Comment lutter contre l’échec scolaire chez les communautés minoritaires ? Le sommet « National High School » qui s’est tenu à Washington, D.C., avait pour but de répondre à cette question.

Aux Etats-Unis le fossé éducatif entre les blancs et les communautés minoritaires se creuse. Les communautés noire et hispanique connaissent un fort taux d’échec scolaire. D’où l’initiative du sommet « National High School ». Le thème phare de cette grande réunion est de savoir par quel moyen il est possible de lutter contre l’échec scolaire chez les minorités, mais aussi comment réduire l’écart éducatif avec le reste des écoles américaines.

Le problème ne tient pas tant aux résultats scolaires des minorités qu’à l’absentéisme. Le proviseur Earl Watkins, de l’école élémentaire de la ville de Jackson, fait remarquer que durant une année scolaire les enfants des minorités passent seulement 17% de leur temps à l’école. Les 83% restants ils sont chez eux, dans leur communauté.

Pour lutter contre l’échec scolaire, l’un des objectifs de ce sommet est d’élaborer une stratégie pour inciter les enfants des minorités à se rendre le plus régulièrement possible à l’école, et surtout les intéresser à l’apprentissage, à apprendre. Comment élaborer cette stratégie ? En prenant exemple sur les écoles qui ont déjà réfléchi à la question et qui ont mis un programme en place. C’est le cas par exemple du lycée « El Camino » en Californie qui travaille et agit depuis plus de 20 ans sur la question, et dont le proviseur a été à l’honneur durant ce sommet. Sa philosophie est toute simple : pour lui l’échec scolaire n’est pas une question de fatalité. L’échec scolaire n’est certes pas facile à combattre, cela demande de la patience et de l’engagement.

 

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