Pendant le sommeil, nous sommes sensoriellement coupés du monde extérieur à moins que le réveil ne nous tire brusquement d’un rêve. Cependant, parfois, la sonnerie est intégrée au rêve, ce qui laisse présager un lever plutôt précipité !

Des scientifiques de l’Institut Max-Planck de Recherche en Psychiatrie de Munich viennent de montrer, pour la première fois, comment le cerveau humain se comporte pendant les rêves. Pour cela, ils ont enregistré la réactivité cérébrale de personnes endormies à l’aide de l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Ils ont étudié, tôt le matin, le sommeil REM ou sommeil paradoxal, généralement associé à des mouvements oculaires rapides (Rapid Eye Movement). C’est pendant cette phase que les rêves sont intenses et, par conséquent, que l’activité cérébrale est importante. Cependant l’individu est soumis à une paralysie temporaire qui l’empêche de vivre physiquement le contenu de son rêve.

Les scientifiques ont fait une découverte intéressante : le sommeil REM pourrait être divisé en deux phases distinctes. Lorsque les mouvements des yeux sont particulièrement rapides, l’activité dans certaines régions du cerveau est très intense. Les bruits soumis à ce moment-là (sons répétitifs ou mélodie au piano, pour cette expérience) sont totalement occultés par le cerveau. Il s’agit du sommeil REM « phasique ». Ces phases pendant lesquelles le dormeur est insensible aux manifestations extérieures sont répétées mais toujours brèves, et entre deux d’entre elles, les stimuli sensoriels peuvent être traités. On parle alors de sommeil REM « tonique », caractérisé par une absence de mouvements oculaires rapides.

Texte: Anaïs Manin

Origine: – Ambassade de France en Allemagne / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/42018.htm

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