Quels sont les principaux acteurs de ce projet ?
Dagmar Wilde : Les principaux acteurs de ce projet sont le Département de l’Education de la Jeunesse et des sports du Sénat de Berlin (1), l’Université technique et enfin plusieurs grandes entreprises comme la Berliner Volksbank, la Régie des eaux de Berlin (Berliner Wasserbetriebe), le réseau des transports urbain de la ville (BVG) et le Working Smarter Group.
Quels sont les objectifs de ce projet?
Dagmar Wilde : En fait, le but principal est de raviver l’engagement citoyen vis-à-vis d’enfants en difficulté scolaire (souvent en milieu défavorisé). Beaucoup d’entre eux ont besoin d’un soutien, d’heures supplémentaires de cours après la fin de l’école. Malheureusement peu d’établissements avaient la possibilité d’offrir un tel soutien du fait d’un manque d’enseignants. Cependant, nous avons fait le constat que beaucoup de personnes de plus de 55 ans souhaitaient s’engager dans une action de proximité sortant purement du cadre professionnel. C’est ainsi qu’on leur a proposé d’intervenir en soutien scolaire. Cela concerne notamment la lecture, le suivi des devoirs tout en insufflant une motivation d’apprendre pour les enfants.
Quand est-ce que le projet a véritablement démarré?
Dagmar Wilde : La première rencontre entre des enfants et des Seniors a eu lieu le 24.10.2002.
Quelle est, concrètement, la mission des entreprises qui participent au projet?
Dagmar Wilde : Par exemple la banque Berliner Volksbank, le réseau de transport urbain (BVG) et la Régie des Eaux ont fait passer l’information à leurs clients sur l’existence du projet : « Des Seniors pour les Juniors ». Ces mêmes entreprises ont activement participé à la campagne d’information. L’entreprise Working Smarter Group a réalisé pour nous un site web : www.seniorencampus.de .
Combien de Seniors prennent part activement au projet?
Dagmar Wilde : Pour l’instant nous avons environ 53 personnes qui prennent activement part au projet et qui donnent de leur temps. Tous les Seniors qui se sont montrés intéressés ont reçu, lors d’une conférence de presse, un questionnaire sur leurs compétences. Il en ressort que beaucoup de personnes vont encore participer au projet.
A combien d’écoles profite cette initiative?
Dagmar Wilde : Le projet des « Seniors pour des Juniors » concerne directement une bonne cinquantaine d’écoles primaires. Notre campagne d’information, notamment à destination des écoles du centre de la ville, a montré le vif intérêt de celles-ci. Une lettre a été adressée aux parents des enfants. Elle est aussi disponible en turc, en arabe et en serbo-croate, afin que les enfants des minorités étrangères puissent également bénéficier du projet « un Senior pour un junior ».