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C’est Benjamin qui a décidé de passer quand même en terminale car sa mère, elle, ne savait plus quoi faire. Il a choisi en connaissance de cause de passer en terminale S, alors qu’il préfère les lettres car sa sœur aînée et sa mère ont obtenu un bac scientifique. Ce sont les premières informations sur l’élève et son entourage familial.
;;;;• Son objectif est d’avoir le rattrapage du bac ! C’est l’objectif du coaching.
Les sorties avec les copains sont indispensables et il n’est pas question pour Benjamin de s’en passer. Il est important que Benjamin tienne compte de ses besoins. En dialoguant avec son coach, il expose une première idée (stratégie) pour rattraper son retard.
Bien conscient qu’il aura du mal à réussir son bac du premier coup et que l’ambiance familiale sera exécrable, il a choisi de sa propre initiative de travailler pendant les vacances les matières de rattrapage à savoir, sciences, maths, physique, chimie. C’est un premier plan de travail. Le fait d’avoir un coach a limité son sentiment de se sentir dépassé.
Après s’être accordé un WE de vacances, il a organisé son temps, le temps de ses vacances en tenant compte de son premier besoin : les sorties avec les copains, quelquefois le soir et la nuit du samedi au dimanche et le temps du travail scolaire : ce qui lui était possible et tenable. C’est sa deuxième stratégie.
Un bilan sur le travail à rattraper a été fait et à partir de celui-ci, Benjamin a organisé son programme. Il a commencé par les chapitres les plus faciles pour lui et a aménagé ses révisions jour après jour. Il a tenu.
Ce qui fut sa première surprise. Il pouvait de plus même dormir tout son soul le dimanche matin.
Les programmes de sciences, physique, chimie ont été revus progressivement et un professeur de mathématiques l’aidera pour les chapitres qu’il n’arrivait pas à revoir seul.
;;;;• Benjamin a senti son angoisse diminuer même s’il ressentait encore un petit fond d’inquiétude.
Benjamin a senti son angoisse diminuer même s’il ressentait encore un petit fond d’inquiétude. Il a pris conscience qu’il pouvait maîtriser son temps et a appris à le gérer. Il a pu se discipliner et dire non à plusieurs reprises aux sollicitations de ses copains. Une séance de coaching scolaire par semaine, à la demande des parents de Benjamin d’abord, de Benjamin ensuite, a rassuré la famille.
Ces séances de coaching scolaire ont amélioré des relations qui s’étaient tendues. Le coach, ne serait-ce que par sa présence régulière a permis, le plus souvent de manière indirecte, de rétablir le dialogue voire la confiance. Il a servi de tiers débloquant les tensions par ses explications.
On était dans un système et dans un climat de déception (le redoublement proposé), d’angoisse (comment stopper cet échec scolaire et adopter un comportement différent), de rejet mutuel (adolescent/parents). Toute la famille s’est sentie d’abord soulagée puis dynamisée à la fin du coaching. Quant à Benjamin, il avait retrouvé fierté, assurance et …sourire.
Dossier : Claire Bernard - Coach certifiée HEC
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