|
Ça
commence mal ! Qu’à cela
ne tienne, Georges insiste et fait le
siège pour rentrer à l’armée
de l’air. Il use même de l’influence
de quelques connaissances de personnes
bien placées. Finalement il bénéficiera
d’un petit coup de pouce et, malgré
son inaptitude, il sera accepté
sur une base, mais seulement comme mécanicien.
C’est
déjà un pas mais l’objectif
n’est pas vraiment atteint, et Georges,
lui, veut piloter. Pourtant il devra se
satisfaire de tâches plutôt
ingrates comme les corvées de quartiers,
les transports de bidons de pétrole
et surtout regarder des jeunes de son
âge s’envoler dans leur avion.
Il ne tient plus, il ne peut rester dans
cette situation, Georges fait de nouveau
le forcing pour être pris comme
élève pilote.
.....Au
bout de quelques mois et à force
d’insistance, il parvient à
intégrer (illégalement)
un groupe de jeunes apprentis aviateurs.
Ça y est ! À 20 ans, Georges
aurait-t-il atteint son rêve? Rien
n’est moins sûr, c’est
même plutôt un cauchemar car
l’apprentissage de Georges comme
pilote est un véritable désastre.
Au
début des entraînements il
rate deux atterrissages. Il lui arrive
de casser plusieurs appareils. Les formateurs
sont excédés : Comment ce
sous-doué du manche à balai
peut-il encore rester ici ?! Face à
ses camarades il se taille la jolie réputation
de « bousilleur d’avions ».
Son moniteur en prend même peur
et crie au casse-cou : « trop de
confiance en lui, folie, veine fantastique
! ».
Devant
l’absence de tout progrès
et la quantité d’appareils
envoyés en réparation, l’avis
des instructeurs est établi : ce
garçon ne comprend décidément
rien aux rudiments du pilotage. Georges
est menacé de se faire exclure
purement et simplement de l’école
de l’Armée de l’air.
Mais la chance veut qu’un de ses
instructeurs le soutienne. Soutien insensé
pour d’autres : « Et s’il
se tue ou il tue quelqu’un ?! »,
s’inquiètent les formateurs
de l’armée.
Pourtant
même si les débuts de Georges
comme aviateur ont été très
laborieux, l’instructeur aura bien
raison : après avoir été
l’apprenti pilote cancre, Georges
Guynemer deviendra un grand as de l’aviation
française. Son sens tactique, sa
capacité exceptionnelle à
manier un avion (alors que peu de temps
avant l’Armée voulait le
renvoyer) feront de Georges Guynemer un
véritable héros durant la
première guerre mondiale et un
modèle de bravoure et de génie
pour ses compagnons d’armes. Beau
destin pour un cancre
Document sans titre
>
Voir les chapitres du livre
....>
Acheter
le livre
>
Lire la suite :
Résultat
médiocre en chimie au bac, il voulait
devenir chimiste...
|