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S’il n’aime pas son environnement
scolaire, il ne pourra jamais utiliser
ses capacités intellectuelles,
fussent-elles immenses. Vous me répondrez
que l’on ne peut pas toujours avoir
ce que l’on veut ! Bien sûr,
surtout lorsqu’il s’agit de
l’école. Par moment il faut
bien accepter les contraintes. Mais il
y a différentes façons de
les accepter. Soit vous avez une perception
positive et vous faites de cette contrainte
un défi (c’est un mal pour
un bien). Soit vous avez une perception
négative, voire très négative,
et là, le cercle vicieux se met
en marche.
Les choses deviennent un véritable
calvaire. L’état d’esprit
de la personne devient totalement négatif.
Que pensez-vous qu’il advienne des
résultats scolaires ou universitaires
? Ils ne peuvent qu’être mauvais.
A cela s’ajoute le poison du sentiment
d’être nul, de se sentir nul
par rapport aux autres surtout. Le piège
de la comparaison finit par mettre fin
à toute volonté.
Rappelez-vous Albert Einstein. Il n’aimait
pas l’école lui non plus
car il trouvait qu’il y avait trop
de contraintes, trop de choses inutiles.
Il n’aimait pas les matières
littéraires, ce qui se reflétait
bien dans ses résultats. Par contre
il aimait beaucoup la physique, son oncle
y était pour quelque chose. Il
éprouvait un immense plaisir à
déchiffrer les lois de la nature,
à étudier les avancées
scientifiques. Finalement, il a détourné
la contrainte de l’école
à son avantage : il préférait
travailler chez lui et rêvasser
à l’école. D’ailleurs
son aversion pour le système scolaire
a bien failli le dégoûter
de la physique et le pousser à
abandonner la poursuite de ses études.
Bien sûr, l’école est
ce qu’elle est. Je ne dis pas que
l’école est une source de
démotivation. Seulement que la
principale difficulté pour les
jeunes est qu’ils ne savent pas
modifier leur perception de l’école.
Elle devient une corvée plutôt
qu’une chance. Les jeunes éprouvent
de l’ennui plutôt que du plaisir.
Comment faire alors ? Ce n’est pas
à l’enseignant de prendre
à 100% la responsabilité
de la motivation de ses élèves.
L’élève doit aussi
en assumer une grande part. Il est bien
admis dans la profession que vous ne pouvez
pas aider quelqu’un qui ne veut
pas se prendre en charge lui-même.
Dans la lutte contre l’échec
scolaire, la clef est d’aider l’élève
à changer sa perception de ses
capacités, sa perception de l’école.
C’est ainsi que vous pourrez changer
son l’état d’esprit.
Je vous l’accorde, passer d’un
cercle vicieux (état d’esprit
négatif – résultat
mauvais) au cercle vertueux (état
d’esprit positif – bon résultat)
n’a rien de facile.
Cependant si vous êtes un parent,
un professeur ou un formateur, le fait
de montrer à votre enfant ou à
votre élève qu’il
apprend différemment que les autres,
et qu’il a la même capacité
d’intelligence, cela suffit bien
souvent à lui modifier sa perception.
Définissez ensuite son profil d’apprentissage,
ce qui renforcera certainement cette nouvelle
vision positive de l’école
ou de sa formation. Les élèves
qui sont démotivés, qui
ne s’intéressent pas à
l’école ont simplement une
vision qui les démotive, en tout
cas qui ne les engage pas à travailler.
Il appartient alors aux parents et aux
professeurs de donner une perception motivante
de leur matière ou de l’école.
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