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L’important est de prendre conscience
que chacun a sa propre manière
de comprendre, et surtout de savoir comment
on apprend le mieux et de ne pas s'enfermer
dans une situation d'échec ou d'échec
scolaire.
Saviez-vous par exemple qu’Albert
Einstein n’aimait pas l’école
? Il préférait apprendre
à sa manière dans son coin,
ce qui faisait de lui un solitaire, quelqu’un
d’un peu marginal. Son attitude
exaspérait d’ailleurs ses
professeurs. Etait-il un provocateur ?
Rien de tout cela, simplement dans sa
jeunesse il a eu le génie (déjà
!) de comprendre qu’il apprenait
différemment, et a décidé
de travailler de la meilleure façon
qui soit pour lui. Et il avait d’excellents
résultats en maths et en physique,
même s’il était un
peu « à la traîne »
dans les autres matières.
En
ce qui me concerne, mon professeur de
biologie m’avait montré par
exemple qu’il était important
pour moi de comprendre le « pourquoi
des choses ». Qu’il était
inutile de prendre des notes si je n’étais
pas à 100% sûr de comprendre
ce que j’écrivais. Il me
conseilla plutôt de bien écouter
en cours, de ne pas hésiter à
l’interrompre si quoi que ce soit
n’était pas clair. À
la maison je devais passer mon temps à
savoir le pourquoi des choses.
Par
exemple, pour une formule mathématique,
plutôt que de l’apprendre
aveuglément, mon travail était
d’en comprendre l’esprit et
pourquoi elle était écrite
de cette façon. Il ne tiendrait
pas compte non plus des devoirs que je
n’avais pas pu finir, du fait de
ce petit exercice supplémentaire.
Il s’est entendu avec mon prof de
maths qui employa le même procédé
avec moi.
Revenons à mon élève
de Première en situation d'éche
scolaire que j'avais en cours particulier.
J’étais surpris à
quel point ce lycéen doutait de
tout et notamment de lui. A chaque exercice
il me disait : « Je trouve ça,
mais c’est faux de toute façon
».
Je lui ai montré qu’il savait
très bien raisonner et qu’il
était capable de résoudre
des problèmes assez complexes.
Cela a suffit à lui redonner confiance,
et à l’issue de 2 séances
de cours particuliers, il a réussi
à avoir des notes plus que satisfaisantes
non seulement en économie mais
aussi dans les autres matières.
Mon professeur de biologie m’a aussi
montré que j’avais un système
d’apprentissage différent
des autres élèves de ma
classe. Il fallait que j’en prenne
conscience et le faire respecter et d'arrêter
de me coller à moi même l'étiquette
de garçon en échec scolaire.
Finalement, devenir un bon élève,
cela peut tenir parfois à peu de
chose. Et je suis convaincu que vouloir
accuser les enseignants, les formateurs,
montrer du doigt un système ou
de s’en remettre à la fatalité
n’amène à rien et
c’est se tromper de problème.
La clef est de s’interroger sur
sa méthode d’apprentissage,
savoir si elle est appropriée,
et comment les professeurs peuvent apporter
leur aide.
Identifiez vos profils d’apprentissage
(voir la rubrique suivante) et découvrez
comment vous pourriez apprendre efficacement.
Ne vous laissez plus déstabiliser
parce que d’autres comprennent plus
vite ou ont de meilleurs résultats
que vous. Si vous êtes un enseignant,
un formateur ou un parent, essayez de
vous adapter au profil d’apprentissage
de vos élèves, de vos enfants
ou encore de vos étudiants. Et
retenez une chose : l'échec scolaire
a peu de chose à voir avec la fatalité
ou avec une situation génétique
quelconque.
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aperçu des 7 profils d’apprentissage
et méthode pour apprendre
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