GF_2013_05_03_burnoutLes études supérieures demandent beaucoup de travail et génèrent du stress qui peut aboutir au burnout

Burnout : une expression de l’échec de ses propres attentes

Le principal symptôme du burnout est une fatigue continue, accompagnée d’un épuisement mental ou d’une démotivation constante. Par suite, l’affaiblissement de la performance s’accompagne souvent d’une dépression, ainsi que d’une incapacité à mobiliser ses ressources intérieures pour répondre aux exigences des études supérieures. Si vous êtes concerné par, au moins, l’un de ces symptômes, réagissez vite pour y remédier: le burnout est surtout une expression de l’échec de vos propres attentes.

Si vous vous êtes fixé la barre plus haut que vous n’êtes capable de la franchir, abaissez-la et n’hésitez pas à faire quelques pas en arrière. Si vous le pouvez, prenez des vacances et changez d’univers pendant quelques jours, en essayant de vous reposer et de vous changer les idées.

Si vous pensez que vous n’en avez pas le temps, ayez conscience que vous en avez vraiment besoin ! Durant ce temps libre, rompez réellement avec vos habitudes, pensez de manière positive et faites enfin les choses que vous aimez, ce qui vous permettra d’évacuer le stress lié aux études. Pendant ces moments de détente, revoyez, une fois de plus, la liste de vos objectifs, en réfléchissant sur vos propres attentes et celles de votre entourage. Pourquoi avez-vous choisi ces études ? Votre
future profession vous intéresse-t-elle
véritablement ?

Le burnout : signe d’un désintérêt

Souvent, l’épuisement est le signe que nous faisons régulièrement une chose pour laquelle nous n’avons ni goût ni intérêt.

Tel était exactement mon cas quand, alors que je détestais le piano, j’ai été obligée par ma mère à jouer durant des heures afin de préparer mes cours pour l’école de musique, ce qui générait chez moi un sentiment de frustration et d’épuisement jusqu’à ce que je fasse plusieurs burnout consécutifs. Tout cela s’est arrêté d’un seul coup, une fois l’école de musique terminée. À ce moment-là, j’ai ressenti un vrai soulagement, car j’ai pu enfin m concentrer sur les choses véritablement importantes pour moi.

Si vous vous reconnaissez dans cet exemple, je vous incite absolument à réfléchir à une réorientation pour pouvoir exercer une profession qui vous procurerait une véritable satisfaction. Pour cela, je vous propose de revoir le chapitre 1 de ce livre. En revanche, si les études que vous avez choisies vous plaisent mais que vous vous sentez quand même épuisé par la quantité de travail et les révisions, abandonnez le perfectionnisme ! Allégez votre emploi du temps et posez-vous cette question : « Est-il
nécessaire que je continue
à ce rythme ? ».

Souvent, le surmenage provient aussi de la dispersion, de l’incapacité à distinguer les tâches essentielles de celles qui ne sont que secondaires. Pour éviter ce piège, ne vous concentrez que sur ce qui est indispensable pour la réussite de vos études ! Vous ne pouvez pas être le meilleur partout, de ce fait, définissez vos priorités en évitant de vous disperser.

Le manque de temps est la principale raison du surmenage chez les étudiants. Apprenez à mieux planifier votre journée et à vous adapter aux circonstances nouvelles et imprévues.

 Des solutions simples

Définissez chaque jour une ou deux tâches essentielles et si, après les avoir accomplies, vous êtes trop fatigué pour faire les autres, repoussez-les ou abandonnez-les, sans regret et sans culpabiliser. Si vous êtes surmené, votre santé devra être la priorité absolue.

Ensuite et surtout, consacrez un espace qui vous soit propre pour travailler et qui vous évitera d’être dérangé par votre entourage. Parfois, quand vous révisez, même ceux qui vous sont chers peuvent devenir un facteur de distraction considérable. Personnellement, je ne peux pas me concentrer sur mon travail avec une autre personne qui téléphone ou, pire, qui regarde la télé dans la même pièce. Si vous ne le pouvez pas non plus, apprenez aux autres à vous respecter et à vous laisser tranquille lorsque vous travaillez.

Enfin, reprenez progressivement confiance en vous et soignez votre amour-propre ! Ne mesurez plus votre propre valeur en fonction de vos notes, ne soyez pas trop dur avec vous-même et ne vous attendez pas à tout réussir. En revanche, si l’échec devient permanent, analysez la situatio et demandez-vous comment vous pouvez y remédier.

Dossier : Antoinette CHAMPCLOS

On demande aux élèves d’apprendre, de travailler et de réussir. Mais on leur donne rarement la méthode pour cela. Comment apprendre à travailler – tout en continuant à s’amuser ? Voici la méthode d’Antoinette Champclos, qui concilie différentes cultures et façons de penser et de travailler (soviétiques, allemandes, françaises, anglo-saxones). L’auteur traite de l’aide au choix d’orientation, du comportement en situation, des techniques de motivation aux efforts, de la programmation du travail, des méthodes de prise de notes, des révisions et des examens, des stratégies relationnelles, de la mobilisation des forces conscientes et subconscientes, de la maîtrise des émotions, de la gestion des échecs et des stratégies latérales…



 

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