2015_09_22_mentaleLa majeure partie des gens sont bloqués quand ils essayent (ou veulent) dépasser leurs limites, et voici pourquoi.

Si vous essayez de pousser vos résultats le plus loin possible, d’augmenter vos revenus, d’améliorer vos notes en classe, de vous surpasser dans la réalisation de vos projets personnels, ou d’améliorer vos performances même sportives, souvent vous êtes confronté à un grand obstacle, et il n’est pas forcément celui que vous croyez. L’obstacle qui vous empêche d’atteindre ce point où vous désirez arriver n’est pas forcément lié à l’objectif lui-même, mais cet obstacle est ailleurs, et voici où il se trouve.

Parce qu’ils pensaient que c’étaient impossible

Avant la date du 6 mai 1954, les coureurs (et les divers experts avec) pensaient qu’il était physiquement impossible de battre le record de 1 600 mètres en 4 minutes. Personne n’avait jamais réussi à parcourir cette distance en si peu de temps, et tout le monde pensait alors que c’était impossible. Même des médecins affirmèrent, avec conviction, qu’il s’agissait d’une limite physique, infranchissable. Mais alors… Le 6 mai 1954, Roger Bannister, dans une course au stade d’Iffey Road à Oxford, a battu le record. Après lui, 16 autres coureurs ont parcouru 1 600 mètres en moins de 4 minutes, démontrant que la limite n’était pas physique, mais mentale. Démontrant que la limite ne se trouvait pas où on disait, mais qu’elle se trouvait, dans la tête. Parce qu’on est incapable d’accomplir ce que l’on croit impossible, et qu’une fois qu’on est convaincu qu’on peut en fait y arriver, tout change avec, ça devient possible.

 Il pensait avoir un QI inférieur à la moyenne

Un autre exemple. Dans son livre Maximum Achievement, Bryan Tracy raconte l’histoire d’un étudiant qui entre à l’université après avoir passé un test. Le résultat de ce test indique qu’il fait partie du « 99th percentile », c’est-à-dire que ses compétences intellectuelles sont supérieures à celles de 99% des étudiants testés. Problème, l’étudiant avait mal lu son évaluation, et avait compris que son QI était de 99… soit en-dessous de la moyenne de la population. Du coup, parce qu’il était alors convaincu d’avoir une intelligence médiocre, les résultats de son premier semestre étaient tout simplement catastrophiques. Catastrophiques jusqu’à ce qu’il se rende compte de son erreur, et qu’il réalise que d’après les résultats du test, et contrairement à ce qu’il avait cru, en fait il était doué d’une intelligence, rare. La suite ? Immédiatement, ses résultats sont passés d’un niveau médiocre à un niveau exceptionnel. Il a absolument pulvérisé toutes les matières, y compris celles qui l’avaient terrassé…au moment où il se croyait incapable. De médiocre à exceptionnel, simplement en changeant de convictions sur ce dont il était capable d’accomplir, simplement en changeant la façon dont il se voyait.

 La limite mentale

La limite n’était pas intellectuelle : elle était mentale. Parce qu’encore une fois, on est incapable, bien plus que tout ce qu’on peut penser, d’accomplir ce que l’on croit impossible. « Croyez que vous faites partie des meilleurs, qu’en continuant de persévérer vous ferez partie des meilleurs, et vous le ferez. Croyez le contraire, et vos résultats descendront même en dessous de ce que vous avez actuellement !» Regardez dans votre vie, regardez tous les projets que vous avez eu à accomplir. Il vous est certainement arrivé, comme à moi aussi, de dépasser une certaine limite (ou d’accomplir quelque chose) qui auparavant vous semblait infranchissable, n’était qu’un rêve pour vous. Puis ensuite de vous rendre compte que ce n’était pas si « impossible » que ça, au point où c’est devenu non plus comme une limite haute pour vous, mais plutôt comme quelque chose d’un niveau bas. Comme le minimum que vous devez faire.

Cela vous est arrivé plusieurs d’ailleurs, n’est-ce pas? Par exemple ce jour où vous avez réussi à pédaler un vélo et même d’accélérer, sans tomber. Comme ce jour où vous avez réussi à valider correctement cette matière qui avant vous faisait si peur. Souvenez-vous de ce jour où vous avez réussi à acheter, de vous-même, un habit, un appareil, un livre de classe, grâce à votre propre argent. Comme ce jour où vous êtes devenu pour la première fois un élève du lycée ou du secondaire.

Pour une première fois en tant qu’étudiant de niveau universitaire. Souvenez-vous, comment vous sentiez-vous? Comme ayant vraiment franchi une étape dans votre vie, n’est-ce pas? Pourtant cela vous paraissait avant, comme un rêve… Du coup, lorsque vous dépassez toutes ces limites, il vous parait tout simplement impossible de revenir en arrière. Vous pouvez désormais conseiller quelqu’un qui veut aussi être là où vous êtes arrivé, pour lui dire à votre tour, que ce n’est pas impossible. Vous êtes convaincu au fond de vous que si c’était à recommencer à partir de zéro, certainement vous y arriveriez de nouveau: la barrière, la limite s’est alors transformée en minimum acceptable. La limite n’était pas intellectuelle : elle était mentale. Parce qu’encore une fois, on est incapable, bien plus que tout ce qu’on peut penser, d’accomplir ce que l’on croit impossible. Et une fois qu’on est convaincu qu’en fait on peut y arriver, tout change avec, ça devient possible.

 Parce que la tâche est probablement plus facile à accomplir que ce que vous pensez

La limite n’était pas intellectuelle : elle était mentale. Parce qu’encore une fois, on est incapable, bien plus que tout ce qu’on peut penser, d’accomplir ce que l’on croit impossible. « Croyez que vous faites partie des meilleurs, qu’en continuant de persévérer vous ferez partie des meilleurs, et vous le ferez. Croyez le contraire, et vos résultats descendront même en dessous de ce que vous avez actuellement !» Regardez dans votre vie, regardez tous les projets que vous avez eu à accomplir. Il vous est certainement arrivé, comme à moi aussi, de dépasser une certaine limite (ou d’accomplir quelque chose) qui auparavant vous semblait infranchissable, n’était qu’un rêve pour vous. Puis ensuite de vous rendre compte que ce n’était pas si « impossible » que ça, au point où c’est devenu non plus comme une limite haute pour vous, mais plutôt comme quelque chose d’un niveau bas. Comme le minimum que vous devez faire.

Cela vous est arrivé plusieurs d’ailleurs, n’est-ce pas? Par exemple ce jour où vous avez réussi à pédaler un vélo et même d’accélérer, sans tomber. Comme ce jour où vous avez réussi à valider correctement cette matière qui avant vous faisait si peur. Souvenez-vous de ce jour où vous avez réussi à acheter, de vous-même, un habit, un appareil, un livre de classe, grâce à votre propre argent. Comme ce jour où vous êtes devenu pour la première fois un élève du lycée ou du secondaire. Pour une première fois en tant qu’étudiant de niveau universitaire. Souvenez-vous, comment vous sentiez-vous? Comme ayant vraiment franchi une étape dans votre vie, n’est-ce pas? Pourtant cela vous paraissait avant, comme un rêve… Du coup, lorsque vous dépassez toutes ces limites, il vous parait tout simplement impossible de revenir en arrière. Vous pouvez désormais conseiller quelqu’un qui veut aussi être là où vous êtes arrivé, pour lui dire à votre tour, que ce n’est pas impossible.

Vous êtes convaincu au fond de vous que si c’était à recommencer à partir de zéro, certainement vous y arriveriez de nouveau: la barrière, la limite s’est alors transformée en minimum acceptable. La limite n’était pas intellectuelle : elle était mentale. Parce qu’encore une fois, on est incapable, bien plus que tout ce qu’on peut penser, d’accomplir ce que l’on croit impossible. Et une fois qu’on est convaincu qu’en fait on peut y arriver, tout change avec, ça devient possible. Maintenant, je voudrais que vous regardiez dans votre vie, et que vous passiez en revue tous les domaines dans lesquels vous pensez qu’il est impossible de vous dépasser. En cette période où les vacances se terminent, en cette période où vous préparez déjà votre rentrée scolaire, en cette période où les activités reprennent dans divers domaines, je voudrais que vous vous débarrassiez de vos limites, qui en fait, et encore une fois, ne sont que mentales. Il est terrifiant de constater que la plupart du temps, encore une fois, la limite est juste mentale. Et uniquement.

Souvenez-vous simplement de l’histoire du coureur et de celle de l’étudiant à chacune de ces fois où vous aurez peur de dépasser une limite. À chacune de ces fois où vous vous sentirez incapable de dépasser une note en classe, chacune de ces fois où vous vous sentirez incapable d’accomplir un de ces projets qui vous tiennent pourtant beaucoup à cœur. Souvenez-vous en, la prochaine fois où vous voudrez battre un record personnel. Parce que la tâche est probablement plus facile à accomplir que ce que vous pensez, parce que le projet est probablement plus simple que vous ne croyez, et parce que, encore une fois, quand on est convaincu qu’en fait on peut y arriver, tout change avec, tout devient possible….

Texte: Gervais Kamga (ABC champions.com)

 

 

2 Comments

  1. Merci pour cet article.
    C’est vraiment bien de rappeler le pouvoir du mental qui selon moi se décline aussi dans la motivation et la volonté. Souvent la passion est un formidable déclencheur pour exceller. Quel est ton avis sur ce point ? comment active -t-on cette force mentale ?
    Bonne soirée,
    Christelle

    • Merci pour cet avis. Effectivement le mental (la force mentale) est liée à la passion , au fait de trouver sa « voie ». Comme le disait Jacques Brel, c’est aimer (ce que l’on fait). C’était aussi sa définition du talent.
      EN terme de mental on peut se poser aussi la question des sportifs : pourquoi certains sont si forts et d’autres « fébriles ». Un exemple du sport auto (où le mental joue énormément). Qu’est-ce qui différencie un Nico Roseberg qui quitte la F1 après avoir été champion du monde 2017 et un Michael Schumacher qui l’a été 7 fois ? Parce que ce dernier aimait par dessus tout la course auto alors que Nico Roseberg voulait être un jour champion du monde. Il aime certes la course, mais pas autant qu’un Michael Schumacher. Cet exemple du sport auto peut être transposable à tout.
      Quand on aime vraiment on arrive « naturellement » à surmonter beaucoup d’obstacles. Quelqu’un que j’aime bien disait « La vie nous met à l’épreuve pour savoir si vous aimez vraiment ».

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