Communication efficace, force de persuasion et séduction (Partie 1)
Rappelons que le non verbal représente 90% de la communication efficace. Déterminant dans le processus de séduction, nous avons interrogé le meilleur sur le sujet.
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;;;;;•Les grands
séducteurs
D'une
façon générale, la séduction dans ce qu'elle a de plus noble et impressionnant
est le plus souvent présentée comme une entreprise masculine plutôt que
féminine.
On peut citer les
noms de quelques grands séducteurs masculins qui marquent le souvenir collectif
: Giacomo Casanova, Don Juan, Solal dans le roman d'Albert Cohen, Belle du
Seigneur, ou encore James Bond. Le caractère fictif des trois derniers
personnages est un indice important. Il souligne le fait que la séduction est un
processus extrêmement difficile à appréhender, le charme qu'un individu dégage
étant volontiers entendu comme hautement subjectif. Il montre par ailleurs
qu'auteurs et cinéastes ont usé et abusé de la figure du séducteur dans leurs
œuvres.
Ainsi, il existe
clairement une résistance du sens commun à l'investigation scientifique d'un
domaine que le romantisme a chargé de référents clairs et de mythes puissants,
comme le coup de foudre par exemple. Les perspectives doivent tout de même être
exposées.
;;;;;•La séduction,
tractation silencieuse
Avant tout
approfondissement, il semble important de souligner que le comportement de
séduction - hétérosexuelle et ciblée, s'entend - diffère d'un sexe à
l'autre.
Si, chez l'homme,
séduire est une démarche active, demandant un ensemble d'efforts et de prises
d'initiatives de sa part, on remarque que dans les sociétés encore marquées par
le patriarcat, toute tentative de séduire chez la femme est régulièrement
assimilée à une forme d'incitation à la débauche. Pour cette raison, la part de
la femme dans le phénomène de la séduction prend une tournure plus passive,
fondée sur la mise en valeur de ses atouts et l'émission de signes dits
d'intérêt. L'attirance exercée par une femme est alors le plus souvent assimilée
à son charme : on peut considérer cela comme une forme de séduction passive ou
indirecte.
Ces signes
d'intérêt, pouvant prendre différentes formes, et émis plus ou moins
consciemment, jouent le rôle de "feux de signalisation" passant du rouge au vert
: leur rôle est de signifier à l'homme qu'il peut établir le contact et
poursuivre ses efforts. Le processus de séduction classique peut alors être
envisagé comme la réponse d'un homme aux invitations d'approches et aux signes
d'intérêts qu'il perçoit - à tort ou à raison, selon ses facultés de perception
et d'interprétation.