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Au
moment de se lancer dans certains
apprentissages certaines personnes
sont soudain paralysées par
le doute ou le découragement
. Elles répètent à
tout propos « C’est
trop dur pour moi… »,
« J’y arriverai jamais
! » etc. Elles sont souvent
victimes de quelques « vraies
fausses idées » qui
les empêchent d’aller
de l’avant et de réussir
en utilisant au mieux leur potentiel.
En effet, dans le domaine des apprentissages
chacun pense savoir mieux que tout
le monde ce qu’il faut faire
pour apprendre et s’empresse
de dispenser largement ses conseils.
Ces recommandations se montrent
parfois utiles dans certaines circonstances,
mais se révèlent malheureusement
inopérantes en d’autres
occasions. Ceux qui les acceptent
comme vérités premières
et les suivent à la lettre
se trouvent alors en difficulté.
Voici dix « vraies-fausses
idées » qui peuvent
constituer des freins puissants
pour ceux qui veulent réussir
à apprendre mieux.
;;;;•
1.
«
Avec de la volonté, on peut réussir
dans tous les domaines : Celui qui
veut peut ! »
Cette
maxime, héritage des discours
moralisateurs en vogue autrefois,
n’est plus de mise aujourd’hui.
Nos connaissances sur le cerveau
et les différences individuelles
rendent cette affirmation obsolète.
La volonté peut certes faire
des miracles mais elle ne peut pas
tout. Chacun de nous a un domaine
dans lequel il est un peu «
illettré »malgré
lui. S’acharner pour y réussir
est souvent vain et contre performant.
Il vaut mieux pratiquer le «
lâcher prise » et «
faire son deuil » de façon
intelligente et constructive en
élaborant une stratégie
efficace qui consiste à faire
le nécessaire pour ne pas
se démotiver ni perdre pied.
Il est bon de mobiliser son énergie
de façon à atteindre
l’excellence dans ses points
forts pour compenser les faibles
résultats obtenus - comme
prévu - dans la matière
ou le domaine de son incompétence.
;;;;;•
2.
Il faut arriver à élucider les raisons
profondes de nos blocages pour arriver
à apprendre mieux.
La
découverte des origines de
certains blocages libère
une formidable énergie et
redonne à certains le goût
et l’ardeur pour apprendre…mais
il ne faut cependant pas se leurrer
: certains blocages sont le résultat
de situations si complexes qu’il
est impossible de les démêler
et d’autres, dont on retrouve
facilement l’origine, ne permettent
pas mieux de déclencher le
désir d’apprendre.
En s’employant à raviver
les souvenirs du passé, à
découvrir les origines lointaines
de ses contre performances, on entretient
souvent la rancœur et le désir
de vengeance vis à vis de
ses parents ou de ses enseignants
tout en justifiant sa passivité
et son incapacité à
changer . C’est pourquoi il
vaut mieux se demander comment et
quoi faire pour réussir à
apprendre mieux malgré les
blocages hérités du
passé en se tournant résolument
vers le présent pour préparer
le futur, car c’est là
que réside l’important
!
;;;;;•
3.
Le stress est le plus grand ennemi
de celui qui veut apprendre
Il
n’est pas question de nier
ici l’influence nocive du
stress sur les démarches
d’apprentissage. Chacun sait
qu’il est capable de générer
de graves difficultés de
mémorisation et des défaillances
de réflexion. Mais il est
bon de savoir que l’absence
de stress nuit aussi profondément
aux apprentissages que l’excès
d’anxiété. Le
stress est un bienfaiteur qui nous
permet de mobiliser l’énergie
nécessaire et suffisante
pour mener à bien ce que
l’on entreprend.
En matière de stress tout
est question de dosage : Le sur-stress
provoque le « burn out »,
tension insupportable qui détruit
notre organisme… le sous-stress
déclenche le « bore
out » (ou l’ennui) qui
nous consume tout autant par absence
de stimuli… tandis que le
bon stress assure la juste tension
qui permet de mobiliser tout son
être pour atteindre le but
recherché : il s’obtient
en se donnant un projet qui corresponde
à ses capacités, ses
goûts et ses performances
et en se lançant des défis
faciles à relever.

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Dossier
: Marie Joseph Chalvin |