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Des
chercheurs de l'lnserm, de l'Equipe "Epidémiologie de la nutrition et des
comportements alimentaires" dirigée par Pascale Barberger-Gateau au sein du
Centre de Recherche Inserm U897 "Epidémiologie et biostatistique", montrent
qu'un taux sanguin élevé d'un acide gras oméga 3 à longue chaîne appelé EPA
(acide eicosapentaénoïque) est associé à une moindre fréquence des symptômes
dépressifs chez les personnes âgées. Cette étude a inclus plus de 1300
personnes.
Les
acides gras oméga 3 à longue chaîne sont essentiels car l'organisme ne sait les
fabriquer qu'en quantité limitée à partir de leurs précurseurs apportés par les
huiles végétales (huile de colza, noix et soja). Ils sont présents en grande
quantité dans les poissons gras (saumon, thon, maquereau, sardine...). Cette
étude est publiée dans l'American Journal of Clinical Nutrition du 13 mai
2008.
;;;;;• Etudier l'impact du statut nutritionnel en acides gras et
anti-oxydants
Les
symptômes dépressifs sont communément observés chez les personnes âgées et
certains facteurs nutritionnels ont été proposés comme des déterminants
protecteurs potentiels de ces symptômes. L'objectif du projet de recherche
coordonné par Pascale Barberger-Gateau, est d'étudier l'impact du statut
nutritionnel en acides gras et anti-oxydants sur le vieillissement cérébral
(démence, déclin cognitif, troubles de l'humeur) chez les personnes âgées. Dans
leur étude, les chercheurs de l'Inserm ont donc souhaité étudier la corrélation
éventuelle entre la teneur sanguine en acides gras et le niveau de la
symptomatologie dépressive.
Parmi
les personnes suivies à Bordeaux dans le cadre de la cohorte des 3 Cités (1),
1390 individus âgés en moyenne de 75 ans ont accepté de se soumettre à une prise
de sang. Des chercheurs de l'unité Inserm 876 ont mesuré pour chacun d'entre eux
le profil en 12 acides gras dans le plasma. Puis des questionnaires, menés par
des psychologues, ont eu pour but d'identifier l'existence d'antécédents
dépressifs et leur degré de sévérité.
;;;;;• l'EPA ou acide eicosapentaénoïque
Au vu
des résultats, un acide gras oméga 3 particulier a retenu l'attention des
chercheurs : l'EPA ou acide eicosapentaénoïque. Celui-ci est, en effet, présent
en plus faible concentration chez les individus souffrant de dépression alors
que des taux élevés sont retrouvés pour les volontaires sans aucun problème
dépressif. En d'autres termes, de forts taux d'EPA semblent associés à une
moindre fréquence des symptômes dépressifs.
De plus,
dans le groupe de personnes suivant un traitement antidépresseur, une teneur
sanguine élevée d'EPA est inversement proportionnelle à la sévérité des
symptômes dépressifs. De fort taux d'EPA semblent donc aussi être associés à une
moindre sévérité de ces symptômes chez les personnes âgées.
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Par K.S
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