GF_2011_11_09_soucisÊtes-vous de ceux qui ont une prédisposition à se faire du souci ? Voici quelques astuces simples pour réduire son anxiété.

Vous êtes mère : forcement, si votre enfant est en retard, c’est qu’il a eu un accident.

Vous allez prendre l’avion : il va certainement tomber

Vous avez mal à la gorge (ou ailleurs) : c’est une maladie grave.

Votre patron vous convoque : c’est pour râler sur votre dernier dossier.

Vous vous reconnaissez ?

Certains estiment qu’une personne sur 7 passe plus de la moitié de son temps, chaque jour, à se faire du souci!!!

J’entends ici par « se faire du souci » : craindre quelque chose que nous ne pouvons pas maitriser ou une angoisse face à un problème qui n’en est pas un, c’est une peur sans solution possible.

Certains se font du souci car ils ont peur de mourir : c’est un exemple de souci qu’on ne peut maitriser. On peut agir en parti sur notre santé (en étant attentif à notre alimentation, en faisant du sport régulièrement…) mais une chose est sure est que nous allons mourir, et les proches que nous aimons également.
D’autres se font du souci dès que leur enfant a 5 minutes de retard, ou que le téléphone sonne : c’est forcement pour une catastrophe qui s’annonce. Cette peur est sans solution.

Se faire du souci peut soit ne rien changer, soit empirer la situation :

Avoir peur que l’avion tombe n’influencera en rien le fait qu’il ne tombe pas. Au pire, il peut vous empêcher de passer de merveilleuses vacances, car vous ferez le choix de ne pas partir.

Avoir peur de mal faire son travail ne permet pas de mieux le faire. Cette peur peut même augmenter le fait de mal le faire.

Attention, il est important de vouloir bien faire. Il est important de s’appliquer au maximum, de vérifier, valider, d’être à l’écoute et de rectifier si nécessaire. Mais toute cette énergie doit être appliquée sur des choses dont nous avons le contrôle.
Ceux qui côtoient ces personnes ont l’impression parfois que cette angoisse rassure ces inquiets. Comme si « se faire du souci » leur faisait du bien.

Non, cela ne fait pas du bien. Cela nuit à l’humeur, aux relations, aux compétences intellectuelles. En fait, c’est une attitude mentale qui est une contrainte interne, on en devient dépendant. Passer son énergie à avoir peur de mal faire ne sera qu’une utilisation inefficace de son temps. Mais, ne plus se faire de souci créerait un vide qui fait peur. Du coup, c’est paradoxalement rassurant d’être inquiet.

Un petit exercice pour ceux qui veulent changer cette habitude

Il s’agit d’une activité donné par des psychologues de l’Université de Pennsylvanie.
Vous allez passer 30 minutes par jour pour vous faire du souci.
Dès qu’un souci vous vient : notez le pour votre ½ heure de souci. Si vous connaissez des gens comme vous, organisez vous pour échanger vos soucis. L’idée : poser le souci pour le remettre à demain.

Là encore, je parle ici des soucis, pas des problèmes à résoudre. Le but est qu’une fois que vous aurez noté votre souci, vous pourrez passer à autre chose. Et, au fur et à mesure que vous traiterez vos « soucis » avec un peu de distance, vous vous rendrez compte que 99 % du souci que vous vous êtes fait ne s’est pas produit. Cela vous laissera le temps pour traiter les tâches utiles.

 

Dossier: Christelle BLAS

Christelle
BLAS


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