Seul
un de ces objectifs a été
atteint, à savoir l'augmentation
de 15 % du nombre d'étudiants
sortant de l'université munis
d'un diplôme en mathématiques,
sciences ou technologies. En outre,
une condition liée à
cet objectif est remplie, puisque
ces diplômés sont de
plus en plus des femmes.
Dans
trois autres domaines — l'apprentissage
tout au long de la vie, la réduction
du taux d'abandon dans l'enseignement
supérieur et à l'université,
ainsi que la proportion de diplômés
de l'enseignement secondaire supérieur
— les États membres
de l'Union ont réalisé
des progrès, même s'ils
sont encore globalement insuffisants
par rapport aux objectifs fixés.
L'Union
n'est par contre pas parvenue à
atteindre le cinquième objectif,
à savoir l'amélioration
des compétences en lecture
chez les élèves de
15 ans, et la situation s'est même
aggravée par rapport à
il y a dix ans.
De
manière générale,
le niveau de l'enseignement a progressé
en Europe. Si les personnes ayant
un faible niveau d'éducation
représentent encore 30 %
de la population en âge de
travailler, soit 77 millions de
personnes, ce nombre a toutefois
baissé de près d'un
million chaque année depuis
2000.
L'Union
européenne prône depuis
longtemps l'amélioration
de l'enseignement pour surmonter
les difficultés économiques
et sociales, et la récession
actuelle montre qu'il est urgent
de procéder à des
réformes et des investissements
dans ce domaine, selon la Commission.
D'après
un autre rapport , destiné
à évaluer la coopération
entre les États membres de
l'Union dans le domaine de l'enseignement,
l'investissement par étudiant
a augmenté à tous
les niveaux depuis 2000. On constate
toutefois un ralentissement de l'augmentation
des dépenses dans l'enseignement
supérieur. Or, les États
membres de l'Union devraient investir
chaque année en moyenne 10
000 euros de plus par étudiant
pour rattraper les États-Unis
à cet égard.
Les
objectifs en question font partie
de la «stratégie de
Lisbonne», ce plan décennal
que les dirigeants européens
on adopté en 2000 pour favoriser
la croissance et l'emploi. La Commission
publie chaque année un rapport
sur l'avancement de cette stratégie.
L'Union européenne reconsidère
les objectifs qu'elle a fixés
dans le cadre de cette stratégie,
puisque celle-ci arrive à
son terme. Au début de l'année,
les États membres ont ajouté
des objectifs relatifs à
l'éducation de la petite
enfance et à l'enseignement
postsecondaire. Ils ont également
convenu de compléter l'objectif
de lecture des élèves
de 15 ans, en y ajoutant les compétences
en mathématiques et en sciences.
Texte:
Commission Européenne

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