Chaque
établissement devrait trouver
l’équilibre entre enseignement,
recherche et innovation convenant
le mieux à son rôle
dans sa région ou son pays,
selon une démarche nécessairement
différenciée. Le but
est d'offrir aux universités
un cadre leur permettant, à
l’ère de la mondialisation,
de renforcer leur poids dans la
société et l’économie
de la connaissance. L'ambition première
est naturellement que les universités
atteignent un niveau d'excellence
dans leurs activités d’enseignement
et de recherche.
Les
propositions avancées aujourd’hui
par la Commission consistent entre
autres à :
- accroître
la proportion de diplômés
passant au moins un semestre à
l’étranger ou dans
l’industrie ;
- permettre aux étudiants
désireux d’étudier
ou de faire de la recherche dans
l’UE de bénéficier
de bourses ou prêts nationaux
;
-
aligner les procédures de
reconnaissance des qualifications
universitaires sur celles applicables
aux qualifications professionnelles
et à faciliter la reconnaissance
des diplômes européens
en dehors de l'UE ;
-
introduire dans la carrière
des chercheurs une formation dans
les domaines de la gestion de la
propriété intellectuelle,
de la communication, de la connexion
en réseau, de l’entrepreneuriat
et du travail en équipe ;
-
imprimer à l'enseignement
une nouvelle orientation facilitant
une plus grande participation aux
stades ultérieurs du cycle
de vie, en tenant compte des besoins
de la main-d’œuvre européenne
et en veillant à ce que les
universités puissent s’adapter
au vieillissement de la population
européenne ;
-
modifier les systèmes nationaux
de frais d’inscription aux
universités et d’aide
aux étudiants pour que les
meilleurs éléments
puissent poursuivre leurs études
supérieures et une carrière
de chercheur, quelle que soit leur
situation d’origine ;
-
mettre en place de nouveaux systèmes
de financement des universités
davantage axés sur les résultats
et conférant aux établissements
une plus grande responsabilité
vis-à-vis de leur viabilité
financière à long
terme, notamment dans le domaine
de la recherche ;
-
étendre l’autonomie
et la responsabilisation des universités
pour qu’elles puissent répondre
rapidement au changement, notamment
grâce à de nouveaux
cursus adaptés aux évolutions
récentes, à un resserrement
des liens interdisciplinaires et
à une démarche mettant
plus l’accent sur les grands
domaines de recherche (énergies
renouvelables, nanotechnologies
par exemple) que sur les disciplines.
Chaque établissement pourrait
aussi bénéficier d’une
plus grande autonomie dans le choix
de ses enseignants et chercheurs.
La
Commission est prête à
soutenir la modernisation des universités
européennes grâce,
d'une part, à un processus
d’inventaire et de partage
des bonnes pratiques et, d’autre
part, à ses programmes de
financement de l’éducation,
de la recherche et de l’innovation,
à savoir le programme d’éducation
et de formation tout au long de
la vie, le 7e programme-cadre de
recherche et de développement,
le programme pour la compétitivité
et l’innovation, et les actions
des Fonds structurels et du Fonds
de cohésion.
Texte:
Commission Européenne

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