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Le cerveau sert
avant tout à permettre à l’organisme d’agir dans un environnement afin d’assurer
sa survie. Or cet environnement est changeant et nos gestes doivent constamment
s’y adapter. Pour apprendre un nouveau geste, on doit le répéter un certain
nombre de fois afin de l’encoder dans sa mémoire procédurale. C’est ce qu’on
appelle couramment l’entraînement ou la pratique.
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Apprentissage et la répétition
mentale
Mais il existe une
autre façon d’améliorer l’exécution d’un mouvement une fois que la gestuelle
générale a été mémorisée : la simple répétition mentale du mouvement. Ce
procédé, que l’on nomme « imagerie mentale », est couramment utilisé par les
athlètes de haut niveau pour aller chercher les précieuses fractions de secondes
au fil d’arrivée. Les skieurs de descente répètent ainsi mentalement tout le
trajet de leur course avant d'amorcer leur descente. Ils perçoivent chaque
virage, sentent leur corps à chaque bosse et effectuent mentalement les
changements de direction appropriés.
Une personne qui
s’imagine ainsi en train de faire un mouvement active les mêmes représentations
cérébrales que celles qui sont liées à la préparation et au contrôle de cette
action. Plusieurs expériences nous permettent en effet de penser que lorsqu’on
imagine une action et lorsqu’on exécute réellement la même action, les régions
cérébrales impliquées sont très similaires.
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Le concept d’imagerie
motrice
Le rôle de
l’imagerie mentale dans l’amélioration de la performance motrice et
l’apprentissage du mouvement n’est plus mis en doute. Les travaux actuels
s’attachent maintenant à identifier les déterminants de son efficacité. On a
ainsi montré que les progrès sont plus marqués chez les gens qui ont une
meilleure capacité à générer des images mentales. Ils le sont également lorsque
la pratique réel du mouvement a précédé le travail mental.
Le concept
d’imagerie motrice s’étend aussi aux modalités sensorielles : vivre une
expérience sensorielle quelconque et se la représenter par la suite mentalement
produit une activité cérébrale similaire en terme de localisation et
d’intensité. L’activité du cerveau influençant constamment le corps et vice
versa, toute expérience vécu a un effet donné sur le corps, et le fait de la
visualiser à nouveau engendrerait un activité semblable qui aurait des effets
comparables sur le système endocrinien, immunitaire, etc.
De façon très
générale, on peut donc considérer la visualisation comme une forme
d’auto-suggestion ou d’auto-hypnose qui, en générant des émotions, peut avoir un
effet physiologique bénéfique sur le corps. Les mécanismes précis de cette
interaction sont encore mal connus, mais de nombreuses études ont pu en
démontrer les effets physiologiques réels.
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Qu’est-ce que le temps de réaction
?
Le temps de réaction
correspond au délai compris entre un signal et le début du mouvement qui y
répond. C'est le gardien de but qui arrête un tir foudroyant ou la main qui
rattrape le vase que l'on vient d'accrocher. Dans ces situations, on parle
souvent de bons réflexes, ce qui n'est pas vraiment le cas car un réflexe est
une réaction involontaire et stéréotypée, alors que ces gestes au temps de
réaction très courts sont volontaires et adaptés à la situation.
Dossier / Texte : Bruno Dubuc Le cerveau à tous les niveaux
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