2016_10_12_vitamine_dLa vitamine D a un lien avec la dépression. Une personne ayant un faible taux de vitamine D dans le sang a 41% plus de chance d’être déprimée.

Suite à une étude réalisée à Tromsø sur 12.984 hommes et femmes âgés de 30 à 87 ans concernant la joie et la dépression, Marie Kjaergaard, étudiante en doctorat à l’UiT (Université de Trømso), a réalisé que le taux de vitamine D dans le sang des personnes ayant répondu qu’ils se sentaient déprimés était globalement plus faible. « La vitamine D a un lien avec la dépression. Une personne ayant un faible taux de vitamine D dans le sang a 41% plus de chance d’être déprimée. », dit Marie Kjaergaard. « Nous réalisons une étude sur 347 personnes, dont la moitié a reçu de la vitamine D, et l’autre moitié un placebo. Ces personnes sont suivies pendant 6 mois au travers de questionnaires et d’entretiens avec un psychologue. », ajoute-t-elle.

 Les 40-50 ans et les jeunes adolescentes

Les résultats de recherche de Joar Vittersø, chercheur en psychologie à l’UiT sur la thématique du bonheur, montrent que deux catégories sont majoritairement touchées par la dépression : les 40-50 ans et les jeunes adolescentes. Une enquête globale sur la jeunesse a enregistré le taux de vitamine D de plus de 1000 adolescents âgés de 15 et 16 ans. Les résultats de cette étude sont toujours en cours d’analyse

Vitamine D : pas un traitement contre la dépression

Outre par l’alimentation, le corps humain synthétise surtout la vitamine D quand il est exposé au soleil. En été, lorsque le soleil est haut, la peau créé beaucoup de vitamine D. En hiver, l’ensoleillement dans les pays nordiques est trop faible pour que le corps développe des quantités suffisantes. Marie Kjaergaard précise que la vitamine D n’est pas un traitement contre la dépression, mais puisque les dépressifs sont susceptibles d’avoir de faibles taux dans le sang, il peut être sage de prendre des compléments, sous forme d’huile de foie de morue par exemple, pour la prévention d’autres maladies, en particulier durant les saisons peu ou pas ensoleillées.

Un ancien chercheur de l’UiT, Kåre Edvardsen, a suivi 42000 femmes âgées de 40 à 70 ans pendant plus de 8 ans. « En raison du manque de soleil, on pourrait croire que plus on va vers le Nord, plus le taux de vitamine D dans le sang des populations est faible. C’est en fait l’inverse ! Les résultats de mes recherches montrent un teneur en vitamine D plus importante chez les femmes du Nord. », dit-il. Il attribue ces résultats au régime alimentaire, et précise qu’une autre raison pourrait être la faculté des populations scandinaves à profiter du moindre rayon de soleil alors que celles des régions ensoleillées recherchent plutôt l’ombre.

 

Texte: Stanislas MERLET

Origine: – Ambassade de France en Norvège / ADIT – http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/70213.htm

 

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