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Le
processus de mémorisation, de créativité,
se ralentit voire même se bloque.
Par contre, en état de confiance
ou lorsqu’il y a du plaisir dans
ce que l’on fait, l’agilité
intellectuelle est beaucoup plus grande,
ce qui augmente singulièrement
les chances d’atteindre ses objectifs.
Et c'est comme cela que font, plus ou
moins inconsciemment les élèves
en réussite scolaire. Bien sûr
la réussite scolaire ne se résume
pas uniquement à cela.
Par
exemple, ne vous est-il jamais arrivé
de sécher durant un devoir surveillé
ou un examen alors que vous aviez vraiment
préparé l’épreuve?
Vous connaissiez votre sujet sur le bout
des doigts ! Mais vous ne vous souvenez
plus de rien ! Dépité, vous
rendez votre copie et, au moment de quitter
la salle, tout vous revient en mémoire,
et vous découvrez que ce devoir,
cet examen, était finalement très
facile. Et là subitement, les solutions
vous apparaissent évidentes. Que
s’est-il passé ? Vous n‘avez
pourtant rien fait sauf de quitter la
salle !
En fait, votre état d’esprit
a changé ou plutôt vous l’avez
changé inconsciemment : du moment
que vous rendez votre copie, c’est
derrière vous, vous pensez à
vous reposer, vous êtes détendu.
C’est fini ! Votre état d’esprit
a changé, vous n’êtes
plus dans un état de stress. C’est
ce qui explique que l’on réussit
des choses sans vraiment s’y attendre
ou que l’on en échoue d’autres
alors que l’on a pourtant beaucoup
travaillé.
Parfois
on veut tellement une chose que l’on
se met tout seul dans un état de
tension, un état d’esprit
négatif et on aboutit à
l’échec. N’a t-on pas
tous, plus ou moins, connu cela au moment
de l’examen du permis de conduire
par exemple?
C’est
la raison pour laquelle le plaisir dans
ce que l’on apprend, dans ce que
l’on entreprend, est fondamental.
C’est le plaisir, la motivation
qui pousse un sportif de haut niveau à
s’entraîner durement et à
continuer. Dans le cas contraire il s’arrêtera.
Ceux qui sont en réussite scolaire,
travaillent plus car il y a chez eux une
notion de plaisir.
C’est
la raison pour laquelle il est préférable
de travailler lorsque l’on est dans
une bonne disposition d’esprit.
Donc, plutôt que de rester cantonné
chez soi, il est parfois bien mieux de
sortir, de s’aérer. En perdant
un peu de temps finalement on en gagne.
Au lieu de passer 3 heures sur un exercice,
le fait de voir un ami, de faire une promenade
durant 2 heures ou un après-midi
vous permettra de trouver la solution
en 5 minutes et de ne passer qu’une
petite heure sur le problème.
Je me souviens d’une amie qui faisait
des études de droit pour devenir
juge. Elle achevait sa dernière
année à l’école
de la magistrature à Berlin. Elle
avait travaillé d’arrache-pied
durant une bonne année pour préparer
son concours réputé difficile.
Elle n’avait pas bouclé son
programme et il ne lui restait plus que
15 jours disponibles pour réviser
et préparer ce concours. Elle se
trouvait dans un stress intense car elle
avait le sentiment de ne pas avoir assez
travaillé. Apparemment ce n’était
pas du tout une imagination de l’esprit
car elle ne connaissait pas tout le programme.
Et plus rien ne rentrait dans sa mémoire.
Bref,
elle se trouvait face à une «
quasi-panne de cerveau ». Puisque
manifestement il était inutile
de persister et de perdre son temps, elle
décida de partir une semaine en
vacances à la montagne. Cette coupure,
et son séjour dans la nature, lui
changèrent son état d’esprit.
De retour, elle mit à profit sa
dernière semaine et, à sa
grande surprise, elle réussit son
concours (en ayant pourtant le sentiment
amer d’avoir raté l’épreuve).
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Une
question de perception
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