Comment peut-on se révéler en classe prépa en étant moyen au lycée ? Quels sont les principes clés qui permettent de réussir une classe prépa ?
 
Beaucoup d’élèves de terminale redoutent les classes Préparatoires aux Grandes écoles (ou CPGE), on observe même parfois un phénomène d’autocensure de certains à s’y inscrire. Si les prépas sont souvent vues comme un difficile moment à passer pour intégrer les cursus les plus prestigieux, elles laissent aussi de beaux souvenirs aux étudiants.
 
La question que l’on entend souvent est : ai-je le niveau pour faire prépa ? Comme le niveau est souvent déterminé par ses notes, en particulier en terminale et au bac, les professeurs, l’entourage, … simplifieront parfois l’analyse à ce seul indicateur : un tel estimera à 14 la moyenne pour entrer en prépa, un autre à 13, ou à 16. Mais une fois en prépa, vous vous rendrez compte qu’il n’y a pas que des mentions Très Bien parmi les élèves, et donc parmi les admis aux meilleures écoles. Il y a donc bien des élèves considérés comme moins excellents qui réussissent leur parcours en classe prépa.

Quelles qualités pour réussir une classe prépa ?

 Il y a un vrai palier de niveau entre le programme et les exigences de terminale et ce qui est attendu en prépa. En prépa économique et commerciale (souvent appelée prépa HEC) et a fortiori en prépa scientifique maths sup / maths « spé », les mathématiques sont d’un niveau autrement plus poussé. Les fondations sont vues au lycée mais cette fois il faut faire preuve de qualités supplémentaires.

D’une part, il faut être capable de calculer vite et bien. On sous-estime l’importance du calcul au lycée et c’est pourquoi certains élèves arrivent en prépa avec de grosses lacunes. Ici on ne parle pas de calcul mental, mais de dérivation, d’intégration, de résolution d’équations, etc. Non seulement il vous faudra aller vite, mais il faudra surtout calculer intelligemment, c’est-à-dire avec une vraie stratégie : comprendre à quel type de résultat on va arriver pour identifier la meilleure façon, ou savoir identifier quand un calcul ne mène à rien.

D’autre part, cela demande un niveau d’abstraction assez élevé. Les cours de mathématiques en prépa supposent de comprendre des notions complexes, et pour cela il faut être capable de les ramener à des objets plus concrets. En terminale, cet effort est assez peu demandé donc on ne mesure pas réellement cette compétence.

Donc si vous avez des facilités sur ces deux points, la prépa peut se révéler un bon choix pour relever le défi. En complément, il vous faudra une forte dose de travail personnel pour suivre le rythme.

Un état d’esprit propice à la compétition

L’autre dimension à prendre en compte est le volet compétition inhérent à la classe préparatoire. Bien sur, il existe dans certaines prépas un esprit de compétition entre les élèves ; toutefois, c’est très minoritaire, car en général les professeurs et les élèves forment une équipe soudée.
Malgré tout, la CPGE, par essence, est orientée vers les concours. Ainsi, des élèves peuvent se révéler quand ils ont un esprit de compétition avec eux-mêmes. Les deux (voire trois) années seront éprouvantes, et elles constituent un marathon plus qu’un sprint.
 
Si vous avez envie de tester vos limites et qu’un objectif ambitieux vous motive, la prépa peut vous permettre de vous épanouir. Cela peut être le cas de profils sportifs.

Conclusion

 Il n’appartient qu’à vous de créer les conditions pour vous révéler en prépa. Il est donc tout à fait possible de faire un bon parcours en classe prépa, même avec une mention  » assez bien  » ou inférieure. L’important est d’avoir certaines bases, en particulier en maths, et d’adopter une attitude volontaire. Tâchez donc de créer le meilleur environnement de travail et de vie pour être le plus performant possible.

Article de Rémy Dahi ( Groupe réussite)

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