des autres aspects.


      Tout dépend le contexte d’utilisation.
      Dans l’accompagnement individuel, connaître les autres % peut être, en effet intéressant en nourrissant une réflexion.
      Dans un contexte de classe ou d’utilisation généralisée, la connaissance des autres pourcentages n’apporte que complexité et confusion. Avec ce que j’ai pu constater chez les établissements avec lesquels je travaille ou j’ai travaillé, prendre en considération les profils secondaires c’est déjà compliqué.

      Ne pensez-vous pas qu’en se focalisant sur un résultat partiel et en affirmant que l’on ne change guère de « profil », il n’y aurait pas un risque de cristalliser les personnes dans des attitudes qui ne correspondent peut-être pas à ce qu’elles sont réellement ?

      Très bonne question.
      On peut le voir ainsi, en effet. Mais ce n’est pas la philosophie du test et des profils d’apprentissage qui est tout autre.
      La connaissance de la façon d’apprendre chez l’élève (ou de son profil d’apprentissage) doit amener à sa responsabilisation et à son l’autonomie.
      Il est important qu’à l’issue des résultats, l’élève s’interroge et engage une forme d’introspection sur sa façon d’apprendre, sur ses méthodes d’apprentissage, sur ses méthodes de travail. Son professeur doit agir dans ce sens.

      Sinon, cela fait des élèves consommateurs, qui seront habitués à être assistés. Alors une habitude négative risque de s’ancrer. C’est une dérive en général dans l’éducation (et cela n’épargne pas la formation) que l’on retrouve beaucoup.

      D’autant que par expérience, les élèves adorent cette responsabilisation.
      Donc, comme annoncé, le test donne une tendance (même s’il est juste à 90%) qui doit amener à une réflexion. Dont la première : est-ce que je m’y retrouve dans ces résultats ?
      Outre le fait que l’on ne peut pas faire un test plus long, cette marge « d’erreur » de 10% / 15% sa raison d’être afin d’éviter de faire du test une « religion » (rien de péjoratif à cela).

      • André Glardon says:

        Bonjour !

        Merci une nouvelle fois pour vos commentaires !

        A propos des % pour les aspects complémentaires, je comprends bien pour les « élèves ».
        Ayant effectué le test en tant qu’enseignant, les autres % m’auraient bien intéressés …
        Ceci d’autant plus que j’avais passé le test de base, dans un premier temps … et que les résultats des 2 tests sont différents (avec quelques ressemblances néanmoins …)

        C’est peut-être en raison de la « marge d’erreur » de 10 à 15% ? Mais là aussi, les autres % permettraient éventuellement, me semble-t-il, un éclairage supplémentaire. D’autant plus que les autres % sont de toute façon entre vos mains …

        A part cela, j’apprécie l’accent mis sur la responsabilisation de l’utilisateur et de tout faire pour éviter de faire du test une « religion » (sans être péjoratif, le terme évoque bien les dérives auxquelles cela pourrait amener !)

        Bien à vous.
        André

        • Bonjour André,

          Merci pour votre remarque.

          C’est peut-être en raison de la « marge d’erreur » de 10 à 15% ?

          La marge d’erreur a deux raisons :
          1. C’est de ne pas faire du résultat du test une « religion », et d’inciter à une responsabilisation de l’apprenant. Le résultat du test donne la direction, c’est une sorte de boussole. Mais à l’apprenant de faire le chemin, de prendre la route. Le test ne le fera pas pour lui. Par contre l’apprenant pourra toujours se tourner vers son professeur pour avoir un « coup de main » sur la direction à prendre.
          La mauvaise démarche (que j’ai pourtant vue) est de se dire « ton profil d’apprentissage est X car c’est le résultat du test ».
          La bonne démarche : « Est-ce que les résultats du test te parlent ? Est-ce que tu te reconnais ? Est-ce que profil principal est plus fort ? Est-ce que le profil secondaire joue un rôle chez toi ? « 

          2. Le format internet ne permet pas d’avoir les questions supplémentaires. L’élève décroche au bout de 20 minutes en moyenne. Et, en voulant avoir un résultat plus précis, il se produirait le contraire, car l’apprenant aura tout simplement décroché.

          En espérant avoir pu vous éclairer.

          Bien cordialement

          Jean-François

  2. André Glardon says:

    Bonjour,

    Très heureux de vous avoir entendu à propos de la plasticité du cerveau (à laquelle je crois depuis longtemps).
    Mais… cela me paraît en contradiction avec ce que vous affirmez dans une autre vidéo :
    il ne faudrait passer le test des profils d’apprentissage qu’une fois, car le résultat ne changerait pas par la suite.
    Qu’en pensez-vous ?

    D’autre part, vous évoquez l’intelligence kinesthésique de Gardner en précisant son lien avec les mouvements du corps.
    Cependant, dans une autre vidéo, vous dites, à propos des personnes ayant un profil « kinesthésique » :
    « Cette dénomination « kinesthésique » a beaucoup de significations, comme le toucher. De nombreux modèles de profils d’apprentissage anglo-saxon reprennent ce terme de «kinesthésique» dans le sens d’apprendre en bougeant ou le fait d’être manuel.Ce n’est pas du tout la définition que j’en ai. »
    Vous précisez que les personnes « kinesthésiques » ont besoin d’assimiler l’information de manière structurée, en ayant du sens, ont besoin d’avoir une explication de l’essentiel répondant au « pourquoi ».
    N’est-ce pas en contradiction ?

    Grand merci pour votre éclairage !
    Meilleures salutations.

    André Glardon

    • Bonjour André,

      Vos questions sont très pertinentes et intéressantes.

      Mais… cela me paraît en contradiction avec ce que vous affirmez dans une autre vidéo :
      il ne faudrait passer le test des profils d’apprentissage qu’une fois, car le résultat ne changerait pas par la suite.
      Qu’en pensez-vous ?

      Comme je l’explique dans mes formations, ou dans le livre, les profils d’apprentissage ne changent pas, car de véritables autoroutes neuronales se sont constituées. Ainsi, il est très difficile d’en sortir d’autant que le profil d’apprentissage est inconscient et que le cerveau ne voit aucune raison d’en sortir.
      Par contre le profil d’apprentissage évolue avec le temps : vous avez les mêmes forces inconscientes qui génèrent les mêmes valeurs, mais pouvant amener à des comportements différents.

      Un exemple avec le profil d’identité de type « émotionnel ». La force (inconsciente) de ce profil est de fuir la culpabilité (les personnes de ce type ont une sainte horreur d’être responsables de quelques choses à l’extérieur d’eux). Très souvent, les jeunes élèves de ce profil vont réagir ainsi : « Ce n’est pas de ma faute, je n’ai rien fait! » Même pris la main dans le sac! SI vous avez été enseignants, vous connaissez cela. La même personne 10 ans, voire 20 ans plus tard aura trouvé un moyen plus vertueux ne pas être « coupable » : c’est d’être hyper honnête », d’être carré. Ainsi à 15 ans, la personne a eu un comportement de déni, 20 ans plus tard, elle a un comportement totalement différent. Mais la force sous-jacente sera la même.
      Donc le profil ne change pas, il évolue. De nouvelles connexions neuronales se seront créées, d’autres resteront figées, et enfin certaines auront été détruites. On reste dans la plasticité du cerveau.

      La plasticité concerne aussi d’autres domaines : apprendre ou désapprendre quelque chose. Des connexions neuronales se créent ou se détruisent, dans le bon ou mauvais sens d’ailleurs. Enfin la plasticité n’exclut pas aussi le fait qu’il n’y ait aucune évolution chez certains, car leur cerveau n’a pas été sollicité à de nouveaux apprentissages.

      D’autre part, vous évoquez l’intelligence kinesthésique de Gardner en précisant son lien avec les mouvements du corps.
      Cependant, dans une autre vidéo, vous dites, à propos des personnes ayant un profil « kinesthésique »

      Le terme kinesthésique est un terme générique qui a des sens assez différents selon le contexte et l’auteur. il a un sens différent chez Howard Gartner, en PNL (Programmation Neuro Linguistique), dans le modèle des profils d’apprentissage de Fleming & Mills ou enfin dans les 7 profils d’apprentissage que vous connaissez bien.

      Le modèle des profils d’apprentissage de Fleming & Mills est très critiqué, car ne correspondant à aucune réalité scientifique : la mémoire visuelle, auditive ou encore kinesthésique n’existe pas.
      En francophonie, depuis la sortie du livre des 7 profils d’apprentissage en 2005, beaucoup ont repris le terme kinesthésique en le sortant du modèle des 7 profils d’apprentissage pour en faire une interprétation toute personnelle qui se rapproche de celle de Fleming & Mills ou d’Howard GARTNER. Mais qui n’ont plus rien à voir avec les 7 profils d’apprentissage que je développe.

      Ainsi cela crée beaucoup de confusion, j’en suis conscient. Hélas, c’est quelque chose que je ne peux contrôler. Je vais faire une vidéo pour expliquer tout cela et y apporter des précisions utiles.

      En espérant avoir pu vous éclairer.

      Meilleures salutations,

      Jean-François

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