2016_05_24_bilinguisme

 

Y a t-il un avantage à apprendre une seconde langue étrangère jeune ? Que se passe t-il au niveau du cerveau ?

Chez les personnes bilingues, plus la seconde langue a été acquise jeune, plus les aires cérébrales de compréhension et de production associées aux deux langues sont similaires. Dans le cas d’une deuxième langue apprise plus tardivement, l’imagerie cérébrale révèle que ce ne sont pas toujours les mêmes aires corticales qui sont impliquées dans la compréhension des deux langues. D’ailleurs, des personnes bilingues peuvent, suite à un traumatisme, perdre l’usage d’une seule langue, sans que la langue préservée soit nécessairement la langue maternelle.

Mais le bilinguisme est un phénomène complexe dont les bases fonctionnelles demeurent encore méconnues. Considérant par exemple que l’italien utilise des phonèmes et une syntaxe beaucoup plus proche du français que du chinois, le cerveau d’une personne bilingue français / italien fonctionnera-t-il comme celui d’un bilingue français / chinois ? Et chez ce dernier, existe-t-il des différences entre ceux dont la langue maternelle est le français et ceux pour qui c’est le chinois ? Et quel est l’effet de la fréquence d’usage d’une langue sur l’organisation cérébrale ? Comme on peut le constater, le nombre de paramètres susceptible d’influencer les aires du langage du cerveau des personnes bilingues est considérable.

 

Dossier / Texte : Bruno Dubuc Le cerveau à tous les niveaux

Bruno Dubuc

Fondateur & editeur
www.lecerveau.mcgill.ca

 

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