Réduire l’échec scolaire est payant pour la société et les individus. Elle peut également contribuer à la croissance économique et au développement social. En effet, les systèmes éducatifs les plus performants parmi les pays de l’OCDE sont ceux qui conjuguent qualité et équité.

L’équité en matière d’éducation implique que les circonstances personnelles ou sociales telles que le genre, l’origine ethnique ou le milieu familial ne sont en aucun cas des obstacles à la réalisation du potentiel éducatif (équité) de chaque individu et à ce qu’ils atteignent un niveau de compétences minimales de base (inclusion). Dans ces systèmes éducatifs, une très grande majorité d’élèves ont la possibilité d’acquérir des compétences élevées, indépendamment de leurs circonstances personnelles et socio-économiques.

Les pays de l’OCDE sont confrontés au problème de l’échec scolaire et du décrochage

Dans les pays de l’OCDE, près d’un élève sur cinq n’atteint pas le niveau de compétences minimales de base indispensable pour fonctionner dans la société d’aujourd’hui (ce qui dénote un manque d’inclusion). La probabilité que les élèves issus de milieux socio-économiques modestes soient peu performants est deux fois plus forte, ce qui signifie que les circonstances personnelles ou sociales sont des obstacles à la réalisation de leur potentiel éducatif (ce qui dénote un manque d’équité). Le manque d’inclusion et d’équité peut aboutir à l’échec scolaire, dont le décrochage est la manifestation la plus visible. Environ 20% de jeunes adultes décrochent du système scolaire sans avoir terminé le deuxième cycle de l’enseignement secondaire.

Proportion des 25-34 ans qui n’ont pas terminé le cycle du secondaire (2d degré) en 2009

Il est rentable d’améliorer l’équité et de réduire l’échec scolaire

Les coûts économiques et sociaux de l’échec scolaire et du décrochage sont élevés. En revanche, l’achèvement réussi de l’enseignement secondaire permet aux individus d’améliorer leurs perspectives d’emploi et de mener une vie saine, et se traduit également par plus d’investissements publics grâce à une hausse de l’impôt.

L’amélioration des qualifications des individus contribue à l’émergence de sociétés plus démocratiques et d’économies plus durables, tout en réduisant leur dépendance à l’égard des structures d’aide publique et leur exposition aux récessions. Les sociétés dont la population est qualifiée sont mieux préparées à affronter la crise actuelle et les futures crises potentielles.

Investir dans l’enseignement pré-primaire, primaire et secondaire pour tous, et en particulier pour les enfants issus de milieux défavorisés, est une mesure équitable et en même temps économiquement rentable.

Politiques d’investissement dès la petite enfance et tout au long de l’enseignement secondaire supérieur

Sur le chemin de la reprise économique, l’éducation est devenue un élément central des stratégies de croissance des pays de l’OCDE. Pour être efficaces à long terme, les progrès en matière d’éducation doivent permettre à tous les élèves d’avoir accès à une éducation de qualité dès la petite enfance, de rester dans le système au moins jusqu’à la fin de l’enseignement secondaire supérieur et d’obtenir les compétences et le savoir indispensables pour une intégration réussie sur le marché du travail et social.

L’une des stratégies éducatives les plus efficaces pour les gouvernements consiste à investir dès la petite enfance et jusqu’au deuxième cycle de l’enseignement secondaire. Les politiques qui ont pour objet de s’assurer que tous les élèves atteignent au moins un niveau minimal de compétences à la fin de l’enseignement secondaire sont essentielles pour l’avancement des individus et le progrès social, et les bénéfices de ces investissements l’emportent sur les coûts.

Les gouvernements peuvent prévenir l’échec scolaire et réduire le décrochage en recourant à deux approches parallèles : cibler les établissements défavorisés peu performants et éliminer les pratiques de niveau systémique qui nuisent à l’équité. Cependant, afin de permettre aux élèves de réussir, les politiques en matière d’éducation doivent être alignées sur d’autres politiques gouvernementales telles que le logement ou les prestations sociales.

Texte: OCDE

 

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