Ces
questions et d’autres, connexes,
ont été posées
dans le cadre d’une enquête
de grande ampleur sur l’image
de l’enseignement supérieur
européen dans les pays tiers.
Avec quelque 20 000 répondants,
cette enquête est, dans son
genre, l’une des plus vastes
jamais menées. Selon l’une
de ses principales conclusions,
l’information sur les possibilités
d’études offertes par
l’Europe est clairement insuffisante.
«
L’étude montre que
l’enseignement supérieur
européen est perçu
de manière positive à
l'échelle planétaire
», a déclaré
Ján Figel’, commissaire
européen chargé de
l’éducation, de la
formation, de la culture et du multilinguisme.
« Mais elle nous dit aussi
que l’Europe doit améliorer
encore la qualité de son
enseignement supérieur, et
qu’elle doit assurer une information
plus complète et plus accessible
sur les possibilités d’études
qu’elle offre. La Commission
maintiendra son engagement à
promouvoir les systèmes d’enseignement
supérieur de l’UE,
notamment au travers d’Erasmus
Mundus, programme de l’UE
spécifiquement destiné
à améliorer la qualité
et à renforcer l’attrait
de l’enseignement supérieur
en Europe, et de Tempus, programme
de coopération avec nos pays
voisins. »
Financée par la direction
générale de l’éducation
et de la culture de la Commission
européenne, l’étude
a été réalisée
entre novembre 2004 et décembre
2005 par l’Academic Cooperation
Association (ACA)[1], prestataire
choisi par appel d’offres
ouvert.
L’étude avait pour
objet d’étudier la
manière dont l’enseignement
supérieur européen
est perçu ailleurs dans le
monde, de définir certains
messages clés en faveur d’une
« marque européenne
» dans le domaine de l’enseignement
supérieur, et de mener une
réflexion sur les moyens
de renforcer l’attrait de
l’Europe pour les étudiants.
Elle s’est appuyée
sur une vaste campagne d’enquêtes
et d’entretiens avec des étudiants
et d’autres parties intéressées,
menée dans six pays cibles
(Chine, Inde, Mexique, Brésil,
Russie et Thaïlande) ainsi
que, en ligne, au niveau mondial.
À des fins de comparaison,
des étudiants du monde entier
ont également été
interrogés aux États-Unis.
Avec quelque 20 000 répondants,
cette enquête est, dans son
genre, l’une des plus vastes
jamais menées.
Principales conclusions de l’étude
:
....
• l’Europe est considérée
comme une union sur le plan économique
et politique, mais pas du point
de vue de l’enseignement supérieur.
Dans ce domaine, la perception des
répondants se concentre sur
les différents pays du continent,
et principalement sur les plus grands
;
....
• les établissements
européens d’enseignement
supérieur jouissent d’une
image positive : les étudiants
qui sont venus en Europe ont mis
en avant la qualité élevée,
l’accessibilité et
la longue tradition des universités
européennes. Toutefois, il
ressort également de l’étude
que l’Europe est perdante
face aux États-Unis sur différents
aspects, comme l’image de
prestige des établissements,
l’acceptation des qualifications
sur le marché du travail,
ou encore le dynamisme et la capacité
d’innovation de nos universités
;
....
• les principaux facteurs
qui influencent le choix d’une
destination sont la qualité
de l’enseignement, la réputation
et le prestige de l’établissement
et des diplômes obtenus, ainsi
que l’accessibilité
économique et la sécurité
;
....
• l’immense majorité
des répondants ont évoqué
un manque d’information sur
l’enseignement supérieur
en Europe – sur les excellentes
possibilités d’études
qu’elle offre et sur les avantages
que présente le fait d’étudier
ici en comparaison d’autres
régions du monde.
Sur
la base des résultats de
l’enquête, le rapport
formule les recommandations suivantes
:
....
• il faudrait créer
une perception de l’enseignement
supérieur européen
dans son ensemble, au moyen d’une
« marque européenne
» dont les caractéristiques
seraient communes à tous
les pays européens ;
....
• il faut faire mieux connaître
hors de l’Union européenne
les possibilités d’études
offertes par l'Europe, par une politique
d’information cohérente
et menée avec conviction,
y compris la création d’un
portail web unique et convivial
;
....
• le marketing seul ne suffit
pas : l’Europe doit améliorer
son offre éducative si elle
veut devenir et rester attrayante
aux yeux des étudiants des
pays tiers.
Texte:
Commission Européenne

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