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;;;;;• Classement : tout le monde dans le top-25 !
Enhardies par les rankings plutôt flatteurs du Financial Times, les écoles françaises n'hésitent plus à viser une place de choix sur les plus hautes marches du podium européen. À BEM (ex-sup de co Bordeaux), on veut ainsi figurer « parmi les vingt meilleures européennes » d'ici à 2010. A Rouen, l'ESC se laisse jusqu'à 2012 pour figurer parmi « les 25 premières institutions européennes ». De son côté, l'EM Lyon veut s'installer « de manière pérenne dans le Top 10 des Business Schools européennes à l'horizon 2012 ». En Bourgogne, l'ESC Dijon souhaite « être durablement reconnu dans le paysage européen comme un acteur académique majeur du management entrepreneurial» d'ici à 2012 (et accessoirement faire partie des dix premières écoles françaises). Au Ceram, enfin, on veut « intégrer le Top 25 des grands rankings internationaux de Business Schools ». Bref, la compétition va être rude.
;;;;;• Effectifs : big is beautiful
Il n'est plus question pour les écoles de pratiquer un malthusianisme d'un autre temps. Elles veulent maintenant grossir, en attirant davantage d'étudiants étrangers, en multipliant les programmes à tous les niveaux et en élargissant leur recrutement à des profils plus diversifiés.
L'école BEM vise 3000 étudiants d'ici à 2010, contre 2200 aujourd'hui (+36%). Le groupe ESC Rouen compte sur 3800 élèves dans cinq ans, contre 2600 aujourd'hui (+46%). Enfin, le Ceram entend tout simplement doubler sa capacité d'accueil d'ici à 2012 (grâce notamment à l'ouverture début 2008 d'un campus à Paris et à de nouvelles implantations internationales). L'école de Sophia-Antipolis atteindrait alors 4000 étudiants.
;;;;;• International : c'est une évidence
Il n'est plus une école qui ne se dise internationale. De HEC à l'Ecole de Gestion et de Commerce de La Roche sur Yon (Vendée), on propose une formation ouverte sur le monde, et en anglais de préférence. A Lyon, l'école de management a carrément ouvert un campus délocalisé en Chine et ambitionne d'y faire étudier la totalité de ses étudiants pendant au moins un semestre ! A l'ESC Rennes, on souhaite dès la rentrée prochaine rendre obligatoire le passage des élèves par « trois zones géographiques différentes » au cours de leurs études.
;;;;;• Les accréditations : trois fois oui
Equis, AACSB, AMBA : les écoles n'aspirent plus à obtenir l'une de ces accréditations, mais deux, voire les trois ! Pour faire partie des écoles qui comptent, il faut maintenant la triple couronne, pensent les directeurs. Et quand elles l'auront toutes ?
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Texte: Pierre-Alban Pillet - Observatoire Boivigny

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