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Comment créer du lien avec ses élèves, qu’ils soient écoliers ou étudiants ? Comment apaiser les tensions et susciter chez eux plus d’attention et de concentration en salle de classe ? Voici 3 principes simples.

 

Beaucoup d’enseignants, de formateurs en centre de formation se sentent parfois impuissants quand il s’agit de rejoindre leurs élèves.

Les enseignants, les formateurs sont beaucoup plus que des personnes qui se contentent de dérouler un programme et de donner des notes.

Ce qui est surprenant c’est qu’il y a des élèves qui aiment aller à l’école, et ce ne sont pas forcément les premiers de la classe. Un grand nombre sont issus même d’un milieu social défavorisé. Pour ces élèves, l’école est la meilleure partie de leur journée parce qu’elle offre une évasion de leur vie à la maison, d’une condition familiale difficile voire misérable. Mais ils n’en parlent pas ! Silence, car c’est une partie d’eux-mêmes qu’ils veulent cacher.

Il est donc important de comprendre qu’il y a tellement plus pour les élèves que la vie qu’ils mènent en classe, et il est important de s’intéresser à un élève en dehors des journées de cours. Voici trois choses simples qu’un enseignant, un formateur de CFA, peut faire pour communiquer avec les élèves et leur faire savoir que l’école est bien plus qu’un bulletin scolaire.

Les cinq premières minutes

Le principe des cinq premières minutes est une chose simple que tout enseignant, que tout formateur peut faire dans sa classe. Ces cinq premières minutes sont utilisées pour engager les élèves, les étudiants dans une conversation hors contexte éducatif, une conversation plutôt personnelle. On peut parler aussi bien de leur journée de jeux, de musique, de programmes télévisés, de sports, de films et de tout ce dont ils voudront discuter. Cela peut être que quelques minutes avec une poignée d’élèves seulement ou une discussion plus généralisée avec l’ensemble de la classe sur un évènement d’actualité.

On peut apprendre beaucoup de choses sur ses élèves dans ces quelques minutes chaque jour. Vous serez surpris. On découvre très vite, à travers certaines réponses, que certains n’ont pas une vie facile. Par exemple, si un élève parle de babysitting le soir pour ses frères et sœurs, on  peut deviner que les parents travaillent tard. S’ils parlent toujours des nouveaux livres qu’ils lisent on peut compter sur eux pour être des leaders dans la discussion de classe.

On peut établir des liens solides avec les élèves. C’est plus important qu’il n’y paraît. Car pour beaucoup leur motivation est liée à l’affectif : « J’aime bien le prof donc je suis content d’être ici, donc je suis plus disposé à apprendre et à être attentif ». Dans ce contexte, l’aide est possible et efficace de surcroit : les élèves ont confiance en leur enseignant, leur formateur parce qu’il les écoute.

Participer aux activités hors l’école

C’est peut-être le point le plus difficile à appliquer car il demande du temps et qu’en tant qu’enseignant ou formateur les journées ne limitent pas aux 18 h de cours, loin de là, et sont chargées. Cela peut être le fait d’assister à une représentation de théâtre, musicale (concert), une compétition sportive etc.
 
Il est important de s’intéresser à ce que les élèves aiment si vous voulez qu’ils prennent un intérêt dans ce que vous aimez. Rares voire inexistants sont les élèves qui n’étaient pas contents de voir un professeur à l’un de leurs événements. C’est un acte simple de montrer que les étudiants sont importants.
 
L’autre raison importante de la présence du professeur à ces événements est de connaître la famille. C’est une occasion d’interagir avec les parents des élèves dans un cadre informel. C’est une belle façon de rester en contact et d’avoir des conversations sur leur enfant. Il est possible de partager de l’information sur les questions de classe et les questions à familiale. C’est un contexte propice pour que l’enseignant, le formateur puisse « travailler », collaborer avec la famille. Les parents se sentent beaucoup plus à l’aise pour parler avec l’enseignant que dans une salle de classe ou au sein d’un établissement.

Le mieux est de participer et de prendre part à un évènement qui implique un ou plusieurs élèves. Par exemple, participer à un match de hockey sur gazon à 7 h 30 le mercredi soir est une façon de montrer de l’investissement. Cette présence et cette participation à des événements extra scolaires sont un moyen sûr de montrer aux élèves et aux parents que le professeur, le formateur est  impliqué. Bien attendu cela demande une bonne gestion du temps et une bonne organisation personnelle de la part de l’enseignant, du formateur.

Être disponible

Se rendre disponible est la meilleure façon d’établir un lien avec les élèves. Pas besoin de tenir une permanence. Simplement indiquez que vous êtes disponible en salle des professeurs ou en salle des formateurs à partir de 7h30 soit une demi-heure que les cours commencent.

Mais attention, si vous indiquez que vous disponible, il faut que vous le soyez effectivement. Durant cette période, ne privilégiez pas une discussion avec un de vos collègues à celle que vous devriez avoir avec votre élève. Il suffit parfois d’une seule fois « Il a dit qu’on pouvait le voir et lui parler mais je me suis fait rejeter ». Même si ce n’est pas le cas ou l’intention, c’est en tout cas ce que l’élève percevra et répétera à ses camarades. Il faut vraiment être rigoureux.

Il est possible aussi de donner un courriel dédié aux élèves afin qu’ils puissent poser leurs questions pour fixer un rendez-vous. Il est même surprenant de voir combien d’étudiants profitent de la porte ouverte. Mais là encore une bonne gestion du temps et de l’organisation personnelle sont essentielles.

La confidentialité
Durant ses entretiens il peut être question de tous les sujets. La plupart du temps il s’agit de questions personnelles. L’élève se livre car il a confiance, car un lien s’est créé. Alors il va de soi que les propos et la conversation doivent rester absolument confidentielle.
Ce temps de disponibilité, crée des liens importants avec les étudiants qui permettent non seulement de les aider dans leurs problèmes, mais aussi de les engager dans la salle de classe.
Conclusion : ces trois choses sont très différentes les unes des autres et nécessitent des efforts différents à mettre en œuvre.
À première vue, cela semble être une perte de temps, un investissement un peu couteux. Cela est vrai sur le court terme. Mais à moyen terme c’est un gain de temps énorme : il y a moins de problèmes de discipline, les élèves sont plus concentrés, plus attentifs. Faire cours devient plus simple et plus efficace. Le matin il n’y a plus ces 10 minutes de perdues pour faire Régner un semblant d’ordre dans la classe. Il n’y a pas beaucoup moins de temps à passer dans la résolution de conflit souvent basée sur des futilités et des malentendus.

Texte et origine : Nicholas Provenzano – Enseignant et formateur en d’Anglais à Grosse Pointe South High School dans le Michigan (États-Unis) – Voir son blog

 

4 Comments

  1. Chystine Bouchard says:

    bonjour,
    votre article déclenche de belles réflexions.
    Attention, vous parler d’éducation « apprendre à apprendre » et il y a plusieurs fautes dans votre texte…tention au lieu de tension…aille. … »les jours d’être la personne… » qu’est ce que vous voulez dire?… et quelques autres fautes ou oublis de mots.

    • Bonjour, merci de cette remarque utile. Nous avons fait la correction.
      J’imagine que vous avez écrit de façon un peu rapide. On ne peut pas corriger.

  2. Merci de votre pédagogie , de motivation des élèves afin de leur préparer a apprendre , je V ouderais savoir si vous avez des techniques a créer des stratégies d’apprentissages chez les élèves.
    Merci.

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