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;;;;;• Développement durable : plus vert, tu meurs !
C'est le nouveau thème à la mode dans les écoles de management. Si l'on ne peut que se réjouir que nos futurs managers soient sensibilisés aux enjeux pour l'environnement, force est de constater que les débouchés professionnels sont plutôt limités en ce domaine. Pourtant, les écoles tiennent absolument à donner des cours de «développement durable» à leurs étudiants. A Bordeaux, l'école de management BEM en a fait l'un de ses axes forts : chaire, cours spécifiques dès la première année d'étude, séminaires, cas pédagogiques…A Dijon, on fait davantage dans le social. Depuis 2006, l'école a une chaire « Responsabilité Sociétale des Entreprises ». A l'avenir, l'ESC bourguignonne veut intégrer la « responsabilité sociale dans la stratégie de l'école, dans (son) identité et (sa) notoriété (…) et la décliner dans l'ensemble de (ses) comportements quotidiens » !
Autre tendance populaire dans les business schools : adhérer au « Global compact » de l'ONU (droits de l'Homme, environnement, normes de travail, lutte contre la corruption). C'est ce qu'ont fait l'Escem, l'Essec, l'Insead, l'Inseec, l'Edhec, l'EM Lyon, l'ESC Rouen et dix autres écoles de commerce françaises.
;;;;;• La recherche : rattrapage général
S'il y a un domaine où les docteurs sont sollicités en ce moment, c'est bien dans les disciplines du management. Les écoles de commerce sont toutes à la recherche de nouveaux professeurs aptes à mener des recherches, capables si possible de se distinguer par leurs travaux et surtout de les rédiger en anglais. La puissante EM Lyon vient, par exemple, de recruter dix nouveaux professeurs, dont huit étrangers, en cette rentrée 2007. Ce qui porte sa faculté permanente à 110 membres.
Il y a dix ans à peine, les écoles de commerce ne juraient que par les intervenants professionnels. Que s'est-il passé ? Entre-temps elles ont réalisé que la production scientifique était l'un des principaux critères de classement à l'international. Comme ces établissements n'ont pas les deux pieds dans le même sabot, ils ont réagi très vite. Et sont en train d'investir massivement pour rattraper leur retard. A l'ESC Dijon, on définit désormais la recherche comme « une activité essentielle ». L'école veut renforcer ses coopérations avec l'université de Bourgogne et se « donner une visibilité académique par l'organisation de conférences académiques internationales ».
;;;;;• Pédagogie : où est passé le menu ?
On a supprimé le menu, les cours sont maintenant proposés à la carte : cursus en anglais, cours à la demande, développement personnel….la tendance est à la flexibilité. À Bordeaux, l'école de management propose aux étudiants de planifier leurs examens et de ne les présenter que lorsqu'ils se sentent prêts. Les écoles du consortium Ecricome (BEM, Euromed, ICN, ESC Reims, ESC Rouen, ESC Toulouse et Escem) ont pris une initiative originale : chaque école du groupement accueillera des étudiants des autres établissements partenaires dans ses majeures de spécialisation. De quoi démultiplier les parcours possibles pour les élèves. Peut-être effrayés par leur propre audace, les établissements en question ont toutefois décidé de limiter l'initiative à…deux étudiants par école.
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Texte: Pierre-Alban Pillet - Observatoire Boivigny

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