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2015_03_03_echec_scolairePourquoi la qualité de la communication est importante avec les enfants en échec scolaire ? Mais il ne s’agit pas ici de communiquer pour communiquer ou de se positionner en tant qu’adulte. Il est plutôt question de reconnaissance.


Un besoin que l’on « s’intéresse » à eux

« Les jeunes abordent l’âge adulte sans avoir la moindre notion de ce que peuvent être les interactions humaines et personnelles. J’ai souvent l’impression que notre système éducatif vise avant tout à préparer les individus à vivre isolés dans des cages. » Carl Rogers

Les enfants en échec scolaire ont énormément besoin que l’on « s’intéresse » à eux. Ils doivent se sentir reconnus en tant qu’individus, compris dans leurs difficultés scolaires. Leur agressivité souvent manifestée, n’est la plupart du temps qu’un cri de souffrance.

Ils attendent en fait qu’on les écoute et qu’on les aide. Ils veulent se sentir « importants » pour les enseignants.
De nombreuses recherches menées aux Etats-Unis ont mis en évidence que la réussite scolaire et le comportement des élèves en classe sont influencés par la qualité de la relation enseignant-élèves.

Suite à ses nombreux travaux de recherche sur la motivation des enfants, Deborah Stipek a démontré l’importance pour les enseignants d’établir des relations de qualités avec les élèves : « Les enseignants travaillent davantage avec des enseignants qui les traitent en tant qu’individus et qui s’intéressent à leur vie personnelle en dehors de l’école ».

Plusieurs études menées aux Etats-Unis montrent également qu’un élève qui a établi de fortes relations avec ses professeurs et ses camarades de classe, et qui se sent parfaitement intégré dans son établissement, a moins de chance de tomber dans des travers comme la violence, le vandalisme, l’usage des drogues, le suicide, la déprime, l’arrêt prématuré de ses études.


La vraie communication parents-enfants

Il est important de mettre en place un moment privilégié de temps de rencontre régulier entre l’enfant et ses parents : une fois par semaine ou tous les jours selon la disponibilité des parents. La durée de ces échanges devra être fixée à l’avance et le lieu aussi. Une certaine solennité et un certain sérieux doivent entourer cette rencontre parents – enfants. Amorcez cet échange dans une relation de confiance en montrant à votre enfant qu’il peut être écouté et accepté tel qu’il est.

Au cours de ce temps de communication, l’enfant doit avoir la certitude qu’il sera réellement écouté et entendu. Il est en effet important pour l’enfant d’obtenir de la part des parents une écoute de qualité. Evitez d’interpréter les paroles de votre enfant en fonction de votre logique d’adulte. Evitez de lui couper la parole et de le contredire systématiquement.

Au contraire, aidez votre enfant à structurer sa réflexion et à prendre lui-même ses décisions. Cette rencontre n’est pas un « recadrage ». Ne soyez jamais dans le jugement. Ne tombez jamais dans les propos moralisateurs et, surtout, ne culpabilisez pas votre enfant. Ayez en permanence de la bienveillance et de l’empathie vis-à-vis de lui. Prenez ce qui vient. Ne forcez jamais à la confidence. Votre enfant n’attend pas forcément de votre part des réponses précises ou des solutions à des questions.


Une écoute active

Une écoute attentive et un regard positif et bienveillant sont tout aussi importants pour lui. N’oubliez jamais que la forme de l’entretien est plus importante que le contenu. N’oubliez jamais que vous êtes ses parents, non pas ses professeurs. Il a énormément besoin de ressentir que vous l’aimez. Il doit en permanence ressentir qu’il est très important pour vous. Il est aussi très important de savoir conclure cet entretien.
Terminez toujours par du positif. « Nous sommes persuadés que tu peux progresser.

Quoiqu’il arrive, nous allons tout faire pour que tu y arrives. Nous te faisons confiance. N’hésite pas à nous demander de l’aide si tu rencontres un problème.
Mais les parents ne sont pas les copains des enfants ! il faut éviter d’établir une relation de copain-copain car on installerait une relation de complicité qui empêcherait les parents de jouer leur rôle structurant. On peut être énormément à l’écoute de son enfant, avoir beaucoup d’empathie vis-à-vis de lui, mais il ne faut pas oublier que le rôle des parents est de donner des repères et de fixer des limites. Un adolescent a besoin de limites. Il apprend à se structurer en s’opposant à l’adulte.

 

Dossier : Louis MUSSO

Louis MUSSO a été professeur d’EPS à l’université Paul Sabatier à l’UFR sport. Aujourd’hui à la retraite, il est aussi Sophrologue Caycédien Master Spécialiste. Il est persuadé que la plupart des enfants ont une intelligence normale. Il pense que la plupart de leurs échecs scolaires sont la conséquence d’une mauvaise gestion de leurs émotions.


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