En moyenne dans l'ensemble des pays de l'OCDE aujourd'hui, un jeune adulte sur deux entreprendra des études de niveau universitaire ou équivalent au cours de sa vie En moyenne, 32 % des jeunes obtiennent un premier diplôme universitaire mais cette proportion va de moins de 20 % en Allemagne, en Autriche, en République tchèque et en Suède à 45 % en Australie et en Finlande.
Presque tous les pays de l'OCDE ont vu le niveau de formation de leur population progresser au cours des dix dernières années et dans certains d'entre eux, cette évolution a été spectaculaire. Entre 1995 et 2002, les inscriptions dans l'enseignement supérieur, c'est à dire à la fois l'enseignement universitaire et l'enseignement professionnel de haut niveau, ont augmenté de plus de 50 % en Corée, en Grèce, en Hongrie, en Islande, en Pologne et dans la République tchèque, et de plus de 20 % en Australie, en Espagne, en Finlande, en Irlande, au Mexique, au Portugal, au Royaume-Uni et en Suède. Seules l'Autriche, la France et l'Allemagne n'ont pas suivi cette tendance, principalement par ce que l'augmentation des taux d'inscription n'est pas parvenue à compenser le déclin démographique dans ces pays.
Cependant, dans huit pays de l'OCDE, 20 % ou plus des 20-24 ans sont titulaires au mieux d'un diplôme du premier cycle de l'enseignement secondaire et ne suivent pas d'études. C'est le Mexique qui se trouve dans la situation la moins favorable : 70 % des personnes dans ce groupe d'âge ont un niveau d'instruction égal ou inférieur au premier cycle de l'enseignement secondaire, il est suivi par la Turquie (56 %), le Portugal (47 %), l'Espagne (32 %), l'Islande (29 %), l'Italie (25 %), les Pays-Bas (21 %) et le Luxembourg (20 %). Dans 19 pays sur 27 pour lesquels il existe des statistiques, les jeunes gens sont plus nombreux que les jeunes filles à avoir un faible niveau de formation et ce phénomène est particulièrement marqué en Espagne, en Grèce, en Irlande, en Islande, en Italie et au Portugal.
En général, les diplômés de l'enseignement supérieur gagnent nettement plus que les titulaires d'un diplôme de fin d'études secondaires. L'écart en leur faveur est en moyenne de 86 % aux Etats-Unis et de plus de 100 % en Hongrie. A l'autre extrémité du spectre, la différence est moindre : au Danemark les diplômés de l'enseignement supérieur gagnent en moyenne 25 % de plus que les autres et en Espagne, 29 % Les chances de trouver un emploi sont aussi meilleures: en moyenne dans les pays de l'OCDE, environ 89 % des hommes et 78 % des femmes titulaires d'un diplôme universitaire travaillent contre environ 84 % des hommes et 63 % des femmes ayant une formation de niveau secondaire.
Comme le montre pour la première fois de nouvelles données, la hausse du niveau de formation supérieure dans la population ne semble pas d'une manière générale avoir entraîner une décote des diplômes sur le marché du travail. Au contraire, parmi les pays où la part des 25-64 ans ayant un diplôme de l'enseignement supérieur a augmenté de plus de 5 points de pourcentage depuis 1995 - à savoir l'Australie, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, la France, l'Islande, l'Irlande, le Japon, la Corée, l'Espagne et le Royaume-Uni. La plupart ont enregistré une baisse du chômage des diplômés de l'enseignement supérieur et une progression de l'avantage économique dû au diplôme au cours des dix dernières années.
En Australie, en Allemagne, au Canada, en Hongrie, en Irlande et au Royaume-Uni, l'avantage que procure un diplôme d'enseignement supérieur sur le plan des revenus a connu une progression de l'ordre de 6 à 14 points de pourcentage entre 1997 et 2001. Parmi les 15 pays pour lesquels on dispose de données comparables, 3 seulement ont vu cet avantage reculer par rapport aux diplômes du deuxième cycle de l'enseignement secondaire : la Nouvelle-Zélande (-15 points de pourcentage), la Norvège (-3 points de pourcentage) et l'Espagne (-20 points de pourcentage).